Pookeo, la critique

Divers novembre 23rd, 2009

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Attention terrain glissant! Il y a visiblement beaucoup de mécontents qui n’hésitent pas à le dire et les créateurs de Pookeo m’ont l’air assez sur le nerfs donc je prends des risques avec cet article!

Mais c’est pas grave, moi pas peur!

Ca fait déjà quelques années que j’erre sur la blogosphère et j’ai eu l’occasion d’essayer quelques plateformes de blog.

J’ai commencé par Skyblog avant de me rendre compte que la large majorité des utilisateurs étaient des kikoolol beaucoup moins âgés que moi et que les outils proposés étaient vraiment très limités. Alors je suis passé par Bloguez.com et j’y ai trouvé mon compte. Une petite infidélité malgré tout, sur la fin, pour essayer Overblog, mais ça n’aura duré que quelques semaines. Je n’étais pas convaincu et je persistais à préférer Bloguez.

Alors pourquoi avoir choisi de faire migrer mon blog vers Pookeo, me demanderez-vous? Mais je vous l’ai dit: j’aime prendre des risques! Et puis les concepteurs de Bloguez nous présentaient ça comme une nouvelle évolution, avec fierté et conviction. C’est sans doute pour cette raison qu’une invitation à faire migrer son blog apparaissait sur les pages d’administration, prenant de plus en plus de place. Je me suis donc dit logiquement que Bloguez appartenait déjà au passé (au moins pour ses concepteurs) et qu’il fallait suivre le mouvement sous peine de se retrouver avec une plateforme de blogs qui vivote et n’innove plus.

C’était particulièrement risqué dans la mesure où il était précisé qu’une fois la migration effectuée, on ne pouvait plus revenir en arrière, risqué parce qu’après avoir bien cherché je n’ai trouvé aucun test, aucune évaluation sérieuse du site, risqué parce que la page d’accueil de Pookeo n’est pas très explicite, avec juste une petite bannière qui nous dit comment c’est trop bien et quelques maigres arguments en faveur de Pookeo. Bref, c’est risqué parce que c’est plus que tout nouveau: c’est une version bêta.

Hé ben je l’ai fait quand même!

Je comprends qu’il soit énervant et frustrant de voir des mois de travail et de passion ainsi dénigrés par pas mal de gens, mais il fallait s’y attendre. Déjà, à la base, dans ce genre de cas, il y a toujours des gens très contents qui s’empressent de prendre la défense des malheureux attaqués, des gens pas contents du tout qui profitent d’être planqués derrière leurs écrans pour cracher leur nostalgie de l’ancien temps et les autres qui ne disent rien. Ca s’appelle un accouchement.

Peut-être qu’avec une meilleure communication, plus d’infos, le phénomène aurait pu être moins fort, moins violent mais le phénomène se serait produit malgré tout. C’est comme ça et ça va passer.

Ceci étant dit, passons à la critique de Pookeo!

Première impression en arrivant sur la page d’administration: « Wahou c’est cool y a plein de trucs et de machins partout… je comprends rien, je suis paumé!!!! ». Là aussi, c’est normal. L’inverse aurait été nettement plus inquiétant puisque ça aurait voulu dire que tout a été simplifié et donc ça n’aurait pas été une évolution. Après quelques jours, j’ai à peu près retrouvé mes repères et je m’en sors plutôt pas mal (ce magnifique article en est la preuve flagrante, non?).

Première étape: choisir le thème du blog (thème graphique j’entends, hein?). Ca a été compliqué parce qu’il y en a plein. Autant sur Bloguez il n’y en avait pas des masses et ils étaient pour la plupart franchement pas terribles, autant là, comme on dit par chez moi, ils se sont pas foutus de notre gueule! Je ne sais pas combien il y en a mais on a largement le choix (ce qui va éviter d’avoir des blogs tous identiques) et j’en ai pas trouvé un seul de réellement pourri.

En plus, l’avantage par rapport à Bloguez, au-delà de l’esthétique, c’est que les articles sont « rétractables ». Quand on se promène sur le blog, on en a un petit aperçu avec les premières phrases et il suffit de cliquer pour voir l’article complet. Ca n’a l’air de rien mais ça fait gagner en place et en esthétique, c’est nettement plus agréable pour les visiteurs.

Idem pour les commentaires, plus visibles que sur Bloguez donc plus tentants d’en laisser.

Deuxième étape: les réglages qui vont bien. Alors là, on a l’embarras du choix et je ne vais pas m’amuser à tous les énumérer. Je ne vais pas non plus revenir sur l’usage de Google Analytics dont j’ai déjà fait la critique.

Par contre, une petite remarque quant aux Widgets. Je m’attendais à ce qu’il y en ait plus et la possibilité de laisser un sondage pour mes visiteurs me manque. C’est de l’ordre du détail, j’imagine que ça sera corrigé d’ici quelques temps et qu’il doit être possible de bidouiller ça moi-même mais ça me semblait important à signaler.

De la même façon, je venais de me créer un compte Adsense pour mon blog, je l’avais bien intégré sur Bloguez et là pour le moment, ce n’est pas possible (mais d’après le support technique, ce sera corrigé d’ici très peu).

J’en viens donc à évoquer le support technique. Puisque ce n’est que la version bêta, la FAQ est réduite au minimum de chez minimum (deux questions/réponses), ce qui n’aide pas franchement à s’y retrouver dans cette foule de nouvelles options. En revanche, quand on utilise la messagerie interne pour poser ses questions au support technique, ça devient intéressant. J’avais plusieurs questions à poser et j’ai eu mes réponses très vite (six heures) et les réponses étaient pertinentes et m’ont parfaitement satisfait. Je trouve également normal que la FAQ en soit là dans la mesure où il faut bien qu’on leur adresse directement les questions qu’on se pose afin qu’ils aient un retour, qu’ils sachent comment leur site est perçu et surtout quelles questions reviennent le plus souvent.

Autre absent de marque par rapport à Bloguez: la pub. Certains usaient et abusaient de ce moyen pour faire connaitre leurs blogs, et je dois dire que c’était bien pratique. Ici, les pubs des blogueurs ont disparues, remplacées par un système de réseau social et surtout par un widget qui permet efficacement de communiquer avec les sites de réseaux sociaux comme Facebook, Twitter etc etc Pour l’instant, même si je ne m’en servais pas des masses, je regrette un peu le système de pub de Bloguez mais peut-être qu’à l’avenir je changerai d’avis si leur système de réseau social est efficace. J’ai quelques doutes mais je ne peux pas en juger dans l’immédiat.

Finalement, pour la création d’articles, il n’y a qu’un détail qui me dérange: je n’ai pas trouvé comment on réglait la taille de la police. Peut-être qu’en rédigeant l’article sous Word et en le copiant sur Pookeo, ça marcherait, je ne sais pas, je n’ai pas tenté. Autrement, je trouvais que le gros point faible de Bloguez était justement son éditeur fortement capricieux. Ici, de ce côté là, pas de souci. Hormis ce léger détail, le reste est nettement plus pratique et efficace.

Au final, Pookeo me semble bien plus prometteur que Bloguez mais sa plus grande richesse peut déstabiliser ou décourager les moins accros à l’informatique qui sont en quête de simplicité. L’interface n’est finalement pas plus compliquée à utiliser après un temps d’adaptation (je suis pas ingénieur en informatique et il m’a pas fallu plus de 3 jours) et offre de nouvelles possibilités très intéressantes.

Quelques absences par rapport à Bloguez peuvent être déplorées mais comme nous n’en sommes qu’à la version bêta, on peut espérer que les concepteurs trouveront le moyen d’améliorer ça et très franchement c’est pour le moment ma plateforme de blog préférée. Je ne regrette donc pas d’avoir migré de Bloguez pour utiliser Pookeo et j’espère que cet article sera lu par les concepteurs et qu’ils prendront en compte mes remarques, dans la mesure de leurs possibilités, pour améliorer encore le service.

En tous cas, je ferai sans doute une mise à jour de cet article une fois que la version définitive sera lancée…

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Couverture trouvée sur le site www.decitre.fr

Couverture trouvée sur le site www.decitre.fr

Pour l’ancien étudiant en lettres modernes que je suis, Ulysse est une légende, un terrible monstre. Mes anciens profs ne pouvaient que reconnaître son génie mais… c’est également le livre le plus difficile à lire qu’ils connaissent.

Mon orgueil m’a donc poussé à l’acheter et à en commencer la lecture, et mon humilité et ma fainéantise m’ont poussé à en arrêter la lecture, entre autres raisons que je vais détailler.

Ce livre me fait penser à un solo de guitare. C’est difficile à faire, il faut être vraiment bon pour en réussir un et plus c’est long plus c’est compliqué. Seulement un solo de guitare qui dure plusieurs heures, ça n’a pas grand intérêt. Je ne peux donc que reconnaître une maîtrise quasi parfaite du langage et des techniques littéraires à James Joyce, c’est évident. Ce n’est pas pour rien qu’on le cite régulièrement comme exemple dans les bouquins ou les cours de stylistique, mais c’est le seul intérêt qu’on puisse y trouver.

Parce qu’il n’y a pas vraiment d’histoire. L’histoire, c’est celle d’Ulysse, le héros grec, mais codée façon Canal +. Pour la retrouver, il faut déjà la connaître sur le bout des doigts mais il faut aussi et surtout se triturer le cerveau en permanence. Tout n’est que métaphores, décalages… L’histoire se passe en Irlande et on est plongé dans le quotidien de personnages étranges, illustrés par force monologues intérieurs alambiqués. Bref un bordel savamment ordonné accessible uniquement aux passionnés masochistes et ultra cultivés, dont je ne fais pas partie.

Non, j’adore la mythologie et Odysseus, ça me fascine, ça me passionne (Ulysse est d’ailleurs l’un des personnages importants de mon roman) mais là pas d’accord. C’est juste de la branlette d’intellectuel élitiste. Encore s’il n’y avait eu que trois cent, quatre cent pages, à la rigueur mais deux tomes de cinq cent pages chaque, c’est juste une perte de temps.

Il y a des livres bâclés qui prennent (souvent à raison: ce sont généralement des best sellers) les lecteurs pour des cons, et d’autres inaccessibles qui peuvent écoeurer de la littérature et qui donnent l’impression aux lecteurs qu’ils sont quand même sacrément cons.

Je dis qu’il faut de tout pour tout le monde mais j’aime bien l’entre-deux. C’est pour ça que je me suis choisi Marc Anciel comme pseudonyme: je veux établir des ponts entre les univers, les catégories sociales, rapprocher les gens de la culture et de l’élite.

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Hé ben je me suis bien marré!

On peut dire tout ce qu’on voudra, Lady Pirate est vraiment un excellent bouquin! C’est juste dommage qu’il ne soit précisé nulle part qu’il s’agit d’une parodie… Parce que bon moi j’ai commencé le bouquin en le prenant au premier degré. Je m’attendais à lire un roman historique, quelque chose qui ressemble à L’Île au trésor de Stevenson, mais au bout de quelques pages, j’ai quand même compris que non: c’est bien une parodie. Madame Calmel se moque avec ses lecteurs justement des romans historiques, des histoires de pirates, tout ça, tout ça…

C’est tout de même dommage de ne pas l’avoir précisé parce que le lecteur non averti peut penser que le livre est involontairement mauvais, que c’est du foutage de gueule, mais je dois avouer que c’est tout de même assez évident…

Dès le départ ça sonne faux. Les personnages essaient de parler comme on parlait au XVIIème siècle mais on n’y croit pas une seconde. Si on enlève les dates et les autres marqueurs temporels (rois, guerres, personnages célèbres) on pourrait aussi bien penser que ça se passe au XIXème siècle. Le narrateur parle même à un moment de « dépression », terme et concept qui ne fait son apparition qu’à la fin du XIXème siècle. Au niveau de la psychologie des personnages, le moins que l’on puisse dire c’est qu’elle est totalement anachronique. Je n’ai cessé de penser à  l’oeuvre de Crébillon, Les Egarements du coeur et de l’esprit, tout en lisant Lady Pirate et j’ai trouvé le contraste franchement amusant.

Après les cent premières pages, j’avais trouvé que ce livre faisait penser à un film de cul en costumes… sans cul. Et c’est vrai que c’est tout aussi crédible et respectueux de la réalité historique. On est bien dans une grosse caricature. Mais je me plantais. Parce que du cul, ça n’en manque pas! Je dirais même qu’il y en a au moins autant que dans un bon vieux film de cul. Evidemment, c’est suggéré, c’est pas du Bukowski non plus mais le personnage d’Emma par exemple sort tout droit de ce genre cinématographique dont elle emprunte toutes les techniques. C’est jouissif de se l’imaginer passer son doigt sur son décoletté tout en regardant son interlocuteur avec un visage lascif à souhait… (et je n’invente rien: c’est exactement ce qu’elle fait pratiquement à chaque fois qu’elle croise un mâle!).

Quel regard rafraichissant sur ce siècle rempli de tabous et de ferveur religieuse de voir des personnages se foutre totalement de Dieu, de la bienséance, des convenances… Quand je pense à Crébillon et à ses personnages qui sont obligés de passer par des détours, des sous-entendus pas possibles, des métaphores alambiquées pour éviter de brusquer, choquer, scandaliser… Hé ben non. Dans le XVIIème siècle de madame Calmel c’est encore plus simple qu’à notre bon XXIème siècle à nous: « - On baise? – D’accord! ». On sent bien que Simone de Beauvoir, le féminisme, la théorie de l’évolution et l’émergence de la pornographie sont passés par là! C’est simplement énorme.

Et pourtant, Lady Pirate est quand même rempli de clichés pas possibles. J’ai failli m’étouffer quand le corsaire Forbin raconte à notre héroïne qu’il s’est évadé avec Jean Bart d’une prison anglaise grâce à… une lime qu’on leur a fait parvenir évidemment! Quand je pense au scénariste de Prison break qui s’est cassé le cul à inventer des techniques pas possibles pour que ses personnages s’évadent, je me dis qu’il est quand même bien con… Il suffit de lire Lucky Luke pour se rendre compte qu’une bonne vieille lime amenée là dans une miche de pain, y a rien de tel!

Que dire également des innombrables incohérences? La petite Mary qui apprend le français en quelques mois ou quelques années, sans avoir jamais été au pays et qui le parle et l’écrit couramment! Quand je pense qu’après une quinzaine d’années à apprendre l’anglais, une langue pourtant plus simple, je suis toujours incapable de le lire et de l’écrire couramment, je me dis qu’au XVIIème siècle, l’éducation était tout de même vachement plus performante qu’aujourd’hui! Ou alors c’est juste moi qui suis trop con, c’est pas impossible non plus… Mais j’ai également pouffé de rire quand j’ai lu le passage où Mary est réveillée par Forbin après que celui-ci ait attaqué, à moitié détruit et massacré l’équipage du bateau anglais dans lequel elle était. J’admire les gens qui sont capables de dormir au beau milieu d’une bataille navale: les canons, les explosions, les coups de feu, les hurlements… Hé ben non! Quand Mary Read dort, rien ne peut la réveiller! J’adore également la profonde connerie de « l’homme en noir » qui finit par trouver où se cachent Mary et sa mère, qui ne trouve pourtant que la mère, qui la tue et… qui se barre. Il ne lui est pas venu à l’idée que la fille allait forcément revenir à un moment où à un autre et qu’en se planquant tranquillement dans un coin il pourrait se la choper aussi… Trop troublé par le comportement de Cecily sans doute… Enfin bref! Ca enchaine bien!

Néanmoins, passées les deux cent premières pages, ça se calme. Je n’ai plus relevé d’incohérences, de gros clichés et donc le livre devient beaucoup moins intéressant. On est juste dans un récit rocambolesque avec juste quelques petites pointes d’humour distillées par le personnage d’Emma de temps à autres. Ca ressemble à Candide, l’histoire d’une petite malheureuse qui se retrouve sans arrêt dans des situations improbables et qui s’en sort toujours miraculeusement. Sauf que Mary n’est pas malheureuse. C’est une abrutie qui ne se prend jamais la tête et qui fonce.

Par contre, sur les cent dernières pages, j’ai du passer un sacré paquets de paragraphes complets. Parce que bon, ils vécurent heureux et eurent deux enfants, en une phrase déjà ça me consterne mais quand c’est étalé sur plusieurs chapitres… Remarque c’est une belle façon de préparer le meurtre de l’autre, là (un énième beau mâle, oui parce que tout le monde est incroyablement beau dans ce livre, c’est pour ça qu’ils passent leur temps à baiser les uns avec les autres!) parce que franchement… quel soulagement quand il crève ce fumier! C’est bien fait pour lui, bien fait pour l’abrutie et au moins ça réssucite le roman (enfin, si on veut…) dans lequel il va enfin pouvoir se repasser quelque chose. Sauf que c’est la fin du premier tome et je ne lirai pas le tome deux…

Pour conclure, je dirais que c’est vachement bien joué de la part de madame Calmel qui a pu se sortir d’une situation financière délicate grâce à ses bouquins (je l’en félicite et m’en réjouis). Déjà elle a compris que la large majorité des lecteurs sont des lectrices, donc ses personnages principaux sont forcément des femmes auxquelles son lectorat va pouvoir s’identifier. Bien évidemment ce sont des personnages plus que modernes, des femmes libérées, c’est-à-dire des hommes sans poil, et donc LES personnages qui font fantasmer ses lectrices, LES personnages que ces demoiselles aimeraient toutes être. Elle a également compris qu’il n’était pas nécessaire de se prendre la tête sur la crédibilité de ses récits, leur vraissemblance, leur cohérence: avec des personnages pareils, beaucoup de cul, plein de tragédies et d’aventure, ça passe tout seul!

Aucune chance donc de marquer l’histoire littéraire, d’être considérée comme un grand écrivain ou une grande intellectuelle mais je suppose que ça n’a jamais été son ambition. Gagner plein de pognon en divertissant ses lectrices, ça lui suffit largement et elle a bien raison!

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J’avais déjà lu La Condition humaine et La Voie royale. J’aime bien Malraux mais je ne sais pas très bien pourquoi. Peut-être simplement parce qu’il s’agit d’un bon écrivain et qu’il ne faut pas chercher plus loin.

J’ai acheté L’Espoir également parce que ça parle de la guerre d’Espagne et que j’avais envie d’en savoir plus. L’éducation nationale n’en parle pas de cette guerre, étrangement. On nous dit juste qu’elle a existé, que Franco était un affreux méchant, même pas qu’il était fasciste et c’est tout. On nous parle des Etats-Unis, de la Russie, de L’allemagne mais de l’Espagne pratiquement pas. C’est ptête parce que notre rôle là-dedans à nous français n’est pas particulièrement reluisant puisqu’on a laissé Franco massacrer communistes, anarchistes, socialistes et républicains divers sans lever le petit doigt, pour ne pas effaroucher Hitler et Mussolini. Moralement et humainement c’était moche, et stratégiquement c’était d’une connerie pas possible: on connait les conséquences au moins!

Malraux nous raconte donc avec force détails cette guerre fratricide, ce sordide bordel qui a permis de tester les tanks et avions italiens et allemands. Il nous le raconte du côté des gentils, ce que je trouve dommage. Il aurait été intéressant de voir également ce conflit de l’autre côté du canon parce que du coup même s’il ne sombre pas complètement dans le manichéisme, il s’en rapproche tout de même un peu trop à mon goût.

Autre défaut également présent dans La Condition humaine: c’est dur dur de comprendre. C’est à la fois un défaut et une qualité parce que ça force un peu à se renseigner, à chercher sur Internet ce que c’est qu’un Alcazar, le C.N.T et autres petites choses qui vont de soi pour notre ancien ministre de la culture mais pas forcément pour moi. Idem pour les dialogues où il faut s’accrocher. C’est tantôt profond et très intellectuel, tantôt de l’insulte de bas étage mais la plupart du temps très difficilement compréhensible, un peu comme si les personnages se parlaient à eux-même. Pour bien faire, il aurait fallu une encyclopédie et des cartes de l’Espagne à l’époque. Mais peut-on vraiment reprocher à Malraux d’étaler sa culture sans prendre ses lecteurs pour des cons? Moi je dis non: c’est ma faute à moi, j’aurais du arrêter l’école plus tôt!

Et puis de toute façon c’est la guerre et le bordel, on ne sait plus qui est méchant et qui est gentil et il y a adéquation entre le livre et ce qu’il décrit. Dans le fond, le lecteur se retrouve plongé dans un conflit sanguinaire où personne ne comprend plus rien à rien en se raccrochant à la seule chose qui reste: l’espoir!

Le style de Malraux est agréable, les combats et bombardements bien retranscrits donc malgré tout cela reste un excellent livre, agréable à lire et permettant de se cultiver. Que demande le peuple?

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Après m’être enfilé A Rebours, j’avais besoin d’un peu de simplicité et d’optimisme. J’avais L’Alchimiste sous la main, ça me semblait parfait.

Au départ, j’avoue avoir été charmé par ce livre. La petite histoire sur laquelle il s’ouvre est jolie et puis c’est un livre qui s’adresse à l’enfant qui sommeille en chacun de nous. Pourquoi pas?

D’emblée, j’avais l’impression de lire un croisement entre La Prophétie des Andes et du Saint-Exupéry. Seulement au bout de 150 pages, la simplicité (l’absence?) du style commençait à m’énerver.

L’histoire en elle-même n’est pas inintéressante: on se demande s’il va vraiment le trouver son trésor mais surtout on se demande ce qu’il va trouver. Ca me semblait impensable que ce fameux trésor soit constitué d’or et d’argent. (Ne lisez pas la suite si vous ne voulez pas savoir la fin) Seulement c’est le cas et c’est extrêmement décevant parce qu’un conte qui nous parle de métaphysique, de Dieu et d’amour se termine sur un matérialisme franchement pourri. Evidemment ce n’est qu’une métaphore, comme tout trésor, mais je pense qu’une autre image aurait été plus judicieuse.

Après, ça reste personnel, mais mélanger ainsi ce qui doit être du New Age avec de l’Islam et du Christianisme, ça me titille un peu. Encore une fois ce sont les mots qui sont mal choisis, la philosophie en elle-même entre en résonance avec mon expérience personnelle, ce que j’ai vécu et ce que je vis en ce moment, c’est de la poésie, c’est assez joli, on peut facilement se laisser emporter mais ça reste quand même gentillet, un conte pour enfants pour adultes, en somme.

Ce qui est intéressant, au-delà de tout ça, c’est la genèse d’une philosophie, d’une croyance, comment s’y prend Coelho pour emporter l’adhésion de ses lecteurs avec un peu de magie, en faisant appel à des traits communs universels, des questions existentielles auxquelles il apporte une réponse irréfutable (mais qu’il ne peut évidemment pas prouver non plus, comme l’existence de Dieu).

Bref, une curiosité par franchement désagréable à lire, reposante, intéressante même si moi ça ne m’a pas spécialement chamboulé.

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Je me suis rarement autant fait chier en lisant un bouquin… J’en ai lu pourtant des bouquins et des biens chiants par moments. Je suis plutôt bon public et quand il s’agit d’un classique je pense me montrer un minimum indulgent mais là… Non, vraiment je ne vois rien pour le sauver.

Qu’est-ce qui le rend donc aussi chiant ? Déjà, je n’appelle pas ça un roman. Il n’y a pas vraiment d’histoire, il ne se passe pratiquement rien (là je suis indulgent), c’est juste bien écrit et encore c’est parce que ça vient du XIXème siècle que je dis ça ! A Rebours, c’est juste une longue série de critiques, d’analyses, de recensions à propos de littérature, de peinture, de parfum, de gastronomie etc etc Bref c’est la même chose que ce blog, en plus court (encore heureux) et sans le moindre humour (j’y reviendrai à l’humour !). Différence primordiale : mon blog est contemporain et parle de sujets contemporains compréhensibles de tous (aujourd’hui mais probablement plus dans un siècle), Huysmans parle de sujet du XIXème siècle, pas forcément connus ou intéressants pour nous. Qu’il parle de Redon, de Zola, de Baudelaire, là ça va, on connait. C’est pas franchement intéressant mais on connait. Mais l’essentiel est constitué de sujets que je ne connais pas (malgré une certaine culture) et/ou dont je me fous pas mal.

Quant à l’humour… Le personnage principal est dépressif et s’emmerde à mourir. Il faut reconnaitre au moins ce talent à Huysmans : il sait communiquer aux lecteurs les émotions de ses personnages. Franchement il faut être à moitié dingue pour choisir un sujet pareil, non ? Inintéressant et déprimant. Une interminable crise existentielle… Ca peut être intéressant, remarque : Le Voyage au bout de la nuit, La Nausée toussa toussa c’est aussi de la crise existentielle, mais en moins chiant, en moins pédant, en plus intéressant.

En même temps j’aurais du me méfier. Un livre qui contient plus d’explications de texte que de texte alors que c’est une édition «normale» (pas une édition pour étudiants en lettres modernes quoi), y a anguille sous roche. Si dès le départ et à l’arrivée Huysmans a ainsi besoin d’aussi longues plaidoiries pour défendre son bouquin, c’est pas très normal. Ca veut dire au minimum que le texte ne se justifie pas par lui-même et que la pilule risque d’avoir du mal à passer. Cela dit, les plaidoiries en question sont plus intéressantes et moins chiantes à lire qu’A Rebours. Le lecteur averti peut aisément se contenter de lire les préfaces et notices et de laisser tomber le texte même, qui n’est finalement qu’un vilain noyau dans un fruit relativement mangeable. D’habitude c’est plutôt l’inverse mais il faut bien chambouler les habitudes.

Que dire de l’histoire, alors ? Hé bien c’est celle de Des Esseintes qui décide de s’établir à la campagne par mépris pour Paris et les gens, avec ses œuvres d’art, ses bouquins et ses domestiques. A force de solitude et d’ennui, il devient très vite dépressif et doit donc se contraindre à retourner à Paris et à réviser sa position concernant le catholicisme. Désolé de vous la raconter intégralement du début à la fin et en n’omettant pratiquement aucun détail, mais bon c’est pas l’histoire qui est importante, hein ? Ce qui est important c’est de passer à autre chose et d’oublier ce livre très vite !

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Je neeeeeeeeeee suis qu’un fouuuuuuuuuuuuuu, un fouuuuuuuuuuuu d’aaaaaaaaaaaamouuuuuuuuuuuuuur… Voilà la chanson que j’ai dans la tête depuis que j’ai commencé ce bouquin. Et pas la version originale, hein? la version Johnny/Lara Fabian. C’est dire si je suis content d’en finir!

Blague à part, j’appréhendais franchement la littérature russe. Jusque-là, je n’avais lu que La Mouette, de Tchékhov. C’est une excellente pièce de théâtre naturaliste, La Mouette, hein? « Si un jour tu as besoin de mon coeur, viens et prends-le ». J’adore. Mais il m’a fallu un sacré moment pour m’y retrouver dans les personnages, et donc pour l’apprécier. Parce qu’ils n’ont pas des noms comme nous les russes. Y a une logique que je n’ai jamais comprise. Non seulement ils ont des noms difficilement prononçables quand on est habitué à des Jean Dupont mais en plus ils ont l’air d’en avoir plein, des noms, avec des diminutifs qui ne ressemblent pas à des diminutifs… Bref, il faut une initiation aux noms russes pour pouvoir suivre. Et comme je n’en ai jamais eu, j’avais peur.

Néanmoins, l’auteur, que je ne connaissais que de nom et de réputation, s’appelle Nicolas Gogol. Donc, déjà, ça va. Je ne risque pas trop de me taper la honte en le disant ou en l’écrivant. En plus, j’ai trouvé ce bouquin lors d’une brocante (bon plan les brocantes pour faire le plein de bouquins pour po cher) et le vendeur m’avait rassuré en me disant que ce n’était pas du bon gros russe bien lourd mais au contraire un livre plutôt humoristique et… drôle. Les russes peuvent écrire des livres humoristiques et être drôles???? Moi je pensais que l’humour russe se limitait à ça:

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Vous remarquerez que ce mec génial qui fait super bien du judo, qui serre la main comme personne et qui signe sans trembler… n’a visiblement pas l’habitude de sourire. Pour le bien de la Russie, faites un don: envoyez tous vos vieux DVD de Bourvil et De Funès au Kremlin, vous pourriez contribuer à faire du monde un monde meilleur.

Mais revenons à Gogol. J’étais donc rassuré mais sceptique malgré tout. Comme je suis curieux et en plus un ouf, un dingue, j’ai commencé ma série de bouquins par celui-là et… ben en fait c’est vrai que c’est amusant et agréable à lire.

Bon, c’est pas du Bukowski non plus, vous allez pas vous abimer les synus en lisant Le Journal d’un fou mais ça reste un divertissement agréable et intelligent (et plutôt court en plus). Et puis ça fait toujours classe d’avoir lu un auteur russe, justement à cause des préjugés précités.

Au début, quand même, je vous avouerai que je me suis pas senti rassuré en voyant une bonne grosse description d’une rue de saint Pétersbourg. C’est du XIXème siècle quand même et au XIXème sévissait un monstre digne de la mythologie grecque qu’on nomme toujours Balzac! Moi qui suis un grand littéraire et qui adore les difficultés, je n’ai jamais pu finir un Balzac, ou plus précisément: je n’ai jamais pu aller au bout de sa première interminable description. J’ai essayé avec plusieurs de ses bouquins mais non, vraiment, toute cette somme de détails c’est très joli et ça prouve indubitablement le perfectionnisme du bonhomme mais qu’est-ce que ça peut être chiant… Mais justement Gogol en joue: les longues descriptions à la mode semblent l’emmerder autant que nous et il établit une connivence avec son lecteur pour s’en moquer.

Sinon pour le sujet, en gros on peut dire que c’est du fantastique/absurde: l’histoire d’un homme qui perd son nez, d’un tableau maléfique (inspiration du Portrait de Dorian Gray?), d’un fantôme voleur de manteaux… Du grand n’importe quoi qui se passe toujours dans les rues étranges et fantasmatiques de la capitale russe de l’époque: Saint Pétersbourg. Critique de la ville, satyre sociale en plus, tournée à la rigolade… Ben j’aime bien pour finir.

Pas un chef d’oeuvre mais j’apprécie les idées, la tonalité générale, l’ambiance… A lire sans réticences, donc.

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C’est incroyable le nombre de gens qui sont anarchistes… sans le savoir. A commencer par moi. La première leçon qu’on doit retenir de ce livre, c’est ça. On y apprend d’emblée que le pouvoir en place ne cesse de faire campagne, avec un énorme succès, pour que le peuple associe le mot « anarchie » au mot « chaos ». Et c’est vrai! Avant de lire ce livre je considérais l’anarchie comme une phase de transition difficile, chaotique voire souvent sanglante entre deux régimes. J’associais l’anarchie avec le punk, violent, alcoolique, drogué. J’associais l’anarchie avec une certaine forme de terrorisme, j’associais l’anarchie à la fainéantise. En bref, pour moi, être anarchiste supposait être terriblement con ou traumatisé.

Et puis je me suis intéressé à Noam Chomsky, et puis à Normand Baillargeon. Et j’ai été clairement interloqué. Plus je lisais, plus je m’intéressais à ces deux personnes et plus il m’apparaissait évident qu’ils étaient à des années lumières de tous ces clichés. Le Petit Cours d’autodéfense intellectuelle de Baillargeon, par exemple, démontre clairement que ce dernier est quelqu’un d’intelligent, de rationnel et forcément qui ne se laisse pas abuser. Donc quelque chose ne cadrait pas. J’étais manifestement dans l’erreur quelque part, et je devais savoir où.

C’est dans cette optique que je me suis acheté ce livre, et je ne suis pas déçu du voyage.

Que peut-on en retenir?

D’abord, comme je l’ai dit, qu’il ne faut pas se fier aux médias (ça je le savais depuis un moment) ni même aux dictionnaires… Hé oui, cette référence absolue qu’est le dictionnaire est contaminée par les clichés véhiculés par le pouvoir. Ce n’est probablement pas une volonté délibérée, c’est juste que pour le commun des mortels anarchie=chaos. C’est passé dans le langage courant et on a tous utilisé ce terme pour désigner un bordel, sans avoir conscience de l’erreur qu’on commettait. Hé oui car il est chargé, malgré lui, très, très négativement ce mot. Il est tellement chargé que les anarchistes d’aujourd’hui préfèrent utiliser le terme « libertaire » pour se désigner.

La conséquence de ça c’est qu’aujourd’hui, comme je l’ai dit au tout début, beaucoup de gens ignorent qu’ils sont anarchistes parce qu’ils ignorent ce que signifie réellement ce mot et qu’ils n’ont aucune envie de se coller une étiquette pareille. C’est un très joli coup de la part du pouvoir puisque cette ignorance nous empêche de nous rassembler, d’en discuter, de mener des actions conjointes. Mais ça ne va pas durer. Nous vivons une époque très particulière, une époque charnière dans laquelle je vois, tous les jours, des signes encourageants. D’un côté on a une perte de confiance manifeste envers le pouvoir qui a tout de même trouvé la parade en brandissant le fléau du Front National… Si vous ne votez pas, bande d’anarchistes!, vous allez vous retrouver avec Lepen comme président! C’est ça que vous voulez hein? Bah en même temps pourquoi pas? Ca nous donnerait une excellente excuse pour renverser un pouvoir devenu illégitime et immoral. M’enfin je préférerais largement que cela se passe autrement: beaucoup trop de sang versé dans cette perspective et j’aime pas trop ça, moi, le sang. Dans les signes encourageants, on peut aussi noter le courant alter-mondialiste qui prend de plus en plus d’ampleur, la nécessité écologique qui suppose de stopper net la « logique » de surconsommation et puis, plus largement, les innombrables contradictions et paradoxes que je ne cesse de montrer du doigt sur ce blog, les semblants de démocraties incarnés par le PS ici en France qui parle toujours de la beauté de la démocratie et qui élit son premier secrétaire en trichant en sachant que la gagnante a simplement mieux tricher que la seconde, qui du coup voulait refaire l’élection pour mieux tricher ce coup-ci ou par le traité de Lisbonne, magnifique celui-là: on nous le propose une première fois, on dit « non merci », on nous le repropose en version abrégée (mais c’est exactement le même avec juste moins de baratin), on est bien obligés de l’accepter vu qu’on nous a pas donné le choix, les irlandais le refusent, on attend un peu et on leur repropose, sous-entendant ainsi qu’ils avaient mal voté et qu’ils sont sans doute moins cons aujourd’hui qu’hier… La démocratie est un leurre et on s’en rend de plus en plus compte, on ne peut que s’en rendre compte…

L’anarchie apparait donc comme une alternative à ce capitalisme que même les plus convaincus ont bien du mal à défendre et à un pouvoir qui, finalement, revient toujours aux mêmes. Une alternative nettement plus convaincante que les autres: le totalitarisme, personne n’en veut plus et c’est pas dommage et le communisme ça n’a jamais été qu’une dictature dont on ne veut plus non plus.

Restent néanmoins des questions que je me posais d’emblée: comment un non-état pourrait-il survivre sans pouvoir? La réponse est donnée clairement dans ce livre: il ne le peut pas! L’anarchie n’est pas contre TOUS les pouvoirs, ce serait absurde, mais l’anarchie s’inscrit dans la logique des Lumières en s’interrogeant sur la légitimité des différents types de pouvoir. Il me semble évident qu’un enfant a besoin du pouvoir de ses parents pour grandir et simplement survivre, il semble évident qu’une police est nécessaire pour traquer et trouver les psychopathes et autres égoïstes, il semble évident que l’armée est nécessaire pour protéger des pouvoirs extérieurs…

Autre question: sans contrainte comment des travailleurs pourraient-ils être productifs? Hé bien en réalité, ils le sont bien plus quand ils ne sont pas contraints parce qu’ils savent pourquoi ils vont bosser: pour eux-même et pour leurs camarades. Dans une anarchie, on travaille parce qu’il faut bien se procurer de quoi vivre et aussi par solidarité.

La seule question qui demeure après avoir lu ce bouquin reste la question de la faisabilité et de la viabilité. Parce qu’effectivement les concepts de liberté, d’égalité et de fraternité propres à l’anarchie (et non pas à la démocratie: vous vous sentez vraiment libres, égaux et solidaires, vous?) ont de nombreux et puissants ennemis. Si jamais un pays devenait anarchiste, il se passerait la même chose qu’à la Révolution française: les Etats voisins auraient peur que l’anarchie ne vienne chez eux et viendraient donc en renfort, manu militari, pour remettre nos élites au pouvoir, les grands patrons, les actionnaires ne pourraient supporter ça non plus parce qu’on s’en prendrait à la fois à leur marché et à leurs privilèges, les religions s’enflammeraient de cette hérésie qui prône l’égalité et le rationalisme… D’un autre côté, la démocratie a fini par gagner, avec énormément de sang répandu sur son drapeau. Est-ce aussi l’avenir de l’anarchie?

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Je suis partagé sur ce bouquin. Une partie de moi le trouve génial, une autre partie le trouve tout juste pas mal.

Déjà, faute sans doute à l’éditeur, il y a énormément de coquilles et fautes. Beaucoup trop. Et c’est très désagréable.

Mais surtout, ce qui m’a le plus emmerdé, c’est le premier personnage, Léonie. Elle est trop gentille, trop naïve, trop… Cosette, pour commencer; mais surtout qu’est-ce qu’elle peut être casse couille à comparer sans arrêt tous les gens qu’elle rencontre à des animaux… A chaque fois elle nous parle de Tante Destinée, la hyène et de Lucius, le paon, et de Johannes, le hibou et c’est franchement insupportable… Qu’elle utilise leurs noms ou qu’elle les désigne par leur animal mais pas les deux en même temps à chaque fois, bordel! Les trois premières pages c’est amusant, on comprend qu’elle a une autre culture que la nôtre mais passées les trois premières pages j’avais une furieuse envie de sauter tous les chapitres dans lesquels elle intervient.

Ensuite il y a le cliché totalement éculé de mettre un personnage bien blanc, bien favorisé et un tantinet raciste dans la peau d’une femme noire. L’intention est bonne, j’avais d’ailleurs l’idée d’écrire une histoire comme celle-là quand j’avais dix-huit ans mais littérairement, artistiquement c’est quand même pas terrible…

Et puis pour finir, il y a cette happy end, insupportable, absurde, improbable qui se rapproche du deus ex-machina.

Comment une partie de moi peut le trouver génial malgré tout ça? Mon âme d’enfant, simplement et puis mon côté anti-raciste. J’aime bien les bonnes intentions, les rêves, la naïveté… Hé oui j’ai encore quelques restes malgré la littérature trash que je lis et que j’écris.

Concernant l’histoire, c’est celle de trois personnages: Léonie, jeune africaine expatriée par sa tante pour être prostituée en France, Cyrian, jeune français intégrant une société secrète qui expérimente le transport d’âmes d’un corps à l’autre et Edmé, flic blasé qui attend la mort et qui tombe sur un charnier qui va le faire remonter jusqu’à cette confrérie.

Un livre pour lequel il vaut donc mieux être averti…

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Je connais cette saga depuis très longtemps, et pourtant je n’ai acheté ce bouquin qu’il y a peu de temps. Il faut dire que les adaptations ciné et télé m’avaient franchement découragé: qu’est-ce que ça pouvait être ennuyeux… Je n’ai même pas su les regarder jusqu’au bout. Les personnages passaient leur temps à discuter et avec un jargon inventé en plus. En revanche, je garde des excellents souvenirs des adaptations en jeux vidéo. J’ai terminé Dune et Dune 2 avec acharnement et plaisir. C’était il y a longtemps, très longtemps. Et puis on m’a reparlé du livre avec engouement. Alors je me suis dit: pourquoi pas?

Et j’ai rudement bien fait! Herbert est véritablement un génie. J’imagine la difficulté de créer ainsi un univers complet et, en plus de ça, une intrigue aussi complexe et prennante.

Autant pour Le Seigneur des anneaux je trouve qu’il vaut mieux voir la trilogie en film plutôt que de la lire (ce qui, chez moi, est exceptionnel!), autant là le bouquin est incontournable.

Pour ceux qui ne connaissent pas l’histoire, je vais tâcher de la résumer. L’univers est contrôlé par un Empereur, modéré par une sorte de Parlement. Plusieurs familles sont ses vassaux, dont les Harkonnen et les Atréïdes. Ces deux familles très différentes se haïssent profondément. Or, les Atréïdes doivent prendre la place des Harkonnen pour le contrôle d’une planète franchement inhospitalière mais stratégiquement primordiale: Arrakis, surnommée Dune en raison de la composition de son sol. Dune est une planète aride dont la faune et la flore sont quasi inexistants mais elle est peuplée par un des êtres mystérieux, les Fremen, et, surtout, elle est l’unique ressource dans l’univers d’une substance qu’on appelle « l’épice ». Cette épice a des propriétés étonnantes dont la principale n’est rien moins que la prolongation de la vie de ceux qui en consomment. On comprend alors l’importance de cette planète… ainsi que les complots qui gravitent autour d’elle.

Les personnages principaux sont les Atréïdes et notamment le jeune Paul, fils du Duc, héritier en titre et potentiellement futur prophète. De par ses origines, son éducation et le contact avec l’épice, d’étranges pouvoirs vont se révéler en lui et changer ainsi le cours de l’Histoire…

Vous aurez compris que tout est fascinant dans cette histoire, on se prend au jeu des intrigues et du suspense dès les premières pages et il va falloir que je me procure rapidement la suite afin de connaître le destin du jeune Paul Atréïde…

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