Vallauris plage, de Nicolas Rey
Littérature générale juillet 16th, 2009

Fade. Déçu. Ces deux mots résument mon sentiment après la lecture de Vallauris Plage. J’étais curieux de découvrir Nicolas Rey depuis un moment, ce jeune homme très blanc à la coiffure inspirée par Star Trek qu’on voyait souvent non seulement dans des émissions littéraires mais aussi culturelles, émissions dans lesquelles il ramenait sa fraise sur de nombreux sujets. Je sais que cet auteur a fait partie de l’écurie du Diable Vauvert, qui ne m’a jusqu’alors jamais déçu.
J’avais 45€ de chèques « Lire » à dépenser. J’ai chopé la première FNAC qui trainait dans mon coin et j’ai commencé à l’écumer. J’avais la tête dans le cul alors je ne savais franchement pas quoi prendre. J’hésite sur le bouquin de Hugh Laurie, le fameux Docteur House, je le tourne et le retourne dans tous les sens. C’est un polar, rien à voir avec le Docteur House et pourtant partout on ne parle que de cette série et finalement très peu du bouquin. C’est pour cette raison que je l’ai reposé. Je ne lis pas un bouquin parce qu’il a été écrit par le Docteur House. Je lis un bouquin parce que le titre, l’histoire, l’auteur me plaisent ou m’intriguent. Là ça a failli être le cas mais les experts marketing ont raté le coche sur ce coup-là.
Après une bonne heure à respirer la bonne odeur de bouquins pas encore ouverts, tout vierges, mes sens commencent à se réveiller. J’embarque un Léonard, puis un Saint Seiya Lost Canvas. C’est un début un peu faible, je tape dans le classique mais ça m’aide à dormir ces conneries. Et puis je zappe vers plus intense, je cherche… L’homme qui rit, de Victor Hugo? Non. Balzac? Non je vais pas encore réussir à en lire plus de 30 pages. Tiens Les Diaboliques de Barbey D’aurevilly… Allez, j’embarque. Ernestine, de Sade… Je suis curieux de lire ça, j’embarque. Hell de Lolita Pill, ça m’intrigue, j’embarque. Et donc pour finir: Vallauris Plage de Nicolas Rey. J’avais pas trop le choix, c’est le seul bouquin de cet auteur que j’ai trouvé.
Une fois mon manga et ma bande dessinée lues, j’étais chaud pour entamer. J’hésite un peu… et j’opte pour ce bouquin.
Au début, je me suis franchement emmerdé. Je me consolais en me disant « Bon c’est que le début, à un moment, ça va démarrer. » D’emblée, on sait qu’il va y avoir un meurtre. Bien. On se retrouve avec un personnage principal qui nous raconte son improbable histoire et… on s’en tape. Il n’est pas attachant ce personnage et son histoire de passion folle pour une jeune femme fatale… Bof bof bof.
Heureusement qu’à la moitié du livre le personnage rencontre le major, une espèce de vieux pervers à moitié grabatère (si, si: ça existe « à moitié grabatère », dans mon cerveau au moins, c’est dire!) et totalement barge. Ca met un peu d’humour dans un récit radicalement fade où le personnage nous raconte qu’il a atrocement mal aux gencives.
Globalement, sur ce bouquin assez court, il y a 4 passages qui m’ont fait sourire. On ne peut pas dire que ce soit mal écrit mais on peut dire que Nicolas Rey n’était pas inspiré sur ce coup-là et qu’il aurait peut-être du s’abstenir de l’écrire ce bouquin qui me fera hésiter la prochaine fois que je serai dans une FNAC face à un autre de ses chefs d’oeuvres.
L’histoire et les personnages m’ont fait penser à du Amélie Nothomb, mais sans le style. C’est bien dommage parce que c’est tout de même son principal attrait à Amélie.
Donc un bouquin ni bon ni mauvais dont je me dépêche de faire la critique parce que dans une quinzaine de jours j’aurai oublié l’avoir lu…
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