Les capotes phosphorescentes, la critique
Divers mai 20th, 2009

On vit quand même une époque géniale, non? Des capotes normales, des grosses, des longues, des petites, des aromatisées fraise, vanille, banane, tiramisu, steack haché, épinards… On trouve même des gods dans tous les Carrefour et Auchan maintenant. Mais quel bonheur!
On trouve donc également des capotes vertes et phosphorescentes. Tout le monde a bien compris le principe hein? Il s’agit d’une capote qui brille dans le noir, on est bien d’accord? Je m’imagine un peu le type qui a inventé ça. A mon avis, soit il est moche, soit sa femme est moche et du coup il passe son temps à baiser dans le noir. Comme il baise dans le noir, il se retrouve régulièrement confronté à un problème qu’on connait tous quand on rentre chez soi au beau milieu de la nuit: foutre la clé dans la serrure pour pouvoir ouvrir cette ****** de porte! C’est pas franchement évident, hein? On perd du temps, on s’énerve, ha enfin j’y suis! ha merde c’est pas le bon trou, désolé (enfin pas si désolé que ça en fait…)! T’es sûre que tu veux que je ressorte? Non parce que bon là au moins c’est fait quoi… Enfin voilà quoi: c’est le meilleur moyen pour se retrouver dans la merde jusqu’aux couilles (pardon aux familles, hein?). Et là, le type, en voyant les magnets phosphorescents tout pourris collés sur son frigo par son gamin friand de yaourts a une idée de génie: créer des capotes phosphorescentes pour pouvoir trouver le trou plus facilement!
Ce produit est donc destiné avant tout aux moches et autres complexés du cul qui baisent dans le noir.
Pour les autres, c’est déjà plus emmerdant. Parce qu’une capote, en soi, c’est emmerdant. On est en train de se chauffer, tranquillement, on est au comble de l’excitation et d’un coup d’un seul: « on met une capote? » Forcément on a envie de répondre « Ha non hein? Fais pas chier, je préfère encore mourir dans d’atroces souffrances que de faire une pause pour enfiler cette ******rie! » Seulement on se dit qu’on risque pire encore que mourir dans d’atroces souffrances si on en met pas: avoir un gosse! Alors on se résout, on regarde les fesses de la partenaire qui cherche désespérément la capote perdue dans un meuble adjacent pendant 5 minutes, on la regarde retourner la capote dans tous les sens pour savoir dans quel sens ça se déroule, on la regarde encore nous choper la **** pour enfiler ladite capote en stressant un peu qu’elle nous fasse mal et là évidemment on n’a plus envie mais on y va quand même, fier combattant et tout se passe à peu près bien même si ça perturbe un tout petit peu de se retrouver avec le steack emballé comme dans les rayons de Carrouf et puis on change de position et… ho merde! La b*** est sortie mais la capote est restée dedans! Et là, c’est le drame! Parce qu’il faut aller la rechercher maintenant! Ca commence par un gros soupir et puis bon tant qu’on est à côté on va se dévouer alors on met la main à la pâte d’une façon particulièrement sensuelle et excitante. « - Tu trouves? – Que dalle! – Ben cherches mieux! – Je suis au fond… euh à fond je veux dire! » Evidemment c’est peine perdue alors la belle doit se rendre à l’évidence et aux toilettes, y rester d’interminables minutes pendant lesquelles on ne sait pas si on doit se masturber histoire de sauver les apparences ou se rhabiller, alors on reste comme un con. Et un beau jour, elle revient et là soit on continue l’aventure… mais faut en renfiler une autre (en supposant qu’il en reste), soit on boit un coup, on se fume une clope et on regarde sagement les Experts Miami.
Ca, c’est le scénario concernant la capote non phosphorescente.
Pour la capote phospho, donc, c’est pareil, en pire!
Parce que déjà il faut la « recharger », la capote. Pour qu’elle brille dans le noir il faut en effet l’exposer à la lumière pendant au moins 30 secondes. Autrement dit, vous pouvez oublier la spontanéité sur ce coup-là. Il faut que ce soit prémédité! Ou alors vous vous chauffez tranquillement et puis « - On utilise une capote phospho? – Euh OK… » Petite pause pour trouver la capote phospho (CF plus haut)… rajout de temps pour la mettre sur une bonne source de lumière… on se rechauffe un coup… on retourne chercher la capote, on ferme les volets et toute source de lumière, on se fracasse le petit orteil contre le pied du lit… Enfin bon, vous imaginez le tableau quoi! En terme de « tue-l’amour » c’est pas loin du niveau des chaussettes-qui-puent quand même là! Mais c’est pas fini encore.
Parce que bon ça y est, il fait noir, on a esquivé le pied du lit et on s’apprête à prendre le sien de pied. C’est l’enfilage de la capote. Direct, à ce moment-là, on peut pas s’empêcher de s’imaginer le bruit du sabre laser d’Obiwan Kenobi qui se met en marche. Et là c’est le drame! Je vous le demande: comment on peut faire pour chasser ces ******s d’images, de sons et de répliques qui nous viennent spontanément? Au mieux on peut se prendre pour Han Solo roulant une pelle à la princesse Leïa dans son admirable costume d’esclave plus ou moins sexuelle de Jabba le Hutt… mais quand même ça reste kitsch. Au pire, on ne peut s’empêcher de dire à sa partenaire: « - Tu vas goûter à mon sabre laser, Dark Vador! » En bref: on était en mode « sexe », on passe en mode « star wars » et les deux ne se mélangent pas super bien en fait…
Et forcément comme il fait noir et que le seul « truc » qu’on voit c’est une biloute radioactive, vert qui brille, auquel on n’est pas du tout habitué, bah faut le temps de s’adapter. Ca ressemble à un sabre laser, c’est indéniable; on peut aussi avoir l’impression de voir une sorte de god, un machin en plastique quoi, au mieux… Et c’est quand même franchement hard de pas se sentir con quand même! Si à la base, comme moi, on est déjà bien con de nature, on se retrouve à devoir résister à la tentation de se lancer dans une improbable série de sketch et de répliques qui ne peuvent avoir d’autre effet que d’infléchir le sabre laser.
Bon évidemment une fois que le bazar disparait dans les profondeurs humides des entrailles de Dark Vador, ça va, on peut éviter d’y penser, on reste concentré sur son combat et la force est avec nous. Il faut gagner à tous prix contre le côté obscur de la force. Faut juste éviter de regarder le machin qui clignote quoi… Mais c’est pas évident de s’y mettre.
Le pire c’est quand à la fin, vidé et exténué, on regarde sa partenaire et qu’elle nous sort: « Marc… Je suis ta mère! »…
Tags: capote, capotes, lumieres, lumineux, noir, nuit, phospho, preservatif, preservatifs, vertes, verts, voit dans le noir
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Ralala, trop fort ton speech Miky! Y'avait longtemps que j'en avais pas lu et franchement, comme dab, ça change pas, j'ai été morte de rire tout le long!! mdrrr you're the best! ^^
Kiss
Et bien là encore Mike, trop trop fort. Tu marches à quoi quand tu penses à écrire des choses comme ça?? Mort de rire, excellent, devient journaliste comique bordel!!
Au fait. Ca exciste vraiment les capotes fluos?? Ben merde alors
Allez, a plus. MaX
Merci merci encore… Mais m'encouragez pas là-dedans sinon je vais faire des critiques de tout et n'importe quoi après…
Bon évidemment hein tout ça c'est de l'imagination! N'allez pas y voir une quelconque expérience personnelle! Par contre, effectivement, ça existe!!
J'imagine aussi très bien une bonne baston entre le mari et l'amant, à poil tous les deux, avec chacun sa capote phospho, dans le noir où on verrait juste les biloutes phospho danser l'une près de l'autre comme des feux follets autour d'une tombe… Mais bon je me soigne, vous inquiétez pas!