Par où commencer? Le sujet est vaste. Mes chers visiteurs savent très bien que je suis un vieux routard et que je sais de quoi je parle…
Alors quelle est la population qui occupe les chats déjà? On pourrait se dire simplement: la même que dans la rue, ou dans une boîte. Hé bien non! Pourquoi aller dans un chat déjà?
- Ceux qui essaient. On leur en a parlé, ils ont envie de voir. Ils voient et une fois qu’ils ont vu, ils abandonnent.
- Ceux qui ne trouvent pas mieux pour perdre du temps. Ils s’ennuient parfois, manquent d’amis alors viennent compenser ça sur un chat.
- Il y a aussi ceux qui sont complètement isolés, n’ont vraiment pas d’amis et qui ne trouvent d’autre moyen pour avoir une vie sociale relativement satisfaisante que de venir sur un chat.
- Les grands timides.
- Ceux qui saisissent toutes les opportunités pour faire des rencontres.
- Les « handicapés » qui, pour des raisons diverses, éprouvent des problèmes à rencontrer des gens, à avoir une vie sociale.
- Les pervers qui s’assument plus ou moins. Planqués derrière leurs pc ils peuvent donner libre court à leurs fantasmes et faire croire qu’ils ont des couilles.
- Les malades mentaux…
Déjà, quand on débarque sur un chat, la première chose qui saute aux yeux c’est l’inégalité de traitement hommes/femmes. Les femmes sont toujours en minorité et elles sont toujours harcelées de messages privés, généralement fort intéressants, du genre « slt tu suces? ». A cause de cet excès de tact et de galanterie, les femmes qui viennent régulièrement sur les chats développent une certaine paranoïa voire carrément une certaine misandrie (le contraire de mysoginie…). Quoi de plus logique? Déjà, à la base, on a des clichés du genre « Les mecs pensent toujours avec leur bite » ou « les mecs sont tous des salauds » ou encore « les mecs sont tous des porcs » et voilà qu’on débarque dans un « endroit » où dès les 5 premières minutes, il semblerait que ces clichés se vérifient… Cela dit, il faut quand même préciser que ces gentlemen sont toujours là, à l’affut du moindre pseudo rose qui se connecte, qu’ils lui sautent dessus tout de suite, ce qui implique qu’on peut avoir l’impression qu’il n’y a que ça alors qu’en fait non. Les mecs « normaux » sont simplement plus discrets. Et puis, dans la rue ou en boite, ce genre de comportement peut se retrouver mais il est plus rare. Forcément, pour les mecs qui lisent ceci, vous n’avez qu’à essayer le « Salut, tu suces? » dans la rue ou en boite. La grosse différence, c’est la douleur persistante que vous risquez de ressentir au niveau de la mâchoire ou des gesticules, dès les premières tentatives. D’ailleurs, l’abus du « Salut, tu suces? » ailleurs que dans un chat, peut vous rendre impuissant et accélérer la perte de vos dents. Alors attention!!!!
Pour les mecs, donc, c’est l’inverse. Etant donné que les femmes sont déjà « attaquées », pourquoi attaqueraient-elles? C’est déjà difficile de gérer 10 messages privés, pourquoi s’encombrer à en chercher de nouveaux? Rajoutez à cela la paranoïa et la misandrie et vous comprendrez très vite qu’il n’est pas simple pour un mec de discuter avec une fille dans un chat… Cela dit, par moments, ça arrive: une fille vient vous parler sans que vous lui ayez rien demandé… Alors là… Quid? Quomodo? Concernant? Qu’est-ce qui s’organise? VOUS ETES EN DROIT DE VOUS POSER DES QUESTIONS!!!!!!! Ce n’est pas un phénomène naturel!!!! Il se peut que vous connaissiez cette personne. Il se peut aussi que cette personne soit très sélective, qu’elle a éliminé tous les crevards qui l’ont attaqué et qu’elle étudie les profils avant d’aller parler aux gens: votre profil lui a plu, elle vient vous parler! Mais il se peut surtout qu’il s’agisse d’une nymphomane insatiable qui compte blinder sa liste de contacts ainsi que son agenda. Il se peut aussi que ce soit une malade mentale qui se cherche une nouvelle victime, ou une gamine qui a envie de se dévergonder avec vous. Prudence donc!!!
Bon, maintenant, que vous soyez un mec ou une fille, vous discutez avec quelqu’un qui commence par autre chose que « Salut, tu suces? » (ou « Salut, tu veux te faire sucer? » pour la version féminine. D’ailleurs là dessus, je me demande d’où provient cette obsession pour la fellation? Est-ce que ça vient du fait que nos parents nous ont trop donné la tétine ou gavé de sucettes étant petits? En plus, quoi de plus stupide comme question? Qui ne suce pas aujourd’hui (hormis ma mère et ma soeur ^^)? Et, pire encore, qui n’aime pas se faire sucer? On est en 2007 bordel, les moeurs ont complètement changé!!! Il n’y a pas que les prostituées qui font ça, c’est devenu LE préliminaire quasi automatique!!! Il y a 50 ans c’était peut-être choquant qu’une fille le fasse, aujourd’hui c’est l’inverse… Perso, ça me choquerait presque d’entendre une fille de plus de 17 ans dire « Berk non je le ferai jamais c’est dégoutant!!! ». Prochaine étape de l’évolution: la sodomie! Mais là ça va être plus dur, parce que bon, là, suivant les aléas du repas de famille du dimanche et de la digestion, ça peut effectivement être assez trash… (Jamais pratiqué perso, je précise! Mes infos proviennent d’amis avec un bon score au test de pureté ^^ Moi avec mon petit 69 (c’est mon score pas la position, hein?^^), vous pensez bien que j’ai encore tout à apprendre… Bref revenons à nos moutons). Vous discutez donc avec quelqu’un qui semble armé de bonnes intentions (oui je sais… avoir envie d’un peu de sexe n’est pas forcément une mauvaise intention lol Je rigole: c’est réduire l’autre à l’état de sex toy et faire abstraction de son individualité.) Là vous avez aussi plusieurs possibilités. Il est possible que vous n’accrochiez pas. Pas de conversation ou pas intéressant. Dans ce cas là c’est vite soldé. Il est possible que vous accrochiez. Dans ce cas là ça se termine souvent par un échange d’adresse msn, voire de numéro de téléphone (très imprudent et dénote un certain désespoir (ou une certaine inconscience). Et là aussi, plusieurs possibilités: l’autre cherche simplement des amis avec qui passer un peu de temps (plutôt rare), l’autre cherche à faire une rencontre intéressante (dans ce cas là l’échange de photo donne souvent lieu à un abandon des négociations ^^), l’autre est un pervers qui a compris qu’on obtenait de meilleurs résultats avec de la patience et en se montrant sous un jour « normal » (dans ce cas là ça peut prendre pas mal de temps avant de se rendre compte de ses véritables intentions, et là paf la déception), l’autre est un mytho et dans ce cas là c’est la *****…
Petit passage concernant les mythos… Là aussi, vous savez que j’ai une certaine expérience sur le sujet. Griller un mytho est très difficile: sur msn on peut dire ce qu’on veut et se faire passer pour n’importe qui. Si, par inadvertance, on se fait griller, se rattraper est toujours très simple. Exemple: on montre une photo, l’autre a l’air d’avoir 16 ans. Il suffit de dire que c’est une vieille photo ou qu’on ne fait pas son âge. Par contre, en général, les mythos ont une fâcheuse tendance à se cacher le plus possible. Les mythos on ne les rencontre jamais. Forcément: si on les rencontre, on va les griller. Le numéro de téléphone, c’est plutôt rare. Le vrai nom, c’est mort. L’adresse, c’est mort. Le problème c’est que les mythos ne mentent pas toujours sur leurs physiques, donc on peut les rencontrer et certains ont plus de culot que les autres donc ils donnent leurs numéros, noms, adresses… Donc c’est très très difficile de les griller. Prendre son temps pour connaître la personne? C’est encore pire parce qu’on oublie les ptits détails étranges avec le temps, et puis avec le temps on s’attache, on accorde sa confiance… On peut pas paranoïer pendant 6 mois, c’est impossible, à moins d’être soi-même dérangé du ciboulot. De toute façon, les mythos se font toujours, fatalement, griller. Ca peut être « amusant » au début de s’inventer une vie, un personnage, de manipuler, de jouer avec l’autre. On se sent puissant, comme quand on joue à un jeu vidéo comme les Sims mais en 1000 fois mieux parce que ce n’est pas un personnage virtuel qu’on manipule mais une vraie personne. Ca doit être drôlement excitant. Sauf qu’au fur et à mesure qu’on avance, le jeu se complique, il faut faire des efforts de mémoire, réfléchir, psychoter. On finit par se rendre compte qu’on s’est enfermé dans son propre piège, dans sa propre folie; ça devient lourd, pesant et puis… tellement dévalorisant! Ce n’est pas vous que l’autre apprécie, mais votre personnage. Vous, s’il connaissait la vérité, il vous haïrait, vous cracherait dessus. Vous finissez fatalement par prendre conscience à quel point vous êtes pitoyable, pathétique, merdique… Bien sûr vous avez le contrôle, vous avez une certaine puissance, mais tout ça n’est qu’illusion, virtuel et… temporaire. Vous vous sentez exister en étant quelqu’un d’autre, quelle tristesse… Le contraste entre votre vie imaginée et votre vie réelle vous revient à la gueule. Vous prenez conscience que jamais vous ne pourrez « réaliser », transformer cette fausse vie et cette fausse relation en réalité, et là c’est la désolation…
Il y a aussi les gens qui se plaisent et qui veulent se rencontrer. Quand on discute sur Internet, on se montre sous son meilleur jour. On peut réfléchir longuement à ses réponses, on n’entend pas votre fort accent campagnard, votre cheveux sur la langue, tous vos petits défauts… Vous montrez les photos où vous êtes à votre avantage, forcément. Résultat: vous vous faites une idée de l’autre, vous l’idéalisez. Et quand vous passez du mode virtuel au mode réel… Ca peut être très très drôle. J’ai eu l’occasion d’en faire plusieurs des rencontres de ce type. Hé ben la plupart du temps c’est une rencontre du troisième type ^^. On voit l’autre, de loin, on repense à la photo, on se dit non, on regarde bien, on repense à la photo, c’est pas possible, et là il faut faire un choix cornélien. Putain, non je me casse, ou tant pis j’y vais? Cruel dilemme. Perso j’ai toujours opté pour la deuxième solution, gentleman oblige. Mais j’avoue que par moments j’y allais avec une furieuse envie de me mettre à l’héroïne ^^ Mais comment je vais me sortir de là, ****** de bordel? On sourit, on essaie de ne pas paraître désagréable mais en même temps on veut pas que l’autre pense qu’il y a moyen de moyenner moyennement, on regarde l’heure, on fait l’inventaire de toutes les excuses qu’on connait, on sélectionne la bonne, qui est toujours pathétique. Désolé Stephie mais il va falloir que je te laisse, j’ai complètement oublié que je devais aller chercher ma soeur à l’école… Et là on voit l’autre arborer des yeux de cocker qui montrent qu’elle n’est pas si conne qu’elle en a l’air (Oui je suis méchant là mais je vous rassure j’exagère la situation ^^) et on se dit ****** c’est moche quand même. On rentre chez soi, on voit ses potes, on leur en parle avec une grande monstruosité (du genre « Putain j’ai rencontré un de ces boudins aujourd’hui!!! » C’est pas systématique non plus, en fait c’est surtout une question d’intensité de la déception: il faut que ça sorte, qu’on l’exprime, même si c’est moche, même si c’est ignoble même, on a l’impression d’avoir été arnaqué) et là, en général, les potes (mâles) sortent un truc du genre: »Et y avait même pas moyen de la niquer vite fait? ». Consternant n’est-ce pas? Ben pourtant c’est comme ça que ça marche… Donc conseil aux filles (et à une en particulier qui se reconnaîtra ^^) si un mec vous tripote avec une couille dans chaque oeil au premier rencard, ça sent le pâté!!!!
[Bon je fais une petite pause ici sinon on va encore me dire que je fais des articles à rallonge ^^]