IRM, la critique

Jeux vidéo août 28th, 2008

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Bon allez, j’ai fait mon sérieux pendant un moment, maintenant on va déconner un peu en parlant des IRM…

Oui évidemment dit comme ça, ça a l’air tout aussi sérieux, sinon plus, que mes précédents sujets mais vous allez voir que non.

D’abord il faut se mettre dans le contexte. Je vais parler des IRM parce que j’en ai passé un aujourd’hui, mon tout premier. Comment en suis-je arrivé là? C’est là que c’est drôle! Si, si! Vous vous attendez à quoi? Un cancer? Un accident de bagnole? Un truc au cerveau? Une chute? Ben même pas. Je me suis simplement fait l’une des blessures les moins glorieuses qu’on puisse trouver.

J’étais parti chez un pote pour l’aider dans ses travaux. Sa maison est pour l’instant inhabitable, un chantier complet. Il a commencé par démolir du mur, fait des saignées un peu partout, il y a des cables dans tous les coins, des débris, des briques, des bouts de bois et de la poussière à plus en voir le carrelage. Un vrai spectacle de désolation, déprimant, démotivant tant il reste encore du boulot avant d’avoir, enfin, son havre de paix. C’est aussi une maison pernicieusement dangereuse. Mon camarade et néanmoins propriétaire des lieux en avait déjà douloureusement fait l’expérience en faisant ses saignées dans les murs, la disqueuse ayant décidé de se barrer de ses mains pour aller faire une saignée, une vraie cette fois, dans son avant bras, provoquant un joli geyser de sang, un bon coup de panique, un passage aux urgences et aujourd’hui une belle cicatrice. Suite à cet épisode prouvant sa grande dextérité à l’ouvrage on a décidé de lui payer des outils qui lui correspondraient un peu plus: en plastique…

Evidemment je ne pouvais pas faire mon malin et fanfaronner éternellement. Là-bas, le danger est partout et il ne faut jamais relâcher son attention, on risque de mourir, rendez-vous compte!

J’ai pourtant commis la grave erreur de relâcher mon attention, erreur de débutant, de newbie, un truc qui n’aurait jamais du arriver…

Bé oui. C’était l’été. Il faisait beau, presque chaud. On avait décidé de sortir le barback. J’aurais du me méfier en le voyant sortir de la bouffe pour une personne! Son inconscient a du le prévenir du risque! Mais non, je ne me méfie pas. On allume le barback, avec du mal et beaucoup d’essence. Je prépare mon pain. On discute. J’installe confortablement mes merguez sur le grill déjà brûlant. Je les pique pour éviter qu’elles n’explosent et pour que leur jus attisent un peu le brasier pas encore au top. J’attends. Je les taquine un peu, les tourne, les retourne, jamais content de leur position. Parfois je les sauve de la chute sur le brasier ou je les écarte d’une gerbe de flamme survenue comme par magie. Un barback quoi! Et puis je finis par juger qu’elles sont cuites. Je suis un gourmand. Je claque donc mes deux merguez dans mon pain. Un bout de baguette tout ce qu’il y a de plus normal, un peu dur peut-être, enfin pas trop cassant surtout, mais rien d’anormal. Et là je commence à bouffer. Je finis mon sandwich et les deux merguez suivantes sont déjà prêtes à enfourner mon deuxième sandwich qui ne demande que ça. Alors j’enfourne, langoureusement, avec une certaine volupté, voire de l’excitation! Et je commence à manger. Je mange. Je parle. Je mange. Je parle. Je mange… et là mon cerveau tilt de douleur! Mes muscles se raidissent un peu partout dans mon corps. Mon adorable petit visage se crispe de douleur, une douleur atroce, abominable, insoutenable. Je l’ai dit un peu plus haut: je suis gourmand. J’ai menti: je ne suis pas gourmand, je suis un crevard doublé d’un sacré couillon (pour pas dire autre chose qui serait de toute façon censuré par bloguez.com ^^) parce que j’ai continué à mâcher et à avaler la bouchée que j’avais. Pas moyen que je crache le morceau malgré la douleur, et vous apprendrez par la suite que c’était pas une fausse douleur.

Suite à ça, le lendemain, ma chérie me conseille vivement d’aller consulter mon médecin. Moi pas chochotte, je temporise: « On verra bien. Si ça tombe dans quelques jours ça sera passé… » Sur ces paroles emplies de sagesse, je me lève et je vais me chercher un sandwich. Pas un sandwich avec du pain d’y a deux jours hein? Du sandwich triangle, avec du pain de mie, acheté tout fait dans le commerce, le truc tout mou. J’ouvre ma bouche, avec difficulté, je la referme sur mon sandwich… « Bon ok, je vais chez le médecin! »

Là commence une longue série, complètement débile où je répète invariablement la même phrase, comme ça, juste pour voir la réaction des praticiens.

« - Alors, qu’est-ce qui vous amène? »

« - Un sandwich merguez… »

« - Plait-il? »

Les médecins n’ont vraiment aucun humour. La preuve est faite. Même pas un sourire! Un truc qui fait forcément rigoler tous mes potes, des gens affecté, qui m’aiment bien, conscients de la douleur que je dois ressentir et du handicap qu’est le mien, hé bien les médecins, que dalle! Pas un qui a souri! Quelle tristesse. Alors j’explique, prosaïquement qu’en mangeant le plus normalement du monde, un sandwich merguez le plus normal du monde, je me suis éclaté le plus anormalement du monde la machoire… Et là, pour le médecin généraliste: si ça dure, c’est une luxation, faut voir un stomatologue, si ça dure pas c’est pas grave. Comme ça a duré j’ai refait le même bide chez la stomato, qui confirme: luxation, en précisant quand même, du ménisque temporal je sais pas quoi.

A ce propos, petite parenthèse: remplacez le mot « ménisque » par le mot « ménix » auprès de vos amis. Vous verrez que même les praticiens de la santé finissent, à un moment ou à un autre, par s’emmêler les pinceaux et à dire « ménix », et donc à se taper franchement la honte parce que si vous c’était volontaire, eux c’est accidentel, et eux bossent dans la santé et ont tripatouillé du ménix à de nombreuses reprises. ^^

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Et voilà… J’aurais pu me prendre une brique sur la tête, j’aurais pu me fracasser le crâne après avoir trébuché sur un câble, j’aurais pu me fracasser les doigts à coups de marteaux, me saigner avec une disqueuse, me cramer avec le barback même!! J’ai évité tous les dangers, sauf cette foutue merguez… Quoi de plus vicieux qu’une merguez? On se méfie pas de cette chose là. C’est là, tout mou, tout flasque, tout passif, tout gentil… Et puis d’un coup on en trouve une, le mouton noir, le Che Guevara de la bande, qui décide de venger toutes les autres!!! Ha ouais je l’ai vraiment pas vu venir celle-là! J’ai bien 27 ans d’expérience dans le bouffage de merguez et c’est bien la première fois que j’en vois une aussi sadique et douée tout en même temps!!! Ho bien sûr j’en avais déjà vu des chiantes, vous savez, celles qui se glissent sous la grille malgré tous vos efforts, une véritable bagarre pour la récupérer et au final vous la regardez, vaincu, crépiter de plaisir dans les braises, rétrécissant et noircissant comme un pénis par -15. (Qu’est-ce que je raconte moi? Ca rétrécit mais ça noircit pas un pénis à -15, ça bleuit, au pire…). Les pires que j’ai connu sont celles qui se barrent en dehors du barback et qu’on essaie de rattraper, ultime réflexe de crevard qui préfère laisser sa main plutôt que sa bouffe… On se retrouve généralement avec de belles ampoules après avoir poussé un hurlement bestial (et remis la rebelle avec ses consoeurs ^^), et après il faut encore essuyer les humiliations, les « Putain, mais t’es vraiment trop con! Pourquoi t’as fait ça? » Oui, jusque là, pour moi c’étaient les pires, celles-là. Jusqu’à cette rencontre avec la Ché… Une fois l’ampleur de son forfait connu d’ailleurs, je me suis félicité pour mon masochisme et ma crevardise: certes elle m’a bien eu, certes cette foutue merguez a creusé un peu plus le trou de la sécu (oui d’ailleurs! On accuse toujours les pauvres et les malades de creuser ce foutu trou, mais on en oublie les merguez!!!!!!!!! Toujours les mêmes qui prennent!!! Saleté de justice à deux vitesses!!!!!!) mais moi aussi je l’ai eu!!!!!! Je n’ai pas cédé et je l’ai terminé, avalé, digéré et… débarassé le monde de la Ché!!!

Alors évidemment, quand je raconte ça à mes potes compatissants mais hilares, ils font tous preuves d’une originalité extrême en remettant tous en cause l’explication que je viens de donner et en formulant une autre hypothèse… celle de l’abus de fellation!!! Oui mes potes sont de grands intellectuels… On voit bien mes références, n’est-ce pas? Mais cette thèse n’est pas crédible pour deux raisons:

- 1: C’est gentil un pénis. Les merguez, même les plus dociles, piquent! Si un pénis pique comme une merguez, c’est qu’il est très malade! Personnelement je ne me suis jamais brûlé avec un pénis et je ne me suis jamais fracturé ou luxé quoi que ce soit. Le pénis est altruiste, malgré ce que peuvent en dire quelques mauvaises langues. Si le pénis vous crache dessus, c’est que vous l’avez bien cherché!!!!! Bon après, c’est un peu comme les chiens, tout dépend du propriétaire… Mais même avec un propriétaire très con… Enfin bref!!

- 2: Je n’ai jamais connu de pénis suffisamment imposant pour me causer une blessure pareille. A la télé peut-être, mais chez mes potes, et mes fréquentations: que dalle!! Du Knacki ball, de la phallange de Ouistiti, du Twix mais rien de plus!!!

Donc cette théorie n’a absolument rien de crédible!!! Hein? Ha oui ma chérie veut rajouter un troisième point:

- 3: Je suis hétérosexuel. C’est vrai. C’est pas bète. J’avais pas pensé. Et pourtant ça décridibilise totalement cette grotesque théorie!!!!!!

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Mais tout ça nous éloigne du sujet principal de cet article: les IRM!

Retour donc à la chronologie: sorti de chez la stomato ketchup, j’avais en pogne une ordonnance pour faire un IRM. Je prends donc rendez-vous et le temps passe jusqu’à aujourd’hui (enfin hier puisqu’il est passé minuit là…). Je me prépare psychologiquement en me fumant une clope (ben oui je sais…) et je me lance. L’hôpital est en travaux et il est immense. Sur ma convocation c’était marqué qu’il fallait venir 20 minutes avant le rendez-vous et je comprends pourquoi. Je m’adresse à l’accueil où on m’indique que je dois suivre le long couloir, passer aux « formalités administratives » pour ensuite rejoindre l’ancien hôpital. Ok… A ce moment là j’étais pile à l’heure. Je me dirige donc vers la section « formalités administratives » et là ça se complique: deux possibilités, gauche ou droite. Evidemment je prends la gauche ^^ Mais pas très sûr de mon coup. Là, un bureau et une seule personne pour plusieurs qui attendent. Ca sent le coup fourré. Trop poli, j’attends mon tour, le quart d’heure passe allégrement. Et là le type me fait ma « feuille de soin ». Je respire un peu, malgré une chaleur étouffante: apparemment je suis tombé au bon endroit. Sauf que! Sauf que le type m’explique que je ne serai pas remboursé directement, que je devrais avancer et ensuite être remboursé. Pas prévu dans le contrat de départ ça! Bref! Pas trop le choix. Une fois terminé je lui demande où ça se trouve et là il tique… Il se rend compte qu’il n’avait pas de feuille de soin à faire et que j’ai donc perdu mon temps ici et qu’en plus il ne savait pas exactement où je devais aller!!! Super… Là encore deux choix: l’étage ou l’ancien hôpital. Deux fois que j’entends parler de l’ancêtre, ça me semble louche, je décide donc de m’y rendre. Là bas, un autre bureau. Je regarde ma montre: je suis à la bourre. Un type devant moi, un peu bavard et la dame au téléphone. Je patiente donc. C’est marqué IRM un peu partout, logiquement mon périple se termine. Sauf que… Cette fois la dame de l’accueil a été plus vivace et après quelques minutes elle m’interpelle, me demande ce que je fais là et me dirige. Attendre là était donc aussi une perte de temps, encore fallait-il le savoir… J’arrive donc bien à la bourre à mon rendez-vous, je m’assieds, pas trop longtemps, on m’appele.

Là je me retrouve avec un infirmier en Crocs (mais si, les Crocs, ces espèces de sabots aux couleurs flashys absolument hideux mais qui sont à la mode suite à une technique marketing de pointe) de couleurs différentes. La fantaisie là, pour le coup, ça m’amusait moins. Autant je peux faire le mariole avec mon généraliste et la stomato, autant là, juste avant un examen que je ne connais pas… Bof! En plus il a un vague accent que je n’arrive pas à définir: roumain? italien? Ca me pose pas de problème mais vu qu’il a quelques difficultés avec la langue de Coluche (oui la langue de Molière on la parle plus depuis déjà un bon paquet d’années alors maintenant on dit la langue de Coluche et puis c’est tout!!!), je me dis que pour lire les notices explicatives avec plein de termes techniques que même moi je comprends pas et pour suivre les indications des médecins et chirurgiens ça doit pas être le top. Mais bon, admettons! Oui je suis stressé!!! J’ai la phobie de tout ce qui est médical et de ces ******ries de piquouzes!!!!!!! L’infirmier me mène donc jusqu’à une cabine, un mètre sur un mètre, où il me demande de virer ma montre, mon sac et… c’est tout. Heureusement que je lui demande si le portable dans la poche ça pose problème parce que suite à ça il m’explique que pour lui ça pose pas de problème mais que le portable serait complètement mort après l’IRM… J’oublie vite fait parce qu’après il me parle d’injection… Ha le sale mot que je déteste!!!!!!!! Il a l’air visiblement troublé qu’elle ne soit pas nécessaire pour mon cas à moi… Il insiste pas et il se barre. Je fais donc les 100 pas dans une cabine d’un mètre carré, ce qui n’est ni évident ni agréable en attendant son retour, et il revient… avec une seringue de la taille d’un pétard mamouth dans les mains!!!!! Le type totalement incompétent quoi! C’est un truc de base qu’on apprend à tous les infirmiers ici en France: ce genre de matos, on le planque jusqu’au dernier moment pour éviter au mieux de se prendre un coup de boule suivi d’un marathon pour rattraper le patient devenu hystérique dans les interminables couloirs de l’hôpital, soit au pire un attentat terroriste ou un meurtre sur la personne de l’infirmier… Tout le monde sait ça quoi! Enfin mon médecin traitant est au courant lui… Au courant, c’est le cas de le dire… Houlala comment je suis trop spirituel moi… Bref, là dessus il me demande si je sais ouvrir la bouche. Là je suis perturbé. A la prochaine étape il va me menacer de me faire une injonction avec sa seringue nazie si j’accepte pas de lui faire une gâterie? Non! Simplement qu’ils ont un engin à IRM qui coûte des centaines de milliers d’euros mais pas d’instrument pour me tenir la gueule ouverte et immobile, alors on fait avec ce qu’on trouve…

Suite à cet épisode d’un suspens insoutenable (pour moi), l’IRM commence, avec une seringue, mais sans injection. On m’installe donc sur un lit relativement confortable, on me claque un bazar autour de la tête, avec des cales, qui appuient bien là où j’ai mal bordel!!!!!!! Mais c’était obligé, histoire que je bouge pas. Ensuite l’infirmier me demande d’ouvrir la bouche et il me carre son énorme… seringue dans la bouche. Ensuite il me demande si ça va aller et sans attendre la réponse, il lance le manège…

Je m’enfonce donc dans un trou béant mais rigide. Une belle machine blanche, la même que dans Docteur House, le tout dans un bruitage de science fiction, à croire que je vais me retrouver téléporté sur l’Etoile de la mort… (oui je sais c’est dans Star trek qu’on se téléporte pas dans Star wars mais j’aime pas Star trek!!! Et puis c’est MON histoire!!!!!!). Et puis ça s’arrête. Et là faut rester dix minutes totalement immobile avec une seringue géante dans la gueule… Tout en subissant des attaques sonores très perturbantes. Ca oscille entre le jeu vidéo de la fin des années 80 piou piou piou game over aux bruits de perceuse… En entendant ça, j’ai repensé à l’affiche dans la cabine, qui expliquait qu’il y aurait un bruit tout à fait normal de tam tam… J’ai attendu le tam tam, mais ça a du m’échapper.

Et là faut trouver de quoi s’occuper le cerveau pendant les 10 minutes… Ben oui parce que je suis le garde national anglais qui bouge pas un cil même quand on a un Michaël Youn qui fait toutes les conneries du monde avec vous, moi!!! L’immobilité, comme la flotte, comme les légumes, comme l’homosexualité, comme plein d’autres choses encore, c’est pas mon truc! Alors je m’occupe, j’observe. Y a quoi à observer dans un IRM? Que dalle! Du blanc avec une bande bleue pâle. Et un truc avec lequel j’ai développé une certaine sympathie. Je l’ai appellé mon grain de sésame. Ca y ressemblait un peu à vrai dire mais c’était plus un grain de sable, enfin une aspérité, un faux défaut de construction bien minime quoi. Alors voilà, j’ai tapé un délire sur ça, je lui ai parlé, je lui ai demandé depuis combien de temps il était là, s’il avait vu des belles gueules passer, des anatomies féminines intéressantes, des cas psychiatriques, tout ça… Silencieusement bien sûr, par la pensée, parce qu’on parle pas dans une IRM de la mâchoire, surtout pas! Et puis je me suis souvenu que j’avais des tics. Emmerdant ça les tics quand on doit rester immobile… Et puis la seringue glissait, forcément, dans cette position et dans un endroit relativement humide et tenue par une machoire en mauvais état… Comment cette ******rie pouvait ne pas glisser? Et puis au bout d’un moment: la salive… Parce que la gueule ouverte avec ce machin dedans et sans bouger, ben on salive et si on trouve pas un moyen de l’avaler ben on s’étouffe; alors forcément…

« - Vous m’entendez? »

« - Mon Dieu! C’est vous? »

« - Non c’est l’infirmier qui te parle, *******! »

« - Ha? Dommage… J’aurais eu quelques réclamations à faire… »

« - Vous pouvez éviter de bouger? Les images sont un peu floues. »

« - Déjà te répondre avec ça dans la gueule c’est pas évident, et pour ce qui est de pas bouger, j’te jure que je suis à fond dans l’immobilisme là!! Déjà que je suis de gauche… »

« - Ok, faites au mieux, on y retourne… »

C’était interminable… comme cet article, pire même! Après la seringue dans la bouche, il a fallu faire sans la seringue. Je me suis relevé avec la tête qui tournait et mal aux jambes, et surtout… à la machoire!!!!!!! Ben oui parce qu’avec leurs cales et leur seringue que je devais serrer pour pas qu’elle glisse et s’enfonce dans ma gorge, forcément… Ensuite j’ai vu le médecin, qui m’a mis ce que les jeunes comme moi appellent un space, ou un vent: il arrive, je lui tends la main, il regarde ma main, regarde mes yeux et enchaine. Je regarde ma main, fait une moue expressive du genre « ok, sympa, fais le cowboy avec moi je dirais rien… » Donc il confirme lui aussi la luxation mais rajoute une petite nuance: une fêlure. Evidemment en entendant ça je me dis: « ha la ****** de ****** de merguez de *****!!!!!!!!!! » Rendez-vous compte: une fêlure du ménix rien qu’en bouffant un sandwich merguez!!!!!! Mais dans quel monde on vit????? Ha non la France va pas mieux depuis que Sarko est au pouvoir!!!!! Sous Chirac une merguez aurait jamais osé, ça c’est clair!!!!!!

Et donc au final mes chances de me faire opérer sont plutôt faibles parce que ça se remet assez bien tout seul, du moment qu’on ne me fait plus d’IRM bien sûr… Tout ça pour une ****** de merguez, non mais franchement…

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Allez, après avoir tapé sur Sarkozy et sa clique, il est temps de taper un peu sur la gauche. Qui aime bien chatie bien il paraît. Pourquoi? Parce que je me considère (de plus en plus difficilement certes) de gauche. Pourquoi? Parce que je suis toujours du côté du plus faible contre le plus fort, d’une part. Parce que je considère que donner du pognon à quelqu’un qui en a déjà à plus savoir quoi en foutre ça n’apporte rien à la croissance, au pays et à l’individu lui-même, alors que filer du pognon au pauvre vous verrez que tout de suite il va consommer, s’il consomme, il relance la production, crée de l’emploi etc etc Ca me semble tellement logique… Trop sans doute. Parce qu’au final on voit bien souvent la droite faire des réformes de gauche et inversement: sécurité sociale pour De Gaulle, privatisations pour Mitterand… Enfin je suis toujours dans la catégorie « pauvre », chômeur et artiste, donc forcément je vais pas me tirer une balle dans le pied non plus.

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Bref, trêve de philosophie, c’est bien ça le problème d’ailleurs. Qu’en-est-il de la gauche aujourd’hui?

D’abord il y a l’extrême gauche. J’aime pas trop les extrêmes mais le communisme, je suis fan. Je ne parle pas de la dictature prolétarienne, du stalinisme, de Castro, de Mao, des goulags etc etc Non, non, ça normalement ce n’est qu’une douloureuse étape vers le vrai communisme qui est en réalité une utopie où chacun partage ce qu’il a avec tout le monde, c’est le christianisme épuré de tout mysticisme, de toute métaphysique, si on te frappe sur la joue droite, tend la joue gauche, tout ça… Fin de la lutte sociale, de la guerre des classes, tous dans la même ***** ou dans la même liesse: liberté, égalité, fraternité. Malheureusement, comme toute utopie, ça n’a jamais fonctionné. Le problème que j’ai, moi, ce n’est pas avec le communisme, loin de là, mais avec les communistes. Déjà parce qu’un type qui n’a rien et qui exige que ceux qui ont partagent, c’est logique, trop logique mais tellement trop facile aussi. Mais surtout, le problème que j’ai, vis à vis de l’extrême gauche en France, c’est celui de son unité. Dernière élection présidentielle, combien? 4 candidats? 5? Je ne sais même plus… Voyons… Arlette, la ptite vieille qui radote. Bové, notre big moustache à nous. Besançenot, le gentil facteur licencié d’histoire, notre tintin à nous. Et puis Buffet, la râleuse chronique au charisme de Tatie Danielle. Je ne pense pas avoir oublié qui que ce soit… Soit! 4 candidats, un seul programme! Evidemment, il y a quelques nuances mais il faut vraiment avoir le nez dessus pour les voir. En tous cas, tous sont d’accord pour dire que Sarkozy c’est le Mal incarné, Gargamel, le vilain pas beau, pire encore que Lepen parce que lui a de fortes chances de conquir le monde (courte citation des Inconnus interprétant Isabelle a les yeux bleus, rassurez-vous j’aurais jamais fait une faute comme ça ^^). Allez les gars, on lui fait barrage! Et pourquoi ce serait toi qui leur ferait barage espèce de petit fénèque de postier? Quoi? T’as quoi contre les postiers? Mais rien, elle a juste voulu dire… Ho toi la vieille c’est bon! Remonte sur ta mobylette! C’est une honte de faire chier le monde à ton âge!!! Mais… Mais… Travailleurs, travailleuses… Ta gueule!!!! Mais dis quelque chose José, *****! Ho non vous me faites chier moi j’y vais tout seul, dé*****z-vous… Voilà. Ca ressemble à ça l’extrême gauche. Des gens qui pensent pareil, qui veulent la même chose, qui pourraient se faire un gros calin et faire de grandes choses, mais au lieu de ça que dalle! Evidemment, Mitterand les a plombé en son temps, comme Sarkozy est en train de plomber le PS, c’est presque de bonne guerre, mais quand même… Ils se sont tous présentés en sachant très bien qu’ils n’auraient aucune chance d’être au deuxième tour. Alors pourquoi? Pour élire le label rouge! Celui qui pourrait se la péter en disant « Ouais mais moi je suis le plus fort, j’ai fait 4% alors que toi t’as fait 3,5% quoi! C’est trop la lose 3,5, tu vois? » Résultat: la gauche se fait barrage à elle-même!

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Voilà donc pour l’extrême gauche, qui ne fait donc chier qu’elle-même depuis déjà un bon paquet d’années.

Je vais donc pouvoir passer à l’autre force un peu moins à gauche: les verts! Voilà c’est fait. Maintenant passons au parti socialiste.

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Alors sur le PS, il y a pas mal de choses à dire. Déjà le PS c’est quoi? C’est des gens plutôt à gauche de la gauche, des gens plutôt à droite de la gauche, des gens au milieu qui se posent pas trop la question et des militants franchement paumés. Le problème du PS, sempiternel problème, c’est « qu’est-ce qu’on fait du capitalisme, du libéralisme, de la mondialisation? » Il y a ceux qui refusent ce système-là en bloc donc et d’autres qui ont décidé qu’on pouvait pas le refuser alors il faut bien faire avec. Résultat: quitte à voter pour quelqu’un qui accepte le libéralisme, quelqu’un qui est à droite de la gauche, autant voter pour Bayrou ou carrément pour Sarkozy, et pour ceux qui refusent le système, autant voter pour Besancenot… Le PS, c’est l’illustration la plus flagrante de l’expression « avoir le cul entre deux chaises ».

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On voit donc en ce moment, relayé par les journaux et même pas seulement de droite, ce qu’on a appellé « une guerre des chefs ». En gros, c’est la même chose que pour l’extrême gauche, trop de chefs et pas assez d’indiens, et ça ne pourra aboutir qu’à la même chose: une bonne scission qui va encore diviser tout le monde, face à une droite toujours bien unie. La guerre est tellement farouche, l’agonie du parti tellement avancée, qu’ils en ont même oublié d’aller faire un tour pour saluer monsieur Obama, le futur sauveur du monde libre et de celui qui aimerait bien ne pas l’être de force. C’est dommage de ne pas se faire voir à ce fameux congrès quand même. Ce n’est pas de très bonne augure pour l’avenir en tous cas…

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Mais ça encore moi, ça ne me perturbe pas plus que ça. Le dernier événement qui m’a vraiment perturbé était un non-événement, une anecdote, un rien. C’était lors de la campagne présidentielle, menée, au PS, par cette dame qui a foutu un sacré merdier: elle a été victime de machisme, sans doute, mais du coup, la moindre vanne et hop elle se met à pleurer très fort en vous pointant du doigt et en vous traitant de macho, de sexiste etc Le PS a présenté une éternelle victime qui se complait dans ce rôle à la présidentielle. « Ceux qui votent pas pour moi c’est que des sexistes de toute façon! ». J’ai donc assisté à la campagne la plus scandaleuse jamais vu, aucun candidat ne me semblait posséder une qualité pourtant essentielle pour tout aspirant président de la République française, à savoir la dignité. Ca n’a pas arrêté de se tirer dans les pattes, de se faire des coups bas… Bref, la Star ac a eu sa Magalie, le PS a eu sa Ségolène. Mais au delà de ça, il y a eu une émission de télé où la miss Chabichou est apparue, et cette émission a alors fait parler d’elle. Rendez-vous compte: une candidate à l’élection présidentielle a touché l’épaule d’une handicapé!!!! Truc de ouf!!! Les médias en ont fait leurs choux gras pendant au moins 15 jours, une anecdote, un non-événement. Et pourtant… Coup de com? Sans doute. Moi ce qui m’a choqué dans l’histoire, c’est que ça ait choqué. Parce que là on touche le fond du VRAI problème socialiste en France. Il est exceptionnel qu’une « élite » socialiste touche l’épaule d’une handicapé… Ca surprend. On l’avait pas vu venir. Et là d’un coup tout s’éclaire! Les « élites » socialistes, parlent, râlent, se querellent… mais jamais on ne les voit sur le terrain. La France est un pays merveilleux qui permet de faire plein de choses, même quand on est pas élu. On peut monter des associations, on peut intégrer des associations, on peut travailler dans l’humanitaire… Si madame Royal est si concernée que ça par le sort des handicapés, des démunis, des orphelins, des plus faibles, pourquoi ne la voit-on pas plus souvent à leur côté? Parce qu’ils sont dangereux ces gens-là? Parce qu’ils puent? Parce qu’ils ont plein de maladies trop moches? Parce qu’elle a mieux à foutre? Au lieu de se ruiner (je lol) à se refaire la dentition, elle pouvait pas filer ses thunes à quelqu’un qui a d’autres besoins un peu plus vitaux?

Comment être crédible dans de telles conditions? Comment, quand on est un ouvrier par exemple, ne pas voter pour un type qui parle comme nous, plutôt que pour une bourgeoise qui fait semblant d’être concernée? « Casse toi pov con! » (oui oui j’y tiens ^^) ça fait quand même plus gars du peuple. « Travailler plus pour gagner plus » aussi, ça sent les longues errances dans les bistros ça. Alors que côté gauche, côté ouvriers, côté coeur… que dalle, on sent rien battre, de la com, mauvaise en plus et c’est tout.

Avec tout ça, la France va mal, je vous le dis, moi!!!

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Je regarde trop Canal +. Je vois pas d’autre explication. D’habitude, les films français j’attends qu’ils sortent en DVD ou même qu’ils passent à la télé pour les regarder, sauf exception comme Bienvenue chez les chtis. Comme je l’ai dit dans l’article précédent, je vais au cinéma pour m’en mettre plein les mirettes, parce que grand écran, parce que son dolby et surtout parce que 8€60 la séance. Et le cinéma français n’a pas pour habitude d’en mettre plein les mirettes. Donc je ne vois que ça: trop de Canal +. Ben oui parce que je regarde la télévision environ 15 minutes par jour et toujours à la même heure, au moment de manger. Il m’arrive donc de tomber sur le Grand journal animé par Denisot et dont la présentatrice météo était Louise Bourgoin, avant qu’elle ne se sente pousser les ailes du 7ème art… Alors évidemment j’avais pas mal entendu parler de ce film avant qu’il ne sorte, j’avais vu des extraits aussi. Le dernier film avec Lucchini que j’avais vu c’était Paris, que j’avais trouvé excellent. Il y a eu aussi Molière, de la même trempe. Ma chérie aime bien les films avec Lucchini. Tout ça nous a donc amené à rentrer dans la salle sombre pour voir ce film. Tout ça nous a donc amené à une grosse déception.

Au niveau des acteurs, rien à redire, tous sont bons et Louise, la jeune première, joue magnifiquement un rôle qui lui va forcément comme un gant car elle y joue presque son propre rôle, en plus conne, en plus superficielle je l’espère. Lucchini est toujours aussi juste qu’à son habitude, enfin il joue du Lucchini quoi. Roshdy Zem est tout aussi juste dans son rôle de garde du corps froid et zêlé.

Au niveau de la réalisation c’est du pur film français. Rien d’exceptionnel, rien de moche, aucune originalité, aucune fantaisie. C’est bien réalisé, sans plus, sans moins.

Non en fait le problème vient plutôt du scénario. Quelques répliques Lucchinesques qui font sourire, sans plus. Quelques situations cocaces, sans plus. Des dialogues qui font aussi dans le sans plus. Tout ça fait déjà beaucoup de « sans plus » et donc un résultat final bien terne, alors qu’avec la présence de la déjantée Louise on s’attendait vraiment à un festival. Ben non. Le propos du film en lui-même est plutôt limite. On m’a toujours dit au cours de mes études qu’un bon écrivain évitait les clichés comme la peste; je pense que ça doit aussi s’appliquer aux scénaristes. Là, le propos du film c’est simplement que les filles de Monaco, et par extrapolation du sud, sont des petites pétasses faciles, superficielles, pas très intelligentes et prêtes à tout pour se hisser dans le gotta de la société, la jet set, le star system tout ça. Y compris en se tapant un avocat quinquagénaire totalement coincé. C’aurait pu passer inaperçu si à un moment Roshdy Zem ne sortait pas la réplique qui tue: « C’est une fille typique d’ici. » Autrement dit, le propos du film est bien de dire que la fille typique de Monaco est une vulgaire pétasse superficielle et machiavélique… Un peu léger, pas très fin, pas très subtile. Peut-être le scénariste, le réalisateur ou quelqu’un à l’origine de ce film a-t-il eu quelques déceptions suite à une rencontre avec une fille de Monaco, peut-être avait-il envie de régler ses comptes. Peut-être la jet set, le gotta a voulu lancer un message clair aux petites monégasques: foutez-nous la paix ou on vous bute!!!!

Encore… Si le film en lui-même était bon, drôle, original, avec de bonnes répliques bien senties, ç’aurait pu passer, mais là, quand se déroule le générique de fin, il ne reste plus que ça, ce message tout pourri. La fin en elle-même est pathétique. Tellement logique, tellement évidente que ça n’en est même plus crédible; on se demande si l’équipe responsable de ce film ne se fout pas franchement de la gueule du spectateur. Une comédie qui finit mal, la meilleure solution pour finir de plomber le film. Avec du talent, c’est jouable. Ca doit exister, de bonnes comédies qui se finissent mal, même si aucune ne me vient en tête pour le moment, mais sans talent…

D’une certaine façon, on peut comparer ce film avec Bienvenue chez les chtis, puisqu’ils traitent tous deux de clichés « régionaux ». L’un est bon, subtil et drôle, l’autre est terne, ennuyeux, pathétique…

Bizarrement, je me rends compte que les critiques de ce film sont bonnes, qu’on y trouve des qualités dans l’analyse des sentiments humains, les jeux de pouvoir, la sexualité… Je qualifierai ces critiques d’absurde chauvinisme. On ne peut pas, déjà, défendre de la sorte un film qui transmets un propos aussi pourri et sans la moindre nuance. D’ailleurs ce propos montre à quel point ce film est d’une grande justesse psychologique: des clichés, encore et toujours des clichés, traités sans subtilité, sans finesse et sans humour. Mais évidemment, il faut pouvoir défendre notre petit film français face à l’homme chauve-souris, et pour ça toutes les conneries semblent bonnes.

Ceci dit, les dames pourront toujours se régaler, suivant leurs goûts, en matant sans vergogne le corps de Roshdy Zem, ou celui de Lucchini, les deux ayant deux charmes différents mais indiscutables. Par contre, les hommes pourront se faire plaisir avec une Louise Bourgoin qui devrait quand même manger un peu: mince c’est bien, trop mince c’est pas forcément génial quand même. Vous aurez d’ailleurs l’occasion de juger par vous-même si vous allez le voir puisqu’elle est à moitié à poil voire carrément à poil tout au long du film. Hé oui! Qu’est-ce qu’il faut pas faire pour faire du cinéma? Et qu’est-ce qu’il faut pas faire pour faire venir les spectateurs…

« - Bon Anne! Il est pourri ton film, faut faire quelque chose là!!!! »

« - T’inquiète! J’ai embauché Louise Bourgoin, la miss météo de Canal +, celle qui fait fantasmer tous les mecs depuis quelques mois, tu vois qui? Et je vais la foutre à poil pendant tout le film, je vais même aller jusqu’à la mettre en petite jupe blanche, avec rien en dessous, en scooter, sous la pluie. T’en penses quoi? »

« - J’en penses que si je te dis que ça va pas le faire, vu ton état de santé psychologique, tu serais capable de faire la promo du film en te foutant à poil à la télé, alors je vais dire que ça va cartonner et je vais te donner l’adresse d’un bon psy… »

« - Euh… psycholo… quoi? »

« - Ca va aller, Anne, ça va aller… »

Donc voilà, pour conclure, je dirais que ce film est à peu près aussi intéressant qu’un mauvais film érotique, ou une mauvaise comédie. Mais peut-être manquè-je d’humour? Peut-être n’ai-je pas cet humour là? Peut-être suis-je trop *** pour voir toute la finesse de ce film? C’est possible mais j’en doute.

Note normale: 1/5

Note nanard: 1/5

Par contre, comme je n’ai absolument aucun scrupule et que j’adore me contredire moi-même, je vous mets une petite photo de Louise pour finir. Moqueur Allez on dira que c’est pour prouver ce que j’ai avancé pendant tout cet article…

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Voilà un peu de neuf après un week-end assez space pour moi, niveau personnel. Ce week-end m’a également permis d’aller deux fois au cinéma,et au prix du billet (8€60) ça relève quand même de l’exploit, voire de l’arnaque!!! A ce propos il faudra un jour que je fasse un article sur le piratage, parce que j’ai pas mal de choses à dire sur le sujet!

Je me permets aussi une petite parenthèse pour dire que je suis crevé, généralement mes articles je les écris d’une traite sans respirer, sous l’impulsion et donc parfois je fais quelques fautes, quelques tournures malheureuses… Quand j’ai le courage, je me corrige après coup mais faut pas oublier que je suis quand même une grosse feignasse. Donc un peu d’indulgence pour un écrivain très diminué J’en profite aussi pour signaler une erreur de débutant que j’ai commis dernièrement avec Flickr, le site qui héberge mes images. En rentrant de vacances j’y ai hébergé toutes mes photos, ce qui m’a permis de découvrir que n’ayant pas souscrit à la version « pro », je suis limité niveau poids pour les images que j’envoie. Donc j’y ai toutes mes photos de vacances non retouchées mais je ne peux plus y ajouter d’images à moins de créer un autre compte mais ça ferait quand même le troisième (toutes mes photos de vacances passaient déjà pas sur le premier); il va donc falloir attendre le mois de septembre pour admirer à nouveau mes conneries visuelles (ou alors pour se retrouver à nouveau consterné devant tant de débilité et de nullité réunies, c’est selon…).Heureusement, ça ne nous fait qu’une petite semaine à patienter.

Bref,venons-en à Babylon AD. On avait le choix ce vendredi soir: Batman, La Fille deMonaco, ou Babylon AD. J’étais plutôt chaud pour Batman que tout le monde trouve absolument génial mais ma chérie d’amour, pas trop. Va donc falloir que je me trouve un autre spécimen plus testostéronifié pour aller constater les faits. Ma chérie était plus curieuse pour le dernier film de Lucchini. Parfaite entente faisant, nous avons donc été voir le film plus ou moins entre Batman et La Fille de Monaco.

Il faut dire que j’étais assez curieux de le voir, non à cause de bons échos que j’en aurais eu, mais simplement parce que j’ai lu et aimé le livre dont il est issu, qui s’intitule Babylon babies de Maurice G. Dantec. J’ai été fan dudit Dantec pendant un temps. Ses trois premiers romans sont excellents, surtout le deuxième (Les Racines du Mal), mais par la suite j’ai découvert un personnage(l’auteur) inquiètant et ambiguë, et, surtout, un quatrième roman intitulé Villa Vortex… que je n’ai pas su finir, loin s’en faut. J’ai lu la Bible plusieurs fois, le Coran deux fois, j’ai lu l’Eneïde, j’ai lu du Aragon, aucours de mes études on m’a fait étudier plusieurs des bouquins les plus difficiles à lire de la planète et le pire c’est que dans pratiquement tous les cas j’y ai pris du plaisir, au point de lire pour mon plaisir personnel d’autres ouvrages de ces auteurs. Mais là, im-po-ssi-ble! Les 200 premières pages, ça se lit comme du Dantec, le reste, c’est-à-dire les 400 dernières pages, ça ressemble à un délire mégalo-parano-vanito-métaphysique. Ca forme des phrases construites. Les mots existent et ont bien un sens. Mais malgré un vocabulaire dont je suis plutôt satisfait voire fier, il aurait fallu que je sorte le dictionnaire au moins deux fois par phrase, et pourquoi? Pour en venir où? J’aime pas particulièrement me sentir *** quand je lis un livre, encore moins exclu par manque de vocabulaire. J’apprécie beaucoup qu’on me mette des mots exotiques, techniques, scientifiques de temps en temps parce que ça m’enrichit, grâce au contexte on peut comprendre, là fallait déjà comprendre le contexte pour pouvoir comprendre le mot en question! (au passage, vous avez vuça: deux critiques pour le prix d’une! C’est pas du bon article ça madame?  )Donc après ça je n’ai plus osé retenter l’expérience, au prix du bouquin à notre époque…

Babylon babies est donc le dernier bouquin lisible et bon de l’auteur avant qu’il ne sombre dans la folie. Cela dit on sent une progression déjà bien avancée. Le premier bouquin de Dantec, La Sirène rouge (adapté également au cinéma avec le même titre et d’une qualité très moyenne), était presque convenu, par rapport au reste. Dans le second, il commence déjà à bien se déchainer, mais dans le bon sens, dans le troisième ça part dans tous les sens mais ça donne un résultat très lisible et intéressant.

Par contre, je me suis interrogé d’emblée: pourquoi avoir adapté le premier, le troisième et pas le deuxième entre temps? Parce qu’il faut savoir que les deux premiers n’ont pas vraiment de rapport mais le troisième, Babylon babies donc, est la suite de chacun d’eux: Hugo Toorop est le personnage principal de La Sirène rouge et Darquandier celui des Racines du mal, et les deux se réunissent à la fin de Babylon babies… Sans doute parce qu’il n’y a pas de logique de production, les deux étant indépendantes vis à vis de l’autre. Dommage mon préféré reste donc toujours à adapter.

En ce qui concerne le film en lui-même, rien à redire quant à la réalisation: c’est du Kassovitz. C’est propre, bien amené, bien pensé, bien réalisé, bien monté. Pas de folies particulières comme ç’avait été le cas avec le noir etblanc pour la haine ou l’exhibitionisme morbide et traumatisant pourAssassin[s] mais ça passe très bien, comme un bon blockbuster hollywoodien.

Pour les acteurs, il n’y aura pas d’oscar: Vin Diesel joue un Toorop très crédible, mais Toorop est une brute, idéaliste mais une brute quand même. Michelle Yeoh est la même que dans chacun de ses films. Mélanie Thiérry est la plus touchante en « paquet » surhumain à livrer aux Etats-Unis. Paradoxe: elle y joue une sorte de surfemme et pourtant c’est elle la plus fragile, la plus humaine.On la retrouvera sans doute par la suite dans des films d’horreur… Par contre déçu par le choix de casting pour Darquandier: Lambert Wilson. Lui est excellent comme à son habitude mais je n’imaginais pas Darquandier, le savant fou, obsédé notoire et toxicomane tout à fait comme ça. Je l’imaginais beaucoup moins posé, beaucoup moins classe. Mais bon… Babylon AD n’étant pas Babylon babies (j’y reviendrai plus en détail par la suite) ça devient acceptable, mais dommage, ç’aurait rajouté une petite touche de folie avec un acteur plus correspondant. Le Banner joue la brute incapable de parler mais avec un coeur, absolument parfait donc. Depardieu joue un Gorsky répugnant à souhait. Et Rampling joue une gourou classieuse et inhumaine avec son talent habituel. En conclusion: pas grand chose à redire, hormis peut-être pour le doublage deToorop/Vin Diesel qui se retrouve avec une voix à la Joey Starr. Je ne saurais pas trop dire pourquoi ça me titille, mais ça m’a titillé pendant tout le film. En plus, Jean Marc Barr (Le Grand Bleu) avait joué ce rôle dans La Sirène rouge et je trouvais qu’il correspondait bien plus. Enfin à vrai dire, je cherche un peu la petite bête là.

Passons donc au scénario… J’ai lu Babylon babies il y a quelques années et donc le souvenir n’en est plus très frais. Cela dit, je peux tout de même affirmer queBabylon AD est très différent du livre. C’est sans doute pour ça qu’ils ont légérement changé le titre. En gros, ça se passe dans le futur (déjà il me semble que dans le livre ça se passe au début des années 2000, mais j’en suis plus très sûr). Une partie de la planète est en guerre, l’autre en paix. L’autre partie c’est les Etats-unis.Toorop est un mercenaire, catalogué comme terroriste aux Etats-unis et donc interdit de séjour. Un jour, Gorsky, un type louche qui vit dans un char d’assaut à l’intérieur luxueux, lui propose un contrat: mener une gamine jusqu’aux Etats-unis, en échange d’une nouvelle identité et d’une somme conséquente. Toorop accepte et fait donc traverser la gamine, jusque là protégée du monde extérieur par l’enceinte de son couvent, détenu par une secte pas très nette, un monde en plein chaos où on ne peut faire confiance à absolument personne. Entretemps ils se feront courser par une bande de Yamakasi à peine pubères dont je n’ai pas non plus le souvenir dans le livre…Finalement, ils découvriront la stupéfiante vérité quant à cette jeune fille et le but de ce voyage.

Il apparait donc que Kassovitz ait voulu apporter quelques modifications plutôt majeures à l’histoire. Il faut dire que les romans de Dantec ne sont pas vraiment des hymnes à l’humanité, mais bien des brûlots mysanthropes au possible, pessimistes et angoissés jusqu’à la paranoïa. Babylon AD n’en est pourtant pas une adaptation humaniste et philantrope, loin de là. Il faut dire que la science fiction n’est généralement pas un genre très optimiste mais plutôt une mise en garde sur ce que pourrait être l’avenir si on n’y prend pas garde. Là, Kassovitz semble plutôt prendre le parti d’une oeuvre moins engagée vis à vis de l’actualité (Dantec, ça je m’en souviens critiquait vertement et ouvertement les pays occidentaux pour leur non-engagement notamment dans les tensions en Europe de l’est (avec la Géorgie on tombe enplein dans l’actualité)). Donc là on se met dans le futur, on n’attaque personne directement ni clairement et on se focalise plus sur la baston, l’action que sur les revendications politiques. Sage décision: maturité de la part d’un réalisateurqui est le responsable du premier film sur les banlieues françaises, lançant ainsi la mode et géniteur d’un évident sentiment d’insécurité? Parce qu’effectivement La Haine, bien qu’assez jouissif et très bien réalisé, ne donne pas une image très positive des jeunes de banlieue et a même fortement tendance à foutre le feu à la poudrière. Quand on bosse dans le show business il faut faire parler de soi, susciter des débats. Là ce film a eu ce mérite là, bien joué de sa part, mais son influence reste contestable, discutable. Ici, on en est tout de même assez loin, je m’attendais à quelque chose de plus virulent, et au final je me retrouve avec un Babylon babies grand spectacle mais édulcoré. Pourquoi pas? Après tout je vais au cinéma pour voir des effets spéciaux, de la baston, des balles, du sang, du grand spectacle, et je lis pour réfléchir. Donc ça ne me dérange pas.

Au final on peut donc dire que Babylon AD, sans être le film du siècle, ni de l’année et même pas du mois (je suppose toujours que Batman est le film du mois, sinon faudra que je me corrige…) mais que c’est un bon film d’action et de science fiction. On a passé un bon moment, on en a eu plein les mirettes, Kassowitz a trouvé le ton juste, ni trop, ni pas assez et on peut l’en féliciter parce que c’était vraiment pas évident.

Note finale: 4/5

Note nanard: 0/5

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J’aurais pas tenu longtemps. Aujourd’hui 12 clopes, mon maximum depuis quelques années. Pourquoi? Un blog ne doit pas servir à régler ses comptes. Situation tendue, très tendue. La personne incriminée a manqué de classe et de respect, ce ne sera pas mon cas.

Critiquer une politique, je considère ça comme un devoir: sans critique, on n’avance pas.

Critiquer une institution, même chose.

Critiquer un livre ou un film, c’est une bonne chose. Personnellement je préfère quand on critique mes oeuvres de façon négative plutôt que positive, parce que c’est comme ça que j’évolue.

Critiquer nommément une personne reconnaissable, retrouvable, non. Je peux être insultant, grossier, je peux être très énervé, je n’ai pas non plus envie de porter préjudice à la personne avec qui j’ai un problème, pas comme ça. Exception faite des puissants, des intouchables, des personnes publiques, dans certains cas particuliers. Une personne publiquement raciste par exemple, est déjà insultante elle-même. Un type qui n’hésite pas à recourir à l’injure ( »casse toi pauv’ con »), je ne vois pas pourquoi on devrait s’en priver à son égard…

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Je me suis retrouvé aujourd’hui dans cette position, humilié, rabaissé, enterré, par une personne censée m’aimer. Ce n’est pas une personne publique, donc dans ce genre de cas, ça se règle entre quatre yeux.

Donc oui c’est une défaite pour moi. Le tabac a gagné, et la connerie aussi. Une bataille, certes, mais sûrement pas la guerre, pour l’un comme pour l’autre.

Le problème c’est qu’avec tout ça ma pièce de théâtre prend du retard. Ecrire une comédie quand on a 25 de tension artérielle, c’est pas franchement évident. J’ai déjà écrit des comédies dans de sales états, lors de coups de déprimes violents, mais il me faut un peu de temps pour réussir à canaliser mon énergie. Le rire est une fuite. Fuite de la mort, fuite de la souffrance. Le temps d’un bon mot ou d’une absurdité, on oublie qu’on n’est jamais qu’un tas de chair pourrissant, né pour crever. On oublie que l’amitié perd toute sa valeur avec les années qui passent. On oublie… La vie est une parodie. Un jour sans doute je repenserai à cette journée et la trouverai dérisoire; une vulgaire épine dans le pied pendant un si long chemin. C’est ce que je me disais quand j’étais au plus mal, et le temps a fini par me donner raison. Aujourd’hui c’est devenu un leïtmotiv.

Je me rends compte que mes innombrables épreuves m’ont appris à encaisser sans broncher. J’aurais pu réagir à vif et crucifier mon ennemi sur place. Je ne l’ai pas fait. J’ai temporisé, serré les dents, jusqu’au sang. Il va malheureusement pourtant falloir sévir. Je ne suis pas pour la répression, je préfère la prévention, le dialogue. Mais mes tentatives de prévention et de dialogue ont toutes échoué. Dans ces cas là, la répression devient une obligation.

En ce qui concerne les critiques, n’hésitez pas: défendez Sarkozy, expliquez-moi pourquoi les ASSEDIC ne peuvent pas agir autrement, défendez John Rambo… Je ne suis pas Dieu, je ne suis pas omniscient, je suis faillible et je suis assez humble pour reconnaître lorsque je me trompe, mais surtout j’ai envie d’apprendre et surtout de connaître les avis divergents. Quel intérêt de ne susciter que l’adhésion? Quel intérêt d’entendre toujours des gens dire qu’on a raison? Quel intérêt de ne fréquenter que des gens qui ont les mêmes opinions? Ce ne serait vraiment que de la masturbation mentale, de l’autosuffisance. Ce n’est pas mon approche. J’adore qu’on me contredise.

Alors n’hésitez pas…

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Impressionnant…

Très franchement je n’arrivais pas à me décider s’il était bon ou pas d’envoyer des troupes en Afghanistan. Aujourd’hui je sais que c’était une mauvaise idée. Pas parce que la cause à défendre là-bas ne mérite pas d’être défendue. Pas parce que les autres pays se débrouillent très bien sans nous. Pas parce que je considère la menace terroriste comme trop faible. Non, non, rien de tout ça. Simplement parce qu’aujourd’hui le monde entier sait que la France est tout sauf un pays de guerriers et que militairement on est vraiment les pires chèvres qui soient…

Quand je vois la presse, j’ai l’impression que la France découvre avec horreur que des balles ça pique et ça peut même tuer. La France découvre avec horreur que rentrer dans un conflit ça peut occasionner des victimes. La France découvre avec horreur que les militaires sont souvent des jeunots de 20 ans. Et apparemment il faudrait plutôt envoyer des vieillards, sans famille, au combat, ou des cancéreux en phase terminale…

Evidemment je compatis sincèrement au deuil des familles, des amis, des proches. J’ai moi aussi perdu suffisamment de proches pour connaître cette douleur qui les tirraille. Mais je ne peux pas m’empêcher de penser aux guerres précédentes, dans lesquelles les zones de combat étaient remplis de minots de 14, 15, 16 ans… Je repense aux massacres, aux vraies défaites, celles qui font des milliers de morts, en très peu de temps.

Là on a 10 soldats tués… C’est à peu près la dose quotidienne de soldats américains tués depuis 2003. On a plus l’habitude ici. On ne sait plus se battre, on ne sait plus mourir.

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J’ai connu un jeune à mon ancien boulot qui voulait à tout prix rentrer dans l’armée. J’ai fait ce que j’ai pu pour bien lui expliquer à quoi il devait s’attendre. Je lui ai parlé de la mort. A 16 ans on ne meurt pas, on est invincible et… sourd, surtout. Avant on était perpétuellement en guerre, mourir au combat c’était bien, c’était un honneur. Là on n’a plus eu de perte militaire depuis tellement longtemps. Alors effectivement on ne sait plus ce que c’est. Ca choque. Et pourtant c’est ça l’armée. Quand on signe, on a certains avantages, mais on risque d’y laisser sa peau. Beaucoup partent à l’armée non par patriotisme, conviction, héroïsme mais par défaut. Ils sont sportifs mais ne trouvent pas de boulot, et puis de toute façon c’est fini les guerres, alors ça craint rien. Hé ben si ça craint. On a un président agressif, une situation internationale tendue et une crise économique généralisée. Donc oui, ça craint. Si on n’est pas près à mourir, il ne faut pas s’engager dans l’armée. Si on n’est pas près à voir mourir son compagnon, il ne faut pas le laisser s’y engager, ou alors il ne faut pas se mettre avec un militaire.

Hé oui c’est dangereux un fusil!!

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Bon ben voilà: deuxième jour de ma tentative pour arrêter de fumer et premier bilan. Déjà: l’arrêt violent, brutal du tabac c’est pas pour moi. Traduisez: dès le premier jour j’ai fait ma taffiolle. Cela dit, j’ai réduit ma consommation. Je suis passé d’une dizaine par jour à 4. Oui c’est minable mais pour moi c’est déjà pas mal. Aujourd’hui j’en suis à 3. Ceux qui me connaissent bien savent que je suis plutôt du genre warrior parce qu’en 28 ans j’en ai pris plein la tronche avec un père « inquiètant », un viol par un pédophile, une série de décès de proches, un passage d’une année et demi en mode clochard, une santé qui s’est barrée en live (suite à ce passage en mode clochard, logique) et à laquelle il a fallu plusieurs années pour se remettre sur pied et j’en passe… Donc il n’y a pas de raison pour que mon mental bute sur ça; sauf que la raison est peut-être là justement: à force d’accumuler les tragédies, forcément j’ai quelques séquelles et le plaisir malsain et relatif que procurent ces ******ries n’a pas été de trop dans ces moments difficiles. C’est un peu comme tourner le dos à un compagnon d’infortune. Et puis à part le sexe, qu’ai-je d’autre comme plaisir? L’alcool j’ai du arrêter à cause de ma santé vacillante et idem pour le cannabis qui aurait pu finir de me rendre dingue. C’est d’ailleurs cette dernière ******rie qui m’a foutu dedans. A force d’entendre que le cannabis est une drogue douce qu’on arrête facilement, on en finit par oublier que le cannabis se consomme avec du tabac. Donc oui le cannabis s’arrête relativement facilement (dans la mesure où on est pas entouré en permanence de fumeurs) mais après reste l’addiction au tabac. J’en connais qui ne fumaient que le joint, qui ont arrêté et qui se sont mis à fumer la clope…

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Tout ça pour dire qu’hier j’étais un guerrier prêt à en découdre, en chier pendant des semaines pour enfin vaincre et aujourd’hui… La démotivation totale. Enfin presque. J’ai réussi à diminuer, si j’arrive à garder le cap et à maintenir à ce niveau là un certain temps, je pourrai sans doute envisager de m’attaquer aux 4 dernières. Le hic c’est que jusque là ça a toujours foiré. Y a toujours un moment où je me dis « hé puis ***** rien à foutre… » Je me rassure en faisant le compte des cancers dans ma famille. Que dalle. Le problème serait plutôt d’ordre sanguin, diabète, tout ça. D’un autre côté le compte des fumeurs est aussi plutôt faible, et j’ai pas trop envie d’inaugurer ça. Enfin bref dure dure la volonté quoi. Heureusement il y a les comprimés à sucer Niquitin. Ca fait pas vraiment l’effet que j’attendais. Je m’attendais plus à un truc qui me passe l’envie de fumer mais concrêtement c’est juste un truc qui me met une grosse claque, tête qui tourne, gorge qui pique et qui m’invite à penser que si je rajoute une clope là-dessus je vais tomber dans les vappes. Donc ça a aussi son utilité: le temps du suçage (on dit comment? Pas féllation quand même? Moqueur) déjà no clope, et après coup il faut encore attendre un moment avant de pouvoir en refumer une (ou reprendre une pastille). Donc là ça me permet d’opter pour la méthode progressive.

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Le hic aussi c’est que je suis en train d’écrire une pièce de théâtre et un scénario pour un long métrage, et quand j’écris… ma consommation augmente grandement. L’état de transe des artistes que voulez-vous? Jamais le bon moment pour arrêter. Mais le fait est, aussi, que depuis hier je suis pas vraiment en état d’écrire. Trop tendu, pas la tête à ça. Donc dilemme. Il y a un choix à faire et j’ai des délais à respecter. Délais qui seront de toute façon dépassés (ça aussi défaut d’artiste Mort de rire) mais de façon acceptable si je continue à ce rythme-là.

En résumé: ça craint!!!!!!!!

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Hé oui ça devait arriver, depuis le temps que je me retiens, voilà la critique de notre cher président et de son gouvernement… Pourquoi je me suis retenu? Ben déjà parce que trop facile, parce qu’on en parle déjà beaucoup trop à mon goût et surtout parce que toutes les semaines, voire tous les jours, j’en aurais une nouvelle à faire. Et puis, au moins ça me permet de prendre du recul, et dernière chose, maintenant que j’ai arrêté de fumer, je suis d’humeur à tirer sur tout ce qui bouge (quitte à exagérer un peu voire à faire preuve de grossièretés, mais en ce qui concerne les grossièretés et l’agressivité je ne fais que me plier au modèle de réussite, de morale et de valeurs que représente notre cher président de la République; donc pour toute réclamation adressez-les directement à la personne concernée, en ce qui me concerne moi, je lui ferai suivre de toute façon…).

Pour commencer et pour faire écho à mon article sur les ASSEDIC (et au commentaire qu’on m’y a laissé, dont je suis reconnaissant), je vais parler de ce que je n’aime pas dans la politique de notre bien aimé président.

- La chasse aux pauvres.

Evidemment, il y a des abus parmi les gens qui perçoivent RMI et ASSEDIC. C’est de notoriété publique. MAIS, d’une part TOUS les RMIstes coûtent à chaque salarié 2€ par mois. Autrement dit, je vous dois un café les gars. D’autre part, la position de chômeur est une position difficile, économiquement et psychologiquement pour TOUT chômeur. Se sentir inutile, passer son temps à calculer, subir le mépris de ceux qui travaillent, quémander ou même voler ça ne permet pas de s’épanouir, de se sentir bien. Ca aussi c’est évident. Alors si en plus on vous fout la pression en permanence, qu’on vous complique administrativement la vie et qu’en plus on passe son temps à vous montrer du doigt, à vous culpabiliser, à vous stigmatiser… Ca peut facilement être cause de suicide. Et pour finir… l’absurde totale. Les chômeurs coûtent de l’argent. Ok. Mais les chômeurs qui coûtent le plus d’argent sont ceux dont on ne s’occupe pas (alors qu’on avait promis de le faire…). Je veux bien entendu parler des grands patrons. Ceux qui, par maladresse, incompétence, désinvolture, plombent des entreprises, font perdre des dizaines de millions et foutent des milliers de gens au chômage. Ceux-là s’en tirent, au mieux, avec 10 000€ de dommages et intérêts, comme monsieur Bon, ex pdg d’Orange, au pire, ils s’en tirent avec un pot de départ de plusieurs dizaines de millions d’euros… Vous ne trouvez pas ça autrement plus grave, plus important, plus urgent et plus coûteux que ces 2 malheureux euros? Petite parenthèse pour reparler des ASSEDIC et de l’ANPE et de leur déshumanisation orchestrée par ce gouvernement. Les pauvres employés font généralement bien leur boulot, malheureusement ils se retrouvent entre le marteau et l’enclume, et sont obligés d’appliquer les règlements, les protocoles, aussi absurdes peuvent-ils parfois être, et se plier à cette chasse aux pauvres, à ce fliquage, allant à l’encontre de leur vocation première…

- l’augmentation de ses indemnités.

Sur le même thème, je vais faire court. On stigmatise les chômeurs, on ponctionne les malades, on passe son temps à dire aux français que nous devons tous nous serrer la ceinture, que les caisses sont vides et… arbitrairement, sans aucune raison valable, on augmente ses indemnités de président de la République de combien? 140%? Et après ça on ose parler de pouvoir d’achat… La raison invoquée? Georges Bush il en a une plus grosse que moi (d’indemnité bien sûr…) et tout le monde en a une plus grosse que moi en fait!!!! Ben oui, nos anciens présidents montraient l’exemple. Celui-là se fout de nous tous et symboliquement nous dit clairement qu’il nous em*****…

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- L’Afrique.

Là effectivement on a un président de la rupture. Pas de la modernité, non, non que dalle!! du retour au XIXème siècle, à Darwin et surtout au colonialisme. Effectivement, depuis cette époque là on avait bien eu « le bruit et l’odeur » de Chirac et un Lepen toujours aussi haineux mais là il faut dire que notre président frappe fort. « L’Afrique n’a pas d’Histoire ». On va mettre ça sur le compte de la connerie. Après tout c’est vrai: l’Histoire de l’Afrique, on ne l’apprend pas à l’école, nous petits français. Alors une connerie pareille, c’est presque excusable. Depuis, je suppose que le petit Nicolas a du recevoir moult exemplaires de livres d’Histoire africains, venant des historiens de là-bas, logiquement outrés et humiliés par cette réplique. Par contre, parler de « la main d’oeuvre d’Afrique et de l’intelligence du Nord », alors là… Fort! Franchement fort! Je pense pas avoir besoin de traduire: les domestiques bazanés et les maîtres blancs, c’est clair. Ce genre de réplique au XXIème siècle, ça me choque. Venant d’un cochon d’extrème droite, passe encore… Mais venant d’un type de droite toute simple… Enfin il faut bien alimenter un peu les voix de Lepen dont il a bénéficié pendant les élections, me direz-vous…

- La politique du « je-fous-la-*****-sous-le-tapis ».

Ils sont cons quand même les français… Si, si et je m’inclus dans ce constat. Là je vais parler de la presse, parce que sur ce coup-là c’est un petit peu eux les coupables. Je vais prendre quelques exemples. Le premier: Sangatte. Le centre est fermé. Chouette. Donc on n’en parle plus. Mais où sont donc les sans-papiers? Parce que le centre est fermé ils ont décidé de rester chez eux? Non, non. Ils sont toujours là mais tour de magie, on ne les voit plus. Deuxième exemple: l’insécurité. On a la preuve formelle que la source de l’insécurité est la presse. Pour preuve: les chiffres augmentent mais on n’en parle plus. Donc ça empire mais on se sent plus en sécurité. Dernier exemple: le chômage. J’ai entendu un ministre, il y a quelques mois, Xavier Bertrand, ministre, donc de l’emploi etc etc dire que d’ici deux ans, la France retournerait au plein emploi. C’est quoi la définition du plein emploi? Effectivement à force de faire la chasse aux pauvres, les chômeurs de catégorie 1 sont de moins en moins nombreux (et encore, ça baisse pas des masses et parfois même, ça monte!). Par contre, j’aurais aimé qu’on me montre ce que deviennent les invisibles, ceux qu’on ne compte plus, les radiés. Suicide? Déménagement à l’étranger? Chambre à gaz? On s’en fout, apparemment. Ces gens-là ne sont plus français, ce ne sont même plus des hommes. C’est un peu la même logique que lorsqu’on pose une question à madame Lagarde concernant la hausse du pétrole: on n’a qu’à rouler à vélo… Idem pour madame Bachelot concernant la taxe sur les mutuelles: si votre mutuelle augmente ses tarifs, changez en! Voilà comment le gouvernement traite les problèmes les plus graves: comme de la poussière qu’on cache sous un tapis, et avec un cynisme édifiant, terrifiant même!

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Bon allez, en attendant que d’autres « petites choses » me reviennent, les points positifs. Pour moi, le principal c’est:

- Les gens issus de l’immigration enfin dans le gouvernement.

On l’attendait avec impatience de la gauche, c’est finalement la droite qui l’a fait. Rama Yade, Rachida Dati et avant elles Azouz Begag… C’est une sacrée claque pour la gauche, mais il est de tradition que la droite fasse de grandes réformes de gauche et que la gauche fasse des réformes de droite. Avec ça comment voulez-vous qu’on fasse encore confiance à nos élites? Comment voulez-vous que le taux d’abstention ne monte pas, inexorablement? Pardon? En jouant sur la peur de l’extrême droite? Ha oui c’est vrai…

- Sa politique de droite.

Ben oui. Je n’adhère pas du tout, mais comme disait à peu près Voltaire: « Je suis en total désaccord avec vos idées mais je mourrai s’il le faut pour que vous puissiez les exprimer! » (Enfin il parait que ça a été attribué à tort à Voltaire, dans tous les cas j’adore et je me fous de son auteur).

- Son ouverture à gauche.

Là aussi, ça a déstabilisé la gauche dans son intégralité, mais sur le fond, en faisant abstraction d’un éventuel calcul, des éventuelles intentions, je trouve ça plutôt pas mal. On ne peut pas dire que ça équilibre mais c’est déjà ça. L’idée n’est pas mauvaise.

Au final, je considère que le bilan est vraiment très mauvais. Les résultats sont là: le fossé s’élargit entre pauvres et riches, la fameuse fracture sociale dont parlait régulièrement le prédécesseur, le pouvoir d’achat dont il était censé être le président est en chute libre, le chômage, l’insécurité augmentent, malgré des chiffres forcément orientés, les français ont l’air de plus en plus moroses, déprimés et à force de le voir caracoler partout et sans arrêt on n’y prête même plus attention. Il reste encore 4 bonnes années à tirer. Peut-être d’ici là les choses auront positivement évolué, mais j’en doute, ça n’en prend pas le chemin et on a l’impression que nos élites s’en foutent totalement. Ben oui on a qu’à rouler à vélo, qu’on est cons…

Heureusement, il nous reste quand même la possibilité, pour les mecs, de… « faire des cartes de France » disons pour ne pas paraître encore grossier sur la femme de notre cher président. Pour les femmes… Dommage!

Allez les mecs, on se fait plaisir Clin d'oeil

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Enième bronchite en 15 jours, mon organisme supporte de moins en moins le tabac. J’ai déjà du passer aux « light », les tubes d’abord et les normales ensuite étant devenus trop forts pour moi. Mon organisme me réclame du sport et de l’air pur. Ma chérie déteste ce penchant et Marie est morte d’un cancer des poumons, et c’était franchement pas beau à voir. Je sais que je réclame le droit à crever, et comme je veux, mais pas aussi tôt que ça en fait.

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Quelle idée à la *** j’ai pu avoir de m’y mettre: maintenant je vais en chier pour le restant de mes jours.

Je ne comprends quand même pas qu’on puisse autoriser ces ******ries dans un pays civilisé. Le trou de la sécu serait rebouché depuis longtemps sans cette engeance. On invente d’injustes franchises médicales, on taxe les mutuelles… mais qu’on interdise le tabac bordel! ou qu’au moins on contrôle ce que ces salopards foutent dedans, cette fameuse « sauce » qui les rend « meilleures », c’est à dire plus addictives! Mais non, les partis politiques sont régulièrement et copieusement arrosés par ces milliardaires, partout dans le monde, journalistes, scientifiques et écrivains aussi. Alors on taxe, prétextant le bien être de ses concitoyens, alors qu’en réalité on se sert de cette addiction pour remplir les caisses. Dans un siècle ou deux, les livres d’Histoire parleront de ça comme d’un scandale sans nom, une abomination, et d’ici là je serai mort, de ça ou d’autre chose.

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Ma volonté va être soumise à rude épreuve, je le sais. Il me reste 3 paquets et demi, que je vais garder, parce qu’il est stressant de se dire que de toute façon on n’a plus le choix, d’être dos au mur. De toute façon, je sais qu’il y a toujours des clopes qui trainent dans cette maison, pas les miennes, et je sais où les trouver, et au pire, il y a un tabac pas loin. Ce seront, je l’espère, les 3.5 derniers paquets de ma life.

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Pour rendre ça plus acceptable, on va dire que M. L. fumait avant de mourir pour céder sa place à Marc Anciel, autre personnalité, autre caractère, autre vie. Pour compenser, j’écrirai un billet, comme celui-ci, que je rendrai public, chaque fois que j’aurai une pointe de manque. En cas de rechute, ma faiblesse sera ainsi connue de tous, et je devrai faire face à mon échec, à la honte. En cas de réussite ce sera l’inverse.

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Toute la question, désormais, est de savoir si je préfère torturer mon corps ou mon esprit…

A votre avis, je vais tenir combien d’heures, de jours, de semaines, de mois, d’années?

Les ASSEDIC et l'ANPE

Politique août 17th, 2008

Allez! Pour changer de ces magnifiques photos de vacances, on va parler de ce qu’on appelle la « dure réalité »!

En effet, depuis le 30 juin, je suis au chômage, mon CDD d’animateur multimédia s’étant terminé. Mais je ne suis OFFICIELLEMENT au chômage que depuis le 08 août. Ben oui parce qu’il y a une différence entre un chômeur officiel et un chômeur non officiel. Le chômeur officiel coûte de l’argent et pose un gros problème au gouvernement, le chômeur non officiel il peut crever…

Pourquoi avoir attendu aussi longtemps pour être passé du côté officiel de la force me direz-vous? Pas ma faute! J’ai du attendre d’avoir l’attestation ASSEDIC fournie par mon employeur et j’ai également attendu d’avoir mon solde de tout compte. Je me suis occupé de diverses paperasses et puis, après une bonne semaine, je me suis rendu au bureau ASSEDIC le plus proche de chez moi… comme tout bon newbie (débutant) qui se respecte. Pourquoi newbie? Hé bien tout simplement parce que j’arrive là-bas avec le grand sourire du mec motivé et en règle, sous le bras tous mes papiers, histoire de régler ça très vite. Je patiente donc un quart d’heure, tranquillement, avant de m’adresser à l’agent d’accueil, très souriante. Je lui explique ma situation et très vite elle coupe court: « Pour vous inscrire, vous pouvez soit téléphoner, soit faire par Internet, si vous voulez vous avez une cabine téléphonique juste derrière vous… » Je pense qu’il a du s’écouler un certain temps avant que je ne réagisse. J’avais envie de lui dire « Mais pourquoi vous voulez que je vous téléphone? Youhou! Je suis là! Vous aussi… J’ai tout sous la main… Ca peut être réglé très vite… » Je suis une petite pute je ne l’ai pas fait. Faut dire que j’étais sur le cul. Je repensais au sketch de Dany Boon, où il parle de son ami parisien à qui il voulait rendre visite puisqu’il passait près de chez lui et qui était tout choqué de le faire débarquer sans avoir téléphoné avant. Là c’était pire: on me présentait carrément un téléphone pour prendre rendez-vous avec une personne qui était à quelques mètres de moi…

Me dire après ça que les ASSEDIC c’est un truc humain, humanitaire, altruiste… Jamais vu une situation aussi cocace et déshumaine tout à la fois.

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Je suis donc sorti de là, impressionné. Je me suis fumé une clope, je suis monté dans ma voiture, je suis rentré chez moi, et j’ai téléphoné pour prendre rendez-vous, donc! Il fallait que je me remette du choc et puis ça m’aurait semblé quand même assez bizarre de passer un coup de fil à quelqu’un qui est à quelques mètres de moi. Je téléphone, donc, et là je tombe sur un répondeur. Décidément… L’humanité ça sera pas pour aujourd’hui. Ce répondeur m’apprend que les rendez-vous téléphonique se prennent jusqu’à 16h et qu’il est désolé. Et moi donc! 16h02!!!!!!!

Je décide donc de tenter le coup par Internet, et effectivement ça marche. Je reçois par courrier, un rendez-vous pour la semaine d’après. Ok… J’y serai! Je remplis le dossier que j’ai du imprimer, comme je peux, je joins les documents qui étaient déjà prêts depuis un moment. Et je me présente au rendez-vous, légérement en retard, quoi? 2 minutes? Allez on va dire 5 minutes! Je patiente, 20 minutes. Et enfin j’arrive jusqu’à cette même bonne femme, toujours souriante, qui m’explique qu’après l’heure c’est plus l’heure et qu’il faut reprendre un autre rendez-vous. Je ne pense pas avoir dit « au revoir », je ne pense pas avoir employé une quelconque marque de politesse. Peut-être que si après tout, je ne me souviens plus et je suis quelqu’un de plutôt bien éduqué. Bref!

Je rentre donc chez moi, réfléchis: on était jeudi. Le vendredi après-midi les ASSEDIC sont fermées, en « vrai », comme au téléphone, ensuite week-end. Ca nous amenait donc à lundi minimum pour avoir un rendez-vous. Le mardi je partais en vacances. J’espérais avoir géré ça avant de partir, hé bien non, ce sera après!

Je pars donc en vacances, en essayant de pas trop penser à ces conneries. Je reviens, reprends un rendez-vous et je m’y rends avec une bonne avance cette fois-ci, au cas où j’aurais encore du mal à me trouver une place pour me garer. J’arrive dans les locaux pratiquement déserts. Je me présente à cette espèce de pouf de l’accueil que je ne peux déjà plus voir en peinture. Le ton est sec, administratif, purement administratif. Elle me dit que je suis en avance. Je fais craquer mes phalanges. Elle me fait donc patienter… pour me donner un ticket! Là non plus je comprends pas mais c’est pas grave, ça va venir, je sais que ça venir. J’obtempère donc. Je pose mes fesses pas très loin d’elle et j’attends. A l’heure pile poil de mon rendez-vous elle m’appelle et me donne un ticket avec un numéro!!!!!!! Elle pouvait pas me le donner 5 minutes plus tôt… C’était pas possible… Et ce ticket supposait que j’allais encore devoir attendre… Je reste zen. Je me réinstalle. Je respire un grand coup et j’attends. Je vois les minutes défiler. Au bout d’un quart d’heure je pense à mon précédent rendez-vous. L’envie me prend de me lever, d’aller voir ma chère agent d’accueil et de lui dire « Désolé mais après l’heure, c’est plus l’heure… » et de partir avec un grand sourire et en arborant un magnifique majeur derrière moi. Mais je ne l’ai pas fait non plus. Parce qu’il aurait fallu que je reprenne un autre rendez-vous ou que je dise adieu à des thunes dont j’ai un besoin vital. Mais je note un évident foutage de gueule. Et surtout une déshumanisation allant jusqu’à la connerie, l’absurde, le grotesque de cette merdique administration.

Après 20 minutes de retard, mon numéro sort enfin. J’entre donc dans le bureau en tâchant de faire abstraction de tout ça. Je réponds à des questions, j’attends que la madame remplisse les cases sur son ordinateur. Elle me parle de son nouveau programme qui est plus « carré », plus « procédurier » que l’ancien. J’avais cru comprendre… Je questionne sur la fusion UNEDIC/ANPE, perçoit colère, angoisse et consternation chez mon interlocutrice. Je me dis qu’il serait assez normal qu’elle (et surtout sa collègue de l’accueil!!!!!) soit remplacée par des ordinateurs, au vu du traitement du public. Elle me reproche de ne pas avoir déclaré un travail, plus de deux ans auparavant. Je lui explique que j’avais bossé 15 jours et que donc je n’avais évidemment droit à rien et que donc je ne me suis pas embarrassé et je ne les pas embarrassé avec ça, je me suis juste inscrit. « Ce n’est pas à vous de juger de ça ». Wahou! Je n’ai même plus le droit de juger de MA propre situation! Hé oui, j’oubliais: je suis un chômeur maintenant; je ne fais plus partie de « la France qui se lève tôt », je n’ai donc pas de président de la République, je suis donc à peine français…

« - Voilà, vous êtes catégorisé comme chômeur de catégorie 1! » me dit-elle en guise de conclusion, comme si c’était une bonne nouvelle.

« - Concrêtement ça signifie que je rentre désormais dans les chiffres du chômage et que je suis donc un problème pour notre gouvernement et notre cher président, problème qu’il faudra donc règler d’une façon ou d’une autre le plus rapidement possible. C’est bien ça? »

« - Euh… Oui. C’est exactement ça. »

Voilà donc comment s’est conclu mon entretien avec les ASSEDIC. J’avais rendez-vous à l’ANPE, une demie heure plus tard. Ca rigole pas. Top chrono!

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L’ANPE c’est déjà autre chose. Tout dépend sur qui on tombe, mais la plupart ont vraiment envie d’aider leur public, et sont, ainsi, nettement plus humains. Là je suis tombé sur une dame fort sympathique qui m’a donné des pistes pour un éventuel boulot en piochant dans ses ressources personnelles. Elle m’a également demandé combien je voulais comme salaire de base. J’ai répondu qu’étant donné la conjoncture, je ne pouvais pas trop me permettre de faire le difficile… Et elle a répliqué « Etant donné la conjoncture, je vais mettre que vous demandez minimum 1500€ par mois parce que si vous mettez moins vous serez obligé d’accepter vraiment n’importe quel boulot, ou alors vous serez radié! ».

Effectivement, on sent une rupture dans le gouvernement, là. Une vraie rupture! Depuis le 30 juin, je me sens bizarre. Je me sens plus français. Je me sens coupable de ne pas travailler, coupable de dépenser de l’argent, coupable d’être parti en vacances après 9 mois de bons et loyaux services. Je me sens comme un criminel en cavale, paranoïaque, traqué. Oui parce que définitivement, comme disent les Sales Majestés: « la chasse aux pauvres a commencé! »

J’en parlerai dans un article mais quand même, comparé aux patrons qu’on licencie pour avoir fait perdre des dizaines de millions et à qui on donne des dizaines de millions pour leur licenciement, vous n’avez pas le sentiment d’une légère injustice quelque part?