Hé oui le rappeur Axiom était à Feignies… pour voir ma pièce de théâtre et me féliciter à la fin (et aussi pour me donner quelques judicieux conseils).

Voix du Nord de mardi

La Voix du Nord samedi 23 février (avant la générale)
Je cite quelques passages: « Passionné de théâtre [lol ndMA] et sensible aux questions de racisme et d’égalité [là d'accord ndMA], Achraf Echkaou a imaginé l’an dernier une pièce de théâtre civique et engagée, Différent, comme tout le monde ou comment vivre ensemble en faisant de nos différences une richesse… Ne se sentant pas l’âme d’un écrivain, il a fait appel à un auteur, Marc Anciel [c'est moi ^^ ndMA], pour mettre sur papier ce qu’il avait imaginé.
[...]
S’il tenait à aborder le racisme, Achraf Echkaou ne voulait surtout pas se poser en donneur de leçons. [Dommage que j'avais une tragédie réelle ce jour-là, j'en aurai eu des choses à dire ^^] Alors, volontairement, il a décidé de suggérer plutôt que de dire.

SYNOPSIS
Une île… Un peuple déchiré par la haine et un étranger qui réconcilie tout le monde… en attirant sur lui toute l’attention mais surtout toute la peur, tous les fantasmes et donc toute la haine. L’étranger se réveille sur une plage qu’il ne connait pas, et y prend conscience qu’il ne se connait pas lui-même. Amnésique, il va devoir se retrouver lui-même, ou se fondre, lui et son « étrange » culture dans ce nouveau monde plutôt hostile qui ignore la notion d’égalité des chances. Il découvre avec stupéfaction l’absurdité d’une querelle basée sur une obscure question de couleur. Et puis il découvre des personnages plus curieux, plus courageux, plus rationnels, plus sages que les autres, et l’espoir renait…
Les personnages échangent et voient qu’ils sont… différents, comme tout le monde mais surtout que ces différences sont une richesse infinie qui permet d’élargir ses horizons, de voir plus loin, de progresser, de se remettre en question, alors que la discrimination et l’intolérance sont des freins, des yeux fermés. Voilà pourquoi ce monde semble coincé en plein moyen-âge. A partir de là, une histoire d’amour entre deux membres de familles rivales peut sembler possible, folle, mais possible.
Cette histoire peut-elle bien se terminer, malgré toutes les haines, malgré toutes les jalousies, toutes les perfidies?
Un autre monde est-il possible?

Flyer verso

Ma pièce de théâtre février 26th, 2008

Flyer verso

Week end de fou furieux apogée d'un début d'année intense...

Lessivé et paumé, voilà comment je commence ma semaine.
Ce week end, je suis passé par toutes les émotions: le stress, l’angoisse, le rire, la joie, le plaisir, le bonheur, la frustration, la fierté, la gène, l’embarras, la tristesse, la douleur, l’inquiétude, le soulagement, le doute, la déprime, le manque, la fatigue, l’exaltation, l’excitation…
J’en oublie certainement.
Il y a d’abord eu Différent, comme tout le monde. Plus d’un an que la pièce est terminée. Deux ans que le projet est en marche. On y était. On aurait pu ne jamais y être, mais on l’a fait.
Je suis arrivé dans l’après midi, pour prendre la température, voir les comédiens, partager leur stress, leurs rires, tout ça quoi. La tension montait, petit à petit. Des clopes ont été descendues. Le texte, pas encore parfaitement maîtrisé par certains. Les réglages, le son, les invitations… « -T’inquiète pas on sera là jeudi! – Jeudi? Il se passe quoi jeudi? – C’est pas le 28? – Je t’ai toujours dit que c’était samedi 23… » Des sièges vides, pour la frustration. Celle qui m’a inspiré la pièce qui m’a appelé, après, ne pouvant être là… Des gens invités qui ne viennent pas, d’autres que je n’avais pu inviter qui seraient bien venus…
On oublie tout ça, rideau, la pièce commence, sur une plage…
Premier constat: les gens rient là où je voulais qu’ils rient, comme je voulais qu’ils rient. Personne ne s’endort. La mise en scène laisse de belles surprises. Quelques petits défauts dans le jeu, rien de méchant, le stress de la première, les difficultées pendant les répétitions. Tout ça va s’arranger de représentation en représentation.
Et puis l’après, flamboyant. Deuxième constat: j’ai fait mouche partout où je voulais faire mouche. J’entends que les comédiens pouvaient se permettre d’être mauvais tellement le texte était bon. C’est exagéré. Ca fait plaisir. Les références, sous-entendus ont été perçues. Un ancien prof d’histoire me félicite. AXIOME me félicite, haut et fort. Les journalistes veulent m’interviewer. La Voix du Nord, France 3, je ne sais plus quelle radio couvrent l’évènement. Je discute avec un type qui est passé à Tout le monde en parle il y a un an, qui est passé partout. Je discute avec un chorégraphe qui doit me recontacter pour un projet. Et puis mes amis, les gens que j’aime, ma soeur, pupuce, tous fiers de moi, tous ayant passé un bon moment. Aujourd’hui les collègues, qui semblent porter sur moi un regard différent. Pas l’habitude. Loin d’être désagréable. Les comédiens, le producteur, le metteur en scène qui me remercient, et moi aussi je les remercie. C’est un travail d’équipe. Et moi je me sens comme un grand bonhomme, je me sens comme un type bien, comme un type talentueux. J’entends « génial ». J’entends « excellent »…
Ca se termine à Valenciennes, au Little Rock, avec la garde rapprochée, autour d’une bière. Les gens qui comptent pour moi. Heureux. On rigole. On se moque. On profite…
Un grand moment.
Un vrai grand moment.

Seulement il faut se réveiller après tout ça. Encore crevé. Avec une ****** de barre au crâne.
Et là, on se fait larguer. Et on sait pas trop comment réagir. Scène insolite. Des larmes. Un torrent de larmes. Pas les miennes. « Je veux pas être une corvée pour toi » J’ai merdé quelque part. Une corvée? A quel moment? Oui je t’ai protégé, du mieux que j’ai pu, maladroitement sans doute. Oui on a vécu des moments désagréables, tous les deux. C’était autant une corvée pour moi que pour toi. Tu m’as apporté énormément. Je n’ai aucun regret. Tu vaux largement la peine d’être connue. Non je ne souffrirai pas en regardant Paris de Klapisch, comme je ne souffre pas en regardant ce fameux canapé.
Et puis des larmes, bien à moi celle-là, parce que ******, je suis pas insensible. Parce que ****** c’est dur de faire souffrir, involontairement, quelqu’un qui vous aime, quelqu’un qui vous a tant apporté. Parce que ****** c’est dur de se retrouver tout seul, comme un con, dans un moment qu’on a envie de partager. Parce que ****** c’est dur de se retrouver tout seul, comme un con. Et tout ça pourquoi? Tout ça pour que je puisse me retrouver moi-même, retrouver qui je suis, ce que je veux…
Jamais je ne t’aurais infligé ça. Putain c’est dur de se faire débarquer d’un navire en train de couler, alors qu’il y a toujours des femmes et des enfants à bord. Jamais je ne t’aurais infligé ça, et toi tu te l’es infligé, toi-même, pour te punir de je-ne-sais-trop-quoi.
Je vais respecter ta volonté. Laisser passer du temps. Faire face au vide, à l’inquiétude et aux doutes. Et puis tu sauras, quand moi-même je saurai, de quelle nature est cette douleur.

Je ne te dis pas adieu. Je te dis merci.

T'en veux? ^^

Mon vrai bordel

Mon nombril février 1st, 2008

Mon vrai bordel
Bon alors là je peux pas faire l’inventaire complet. Pour ceux qui n’auraient pas reconnu il s’agit d’un bureau, le mien. Alors, pèle mêle on trouve:

- 3 boites de Doliprane pas très efficaces, posées à côté du PC pour mes céphalées persistantes.
- 2 imprimantes, une multifonction qui n’imprime plus mais qui scanne encore et une simple qui imprime très bien.
- Des CD vierges mais foutus à cause de mon ancien graveur qui merdait.
- Des CD en vrac dont je ne me sers quasiment jamais.
- Une lampe qui passe son temps à se péter la gueule.
- Une boite vert pomme pour accumuler les piles usagées.
- Une ceinture.
- Une boite de tubes dont je ne me sers plus depuis des mois.
- Des câbles USB.
- Du Axe je-sais-plus-trop-quoi.
- Les Contes de la folie ordinaire de Bukowski avec un marque page tract politique.
- Des échantillons gratos de Nocibé.
- Une accumulation de petits cahiers avec mes cours et surtout mes brouillons littéraires, philosophiques, intimes et j’en passe depuis 2001.
- De la paperasse, toujours et encore, courriers divers, carnets de chèque…

Alors là je vais pas faire l’inventaire, il y en a beaucoup trop. Au cas où quelqu’un oserait se poser la question: OUI, je les ai tous lu et ce qui ne se voit pas forcément c’est qu’il y a deux rangées l’une devant l’autre et qu’évidemment ils n’y sont pas tous…

Ecrivain? Vous avez bien dit écrivain?

Une déco… merdique. Une bibliothèque… prête à exploser. Une télé noir et blanc… encombrante et inutile. Une nappe sous la chaise pour éviter de faire du bruit qui empêcherait mes parents de dormir (!?). Un accordeur pour guitare. Un tarot de Marseille qui prend la poussière. Un cadeau d’une ancienne amie que je regarde avec regrets et un immense sentiment de gâchis. Deux cartouches de Marlboro light même pas belges. Une boite de conserve contenant un parfum hyper cher mais qui sent hyper bon. Un sac que je traîne depuis le lycée ou la fac, qui a appartenu à mon père et qui aujourd’hui contient une clé USB et plein de documents sur le centre social. Une vraie télé qui ne m’appartient même raccordée à aucune antenne, branchée sur un PS1 et une PS2 avec quelques malheureux jeux au-dessus, dont un qui attend depuis plusieurs un adversaire qui a préféré fuir loin de moi. Un walk man cassette acheté (ou chouré même) en Allemagne quand j’étais au collège.
Ma mère peut hurler tant qu’elle veut: je l’adore mon bordel!! C’est mon disque dur, à l’image de celui qui se trouve dans ma caboche…

Ma chambre, ce bordel...