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Je suis partagé sur ce bouquin. Une partie de moi le trouve génial, une autre partie le trouve tout juste pas mal.

Déjà, faute sans doute à l’éditeur, il y a énormément de coquilles et fautes. Beaucoup trop. Et c’est très désagréable.

Mais surtout, ce qui m’a le plus emmerdé, c’est le premier personnage, Léonie. Elle est trop gentille, trop naïve, trop… Cosette, pour commencer; mais surtout qu’est-ce qu’elle peut être casse couille à comparer sans arrêt tous les gens qu’elle rencontre à des animaux… A chaque fois elle nous parle de Tante Destinée, la hyène et de Lucius, le paon, et de Johannes, le hibou et c’est franchement insupportable… Qu’elle utilise leurs noms ou qu’elle les désigne par leur animal mais pas les deux en même temps à chaque fois, bordel! Les trois premières pages c’est amusant, on comprend qu’elle a une autre culture que la nôtre mais passées les trois premières pages j’avais une furieuse envie de sauter tous les chapitres dans lesquels elle intervient.

Ensuite il y a le cliché totalement éculé de mettre un personnage bien blanc, bien favorisé et un tantinet raciste dans la peau d’une femme noire. L’intention est bonne, j’avais d’ailleurs l’idée d’écrire une histoire comme celle-là quand j’avais dix-huit ans mais littérairement, artistiquement c’est quand même pas terrible…

Et puis pour finir, il y a cette happy end, insupportable, absurde, improbable qui se rapproche du deus ex-machina.

Comment une partie de moi peut le trouver génial malgré tout ça? Mon âme d’enfant, simplement et puis mon côté anti-raciste. J’aime bien les bonnes intentions, les rêves, la naïveté… Hé oui j’ai encore quelques restes malgré la littérature trash que je lis et que j’écris.

Concernant l’histoire, c’est celle de trois personnages: Léonie, jeune africaine expatriée par sa tante pour être prostituée en France, Cyrian, jeune français intégrant une société secrète qui expérimente le transport d’âmes d’un corps à l’autre et Edmé, flic blasé qui attend la mort et qui tombe sur un charnier qui va le faire remonter jusqu’à cette confrérie.

Un livre pour lequel il vaut donc mieux être averti…

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Sommaire thriller

Thriller mai 13th, 2009

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Voici le sommaire de mes critiques de livres thriller. Vous pouvez cliquer sur le bouquin qui vous intéresse pour voir la critique:

- Porteurs d'âmes, de Pierre Bordage
- Forteresse digitale, de Dan Brown
- Dark House, d'Alex Barclay

La liste est plutôt courte alors si vous en avez à me recommander, je suis preneur. ^^

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Gnark gnark gnark… La critique de Forteresse
digitale de Dan Brown… J'adore les bouquins de ce type. Ils incarnent
tout ce que je déteste en littérature. Je les ai tous lu.
Contradiction? Non: mon père est vraiment fan et donc il les achète
tous dès qu'ils sortent. Et moi comme je suis souvent en dèche de
livres…
Et puis concrètement, du Dan Brown, ça se lit tout seul:
pas de mot compliqué (ou alors dans les rares cas où ça arrive il
consacre toujours un paragraphe ou deux pour l'expliquer), pas de
style, sujet, verbe complément, des personnages sans aucune
psychologie… C'est un peu comme bouffer des chips: la main fait des
va et vient du paquet à la bouche sans qu'on s'en rende vraiment
compte. En même temps c'est pour ça qu'il en vend autant, ça se vend
comme des paquets de chips! Ben oui parce que grâce à lui n'importe
quel décérébré peut donner l'impression d'être intelligent: il lit! Et
il ne lit pas n'importe quoi en plus: du techno thriller… Ca en jette
quand même!!
J'ai donc lu tout ses livres: le Da Vinci code, Anges
et démons, Deception point et donc, forteresse digitale, dans l'ordre.
Petit détail amusant: sur l'édition que se procure mon père, c'est
toujours marqué derrière que c'est son premier roman, pour les 4!!!
Mais bon, en même temps on sait tous que Brown est un mythomane
patenté, c'est même son fond de commerce. Grâce à ça, le Da Vinci code
est devenu un best seller mondial et lui une légende. Il suffisait de
faire passer sa théorie sur le Graal pour véridique et paf on n'a plus
parlé que de ça… Bref, si Brown est un érivain très médiocre il est
en revanche un excellent marketeur. Réussir à vendre des romans comme
ceux-là à des millions d'exemplaires, c'est franchement génial.
Enfin,
je suis un peu dur: pour un premier roman, le Da Vinci code est
sincèrement excellent. Même s'il fait passer pour vrais des éléments
totalement faux, on se laisse prendre au jeu et il amène le lecteur à
se poser des questions pertinentes. Et puis, concrêtement, tout
écrivain est, par essence, un mythomane… On passe notre vie à mentir,
à manipuler le lecteur, à inventer des histoires, des mythes et même,
souvent, on s'invente une vie, on devient soi-même un personnage (comme
Jean Ray ou Malraux). A la base, si on écrit, c'est qu'en général notre
réalité ne nous plait pas, alors on se réfugie dans d'autres mondes
inventés de toute pièce. Perso j'en suis pas au point de m'inventer une
vie: la mienne est suffisamment « romanesque » pour m'en contenter.
Enfin
bref! Ce qui me dérange plus c'est que normalement l'écrivain se
bonnifie avec le temps. On s'améliore, découvre de nouvelles
techniques, corrige ses erreurs, approfondit sa culture générale…
Alors que lui c'est de pire en pire! Je pensais qu'il aurait du mal à
tomber plus bas que Deception point, hé ben il a réussi le salaud!!!
Franchement respect, robustesse…
Faire le catalogue de tout ce qui
ne va pas me semble impossible. Du début à la fin j'ai eu le sentiment
d'être pris pour un con. Non seulement ses personnages sont des
carricatures et toujours les mêmes (le bel universitaire super
intelligent (et blanc) et sa copine super belle et super intelligente
qui le reprend chaque fois qu'il fait une boulette, le couple parfait
quoi!!), non seulement la langue est digne de la bibliothèque verte (je
suis gentil là encore…) mais en plus il se casse même pas le cul à
changer la structure de son récit… C'est toujours rigoureusement le
même schéma, la même happy end avec le couple qui se retrouve dans le
même lit, les mêmes rebondissements aux mêmes moments… Résultat: au
premier on se demande un peu qui est le méchant et comment ça va se
finir, au quatrième c'est fini. Dès qu'on croise le méchant pour la
première fois, on sait que c'est lui le méchant: il est toujours
présenté comme un gentil qui peut pas être méchant. Il y a aussi le
faux méchant, mais lui on sait tout de suite qu'il est pas méchant
puisqu'il est présenté comme le méchant… C'est simple: c'est le
premier bouquin que je lis où je sais tout ce qui va se passer au moins
4 chapitres avant que ça arrive!! Le pire c'est la scène finale avec le
compte à rebours (le fameux compte à rebours si stressant et si
pratique pour faire monter la tension du lecteur…) avec des types qui
ont tous au moins bac +8, sans compter l'expérience et à qui on a envie
de dire mais vous êtes complètement cons c'est pas possible… Il y a
au moins 20 pages où on les voit s'agiter et paniquer pour trouver un
code qu'on avait déjà trouvé avant qu'ils commencent à chercher… Et
évidemment on sait qu'ils vont le trouver, mais pas trop tôt ni trop
tard, juste à la dernière seconde…
Brown est passionné par les
codes et les énigmes et donc il en truffe tous ses romans. Le problème
c'est que là c'est niveau sixième, alors que ses personnages sont des
cryptologues, professeurs d'université et informaticiens, et les
meilleurs du monde en plus… Donc d'après Brown il faut croire que je
suis plus intelligent que les plus brillants cerveaux du monde.
Flatteur mais vraiment pas crédible.
Je n'ai même pas espéré que
le niveau remonterait à un moment ou à un autre. Avec Brown, plus on
avance, plus le niveau baisse. Cette fois il a même été jusqu'à
comettre des boulettes monumentales: un tueur sourd qui entend les pas
de sa cible (…) et des personnages plongés dans les ténébres
complètes qui voient, d'un coup d'un seul, et puis qui voient plus,
sans explication… Bref du travail bâclé du début à la fin.
Consternant!

Bon, je vais quand même évoquer les côtés positifs. Si si! Il y en a…
Déjà,
les livres de Brown ont l'avantage d'amener à la lecture des gens qui
ne lisent jamais et qui n'ont pas envie de se taper la honte à lire des
Oui oui ou la Bibliothèque verte histoire de se cultiver un peu. Dans
un monde où la vidéo prend de l'ampleur par rapport au livre, je trouve
ça quand même intéressant.
L'autre avantage c'est que Brown se
renseigne pas mal pour chaque bouquin. Donc lire du Dan Brown
cultive… On y découvre des cathédrales, de la géographie, tout un tas
de petits détails assez intéressants qui ne font de mal à personne. Le
problème c'est que Brown est un mytho et qu'il mélange la réalité avec
l'invention, donc tous ces petits détails sont à prendre avec des
pincettes…

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Bonben voilà: j'ai lu le livre que j'avais offert à mon père pour safête… Lui l'avait rangé directement dans un tirroir, sans le lire,alors que c'est le genre de bouquin qu'il aime. Comme j'aime pasgâcher, je me le suis tapé.

Avant même sa sortie, ce livre étaitdéjà une sorte de légende. Alex Barclay, journaliste irlandaise, aabandonné son boulot pour écrire des histoires de psychopathes. DarkHouse est son premier livre. Il est devenu une sorte de légende(j'exagère mais il y a un peu de ça) simplement parce qu'après avoirenvoyé les 25 premières pages de son manuscrit à un gros éditeur cedernier lui a envoyé un chèque absolument mirobolant (genre 100 000€mais je me souviens plus trop du chiffre exact) pour pouvoirl'éditer!!! Pour un auteur renommé c'est déjà plutôt rare mais alorspour une petite nouvelle… Et c'en est devenu un événement littéraire.Tout amateur de thriller attendait sa sortie pour voir ce quijustifiait un tel investissement. Et ma curiosité en a forcément étépiquée.
J'ai donc lu ces 25 premières pages et… franchement bof.Trop de personnages dans une narration pas très claire, une intriguequi traîne… Bref c'était franchement fouilli et je voyais vraimentpas de justification valable à une telle dépense, d'autant que lesthrillers sont à la mode, énormément de gens en écrivent et les sortiessont légion.
En revanche, les 100 dernières pages m'ont nettementplus convaincu. C'est évident que la petite Alex dispose d'un potentielénorme et je vais certainement me procurer son deuxième bouquin, sortiil y a quelques mois, pour voir l'évolution.
Ses grandes qualitéssont surtout dans le réalisme. Je dois avouer que j'en ai été sur lecul. Elle a inséré dans son texte tout un tas de petits détails qu'onse représente parfaitement bien, des détails psychologiques notamment,des réactions qu'on a pu avoir face à certaines situations ou qu'on aobservé chez les autres, sans trop y porter d'attention. La psychologiede ses personnages est à l'inverse de ceux de Dan Brown: ils sontfouillés, ont une histoire, une individualité, une part d'ombre, desdéfauts, des manies et c'est quand même autrement appréciable que lescaricatures de l'auteur du Da Vinci code ou celles de Bernard Werber.
Parmises défauts il y a l'entrée en matière, trop brouillonne, trop lente,trop lente… mais surtout: les dialogues! Au niveau « contenu » je n'airien à redire, ils sont très bien mais au niveau « forme » c'est loind'être ça. En bonne journaliste et écrivain débutant elle occultecomplètement les « dit-il », les « répondit-elle » et autres marques denarration qui permettent de s'y retrouver, de savoir qui dit quoi àqui, il en résulte, encore, de la confusion pas très agréable, voiremême frustrante…

Pour l'histoire, c'est celle d'une vengeanceet celle d'un psychopathe. On voit en parallèle la vie retirée d'un exflic américain, de sa femme française et de leur fils, partis enIrlande après une prise d'otage qui a mal tourné et la vie de DukeRawlins, psychopathe de son état et pas content envers le flic. Unautre détail que je trouve très appréciable dans le livre c'est que leméchant n'est pas méchant sans raison. On voit son histoire dramatique,depuis l'enfance et le cheminement, ou plutôt le basculement de sonpsychisme vers le sadisme. On ne déteste pas Duke Rawlins, on arrive àle comprendre et même à le plaindre. De la même façon, Barclay évite latraditionnelle happy end qui m'horripile de plus en plus en optant pourune fin ouverte mais pas trop non plus, juste ce qu'il faut.

Aufinal, Dark House est un très bon thriller que je conseille fermementaux amateurs. C'est du niveau de Seven et à mon avis, pour les plusfainéants, une adaptation cinématographique verra sûrement le jour dansles années qui viennent.


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