Les Bonbons chinois, la critique
Littérature générale décembre 3rd, 2008

Et nous voilà reparti pour les critiques que j’espère constructives en commençant par Les Bonbons chinois de Mian Mian. Ben oui vous pensiez pas que je me tournais les pouces pendant que j’étais privé d’Internet quand même? Certes j’ai assez peu lu comparé à mes habitudes, mais c’est assez normal:déjà je viens de déménager, ensuite j’ai « eu » un décès, j’ai repris le boulot et en plus j’ai un scénario de long métrage à écrire ainsi que d’autres projets. Est-il utile de préciser que j’ai aussi parfois besoin de m’abrutir le cerveau avec des jeux vidéos et autres séries américaines (sur lesquelles je reviendrai dans un autre article).
Alors donc! Mian Mian. Je ne connaissais pas du tout. C’est en allant sur l’un des intéressants blogs que j’ai mis dans mes amis que j’ai découvert ça. En général je marche comme ça d’ailleurs, à la recommandation. Et dans ce cas j’étais curieux. Culture chinoise=propagande rouge? Une révoltée, rebelle écorchée vive chinoise? C’est possible ça? Et oui, c’est possible.
Le principal intérêt du livre vient de là, la surprise. Je ne m’attendais pas à un tel récit émanant d’un pays aussi censuré que celui-là. Je ne savais d’ailleurs pas trop à quoi m’attendre… La Chine est un pays qu’on connait mal, parce qu’il y a la propagande coco et parce qu’il y a la propagande occidentale. Alors évidemment se retrouver confronter à un récit particulièrement humain, sans concession, sans angélisme et surtout… totalement sex, drug and rock n’roll… ça déstabilise un peu ça.
Les Bonbons chinois ça n’a absolument aucun rapport avec les ******ries qu’ils ont l’habitude de nous refourguer (et qu’ils consomment eux-même également d’ailleurs) pour nous empoisonner et nous piquer notre boulot ainsi que notre pognon (ce qui est de bonne guerre, somme toute). C’est tout simplement une parodie (dans le sens originel du terme, une « copie » quoi) de… Trainspotting! Mêmes thèmes, mêmes univers, mêmes sortes de personnages… en bruns. Et encore, je soupçonne fort les punks chinois de se teindre les cheveux. Oui, oui, il y a des punks en Chine, il y a aussi des camés et des putes et des groupes de rock, et toute une génération admirative de notre révolte et de notre dépravation bien occidentale.
A la lecture de ce bouquin on dirait que notre culture underground est le pire missile qu’on aie pu balancer à la gueule de la Chine… A tous ceux qui semblent penser qu’écrire, peindre, sculpter et lire aussi ne sert à rien, je vous conseille fortement de lire ça avant de dire ce genre de conneries. Parce que là c’est frappant: il existe en Chine une jeunesse qui résiste à la propagande et qui rêve de nous ressembler. D’ici à ce que ce rêve ne se transforme en révolte organisée et victorieuse, il n’y a qu’un pas. La guitare électrique plus forte que tout, que les frontières, que les bourrages de crâne, que les cultures séculaires voire même quadri millénaires… J’ad-ore! Pour moi, ça suffit largement à conseiller ce bouquin.
Evidemment, comme je suis une vraie ******rie qui trouve toujours quelque chose à redire, il y a quand même quelques défauts. Niveau écriture, c’est pas Welsh non plus, nettement moins riche et flamboyant. Le style reste assez pauvre, l’énergie… pas assez énergique. Faute à la langue et à la tradution peut-être. Forcément je ne peux pas me prononcer sur le sujet, mais c’est quand même assez embêtant.
Autre défaut: le récit en lui-même, autobiographique, est assez répétitif et s’embourbe assez souvent dans des considérations qui ne méritaient peut-être pas autant de pages. Son histoire d’amour avec Saining est certes intéressante, elle est de toute façon centrale dans sa vie mais au bout d’un moment ça fait un peu Feu de l’Amour, et moi perso ça me donne envie de zapper rien que d’entendre le nom… Enfin, entre deux, il y a la drogue, le sexe et la musique qui sont là pour consoler, unir et déchirer tout le monde dans la dépravation, et ça rajoute assez de piment dans la soupe, heureusement…
Au final, un bon bouquin que je conseille fortement même s’il n’atteint toujours pas le niveau de Trainspotting et de Porno, décidément indétrônables dans mon coeur, tout en traitant les mêmes sujets.
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Je suis assez d'accord avec toi dans l'ensemble. J'ai trouvé des passages fort longs , alors que trois pages ou deux auraient suffit.C'est là que l'on arrive aux feux de l'amour
. Je ne sais pas si la réalité est telle quelle en Chine , ou alors c 'est de la propagande , comme tu dis.
Sinon , j' ai lu que tu écrivais un scénario.. Est – ce que l'on peut te demander son thème, pour qui?
Et moi , je ne sais pas si tu as vu sur mon blog , mais j' ai posté un article intitulé « écrivain en herbe » je te laisse aller voir si tu le souhaite..
Ravi qu'on partage le même avis.
J'ai récupéré le net il y a peu de temps et donc non je ne suis pas encore retourné sur ton blog mais je vais y aller de ce pas.
Pour le scénario c'est encore secret défense. Je peux juste que ce sera une sorte de comédie sportive et que c'est Achraf Echkaou, le producteur de ma pièce qui m'a demandé de l'écrire. Apparemment il a des contacts et des pistes intéressantes pour concrétiser le projet. Ca risque d'être beaucoup d'efforts (je dois dire que n'ayant jamais écrit de scénario je galère pas mal…) pour rien, mais d'un autre côté si je tente pas je risque d'avoir des regrets, et ma vie est orientée de façon à en avoir le moins possible; c'est un leïtmotiv chez moi.
Bon je change de blog pour voir un peu ce que j'ai raté moi