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Je neeeeeeeeeee suis qu’un fouuuuuuuuuuuuuu, un fouuuuuuuuuuuu d’aaaaaaaaaaaamouuuuuuuuuuuuuur… Voilà la chanson que j’ai dans la tête depuis que j’ai commencé ce bouquin. Et pas la version originale, hein? la version Johnny/Lara Fabian. C’est dire si je suis content d’en finir!

Blague à part, j’appréhendais franchement la littérature russe. Jusque-là, je n’avais lu que La Mouette, de Tchékhov. C’est une excellente pièce de théâtre naturaliste, La Mouette, hein? « Si un jour tu as besoin de mon coeur, viens et prends-le ». J’adore. Mais il m’a fallu un sacré moment pour m’y retrouver dans les personnages, et donc pour l’apprécier. Parce qu’ils n’ont pas des noms comme nous les russes. Y a une logique que je n’ai jamais comprise. Non seulement ils ont des noms difficilement prononçables quand on est habitué à des Jean Dupont mais en plus ils ont l’air d’en avoir plein, des noms, avec des diminutifs qui ne ressemblent pas à des diminutifs… Bref, il faut une initiation aux noms russes pour pouvoir suivre. Et comme je n’en ai jamais eu, j’avais peur.

Néanmoins, l’auteur, que je ne connaissais que de nom et de réputation, s’appelle Nicolas Gogol. Donc, déjà, ça va. Je ne risque pas trop de me taper la honte en le disant ou en l’écrivant. En plus, j’ai trouvé ce bouquin lors d’une brocante (bon plan les brocantes pour faire le plein de bouquins pour po cher) et le vendeur m’avait rassuré en me disant que ce n’était pas du bon gros russe bien lourd mais au contraire un livre plutôt humoristique et… drôle. Les russes peuvent écrire des livres humoristiques et être drôles???? Moi je pensais que l’humour russe se limitait à ça:

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Vous remarquerez que ce mec génial qui fait super bien du judo, qui serre la main comme personne et qui signe sans trembler… n’a visiblement pas l’habitude de sourire. Pour le bien de la Russie, faites un don: envoyez tous vos vieux DVD de Bourvil et De Funès au Kremlin, vous pourriez contribuer à faire du monde un monde meilleur.

Mais revenons à Gogol. J’étais donc rassuré mais sceptique malgré tout. Comme je suis curieux et en plus un ouf, un dingue, j’ai commencé ma série de bouquins par celui-là et… ben en fait c’est vrai que c’est amusant et agréable à lire.

Bon, c’est pas du Bukowski non plus, vous allez pas vous abimer les synus en lisant Le Journal d’un fou mais ça reste un divertissement agréable et intelligent (et plutôt court en plus). Et puis ça fait toujours classe d’avoir lu un auteur russe, justement à cause des préjugés précités.

Au début, quand même, je vous avouerai que je me suis pas senti rassuré en voyant une bonne grosse description d’une rue de saint Pétersbourg. C’est du XIXème siècle quand même et au XIXème sévissait un monstre digne de la mythologie grecque qu’on nomme toujours Balzac! Moi qui suis un grand littéraire et qui adore les difficultés, je n’ai jamais pu finir un Balzac, ou plus précisément: je n’ai jamais pu aller au bout de sa première interminable description. J’ai essayé avec plusieurs de ses bouquins mais non, vraiment, toute cette somme de détails c’est très joli et ça prouve indubitablement le perfectionnisme du bonhomme mais qu’est-ce que ça peut être chiant… Mais justement Gogol en joue: les longues descriptions à la mode semblent l’emmerder autant que nous et il établit une connivence avec son lecteur pour s’en moquer.

Sinon pour le sujet, en gros on peut dire que c’est du fantastique/absurde: l’histoire d’un homme qui perd son nez, d’un tableau maléfique (inspiration du Portrait de Dorian Gray?), d’un fantôme voleur de manteaux… Du grand n’importe quoi qui se passe toujours dans les rues étranges et fantasmatiques de la capitale russe de l’époque: Saint Pétersbourg. Critique de la ville, satyre sociale en plus, tournée à la rigolade… Ben j’aime bien pour finir.

Pas un chef d’oeuvre mais j’apprécie les idées, la tonalité générale, l’ambiance… A lire sans réticences, donc.

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Je suis vraiment pas fan des merdes qui passent à la télé mais celle-là j'arrive quand même à la regarder presque toute la soirée (en faisant autre chose en même temps quand même, faut pas pousser!). Ce qui me dérange le plus, c'est les pubs. J'adore Charlize Theron, vraiment mais ****** dès qu'elle ouvre la bouche pour essayer de parler français ça me pète tout mon fantasme! Idem pour Panzani, merci ça va bien et le CIC c'est clair leur carte révolutionnaire ils peuvent se la foutre où je pense!

Pourquoi cette merde-là et pas une autre me direz-vous? Pourquoi Miami et pas les autres? C'est tout simple: les experts Miami, c'est du soleil, des nénés et une bonne parodie des autres experts (qui sont eux-même des parodies des vrais flics mais en plus soigné).
Franchement à chaque épisode je pouffe tout seul sur ma chaise à chaque fois que je les vois trouver LE poil de cul qui traine dans la bagnole toujours incroyablement propre et le sortir avec une pince à épiler pour le passer sur une batterie de tests qu'ils se sentent obligés d'expliquer à leurs collègues forcément trop cons pour connaitre leur propre métier et désireux d'apprendre comme s'ils étaient en stage d'entreprise. C'est tout simplement énorme!

Mais le summum ça reste quand même le chef de tout ça: Horatio Caine! Globalement ils jouent tous mal mais alors lui il a la palme. Forcément c'est fait exprès, pas possible autrement. Le type, il a clairement des hémoroïdes. Déjà, on le voit jamais assis. JAMAIS! Mais surtout la tronche qu'il se paye à longueur d'épisodes… Pour lui arracher un sourire il faut vraiment être une maman qui retrouve sa petite fille en un seul morceau alors que son faux père l'avait enlevé pour lui faire subir d'atroce sévices, sinon… on voit qu'il souffre de l'anus. Il fait toujours la gueule. On le sent profondément coincé le malheureux et il a beau planquer ça derrière ses omniprésentes lunettes de soleil qu'il se sent tout de même obligé d'enlever et de remettre de temps en temps, pour faire classe, ça se voit!
Vous remarquerez aussi sa propention à ne presque jamais regarder ses interlocuteurs dans les yeux. Quand c'est une femme, il regarde longuement sa poitrine pour lui dire des choses abominables avant enfin de la regarder dans les yeux pour se la péter bien comme il faut. C'est le genre de mec qu'on ne peut pas supporter à moins de lui mettre des torgnoles régulièrement pour lui rappeller qu'il n'est jamais qu'un foutu être humain. Mais c'est une fiction parodique alors on s'abstient.
Sa pose préférée au chef, c'est la tête penchée (mais il a le cerveau trop lourd alors il a la tête penchée environ 90% de chaque épisode et très souvent d'une manière comique) et les mains sur les hanches comme un joueur de foot qui a avalé la trompette.

Horatio Caine est une parfaite et improbable caricature et, hormis les maillots de bain, les strip teaseuses, les nénés et les fesses en gros plan, c'est le seul véritable attrait de cette série, mais quel attrait!

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IRM, la critique

Jeux vidéo août 28th, 2008

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 Bon allez, j'ai fait mon sérieux pendant un moment, maintenant on va déconner un peu en parlant des IRM…

Oui évidemment dit comme ça, ça a l'air tout aussi sérieux, sinon plus, que mes précédents sujets mais vous allez voir que non.

D'abord il faut se mettre dans le contexte. Je vais parler des IRM parce que j'en ai passé un aujourd'hui, mon tout premier. Comment en suis-je arrivé là? C'est là que c'est drôle! Si, si! Vous vous attendez à quoi? Un cancer? Un accident de bagnole? Un truc au cerveau? Une chute? Ben même pas. Je me suis simplement fait l'une des blessures les moins glorieuses qu'on puisse trouver.

J'étais parti chez un pote pour l'aider dans ses travaux. Sa maison est pour l'instant inhabitable, un chantier complet. Il a commencé par démolir du mur, fait des saignées un peu partout, il y a des cables dans tous les coins, des débris, des briques, des bouts de bois et de la poussière à plus en voir le carrelage. Un vrai spectacle de désolation, déprimant, démotivant tant il reste encore du boulot avant d'avoir, enfin, son havre de paix. C'est aussi une maison pernicieusement dangereuse. Mon camarade et néanmoins propriétaire des lieux en avait déjà douloureusement fait l'expérience en faisant ses saignées dans les murs, la disqueuse ayant décidé de se barrer de ses mains pour aller faire une saignée, une vraie cette fois, dans son avant bras, provoquant un joli geyser de sang, un bon coup de panique, un passage aux urgences et aujourd'hui une belle cicatrice. Suite à cet épisode prouvant sa grande dextérité à l'ouvrage on a décidé de lui payer des outils qui lui correspondraient un peu plus: en plastique…

Evidemment je ne pouvais pas faire mon malin et fanfaronner éternellement. Là-bas, le danger est partout et il ne faut jamais relâcher son attention, on risque de mourir, rendez-vous compte!

J'ai pourtant commis la grave erreur de relâcher mon attention, erreur de débutant, de newbie, un truc qui n'aurait jamais du arriver…

Bé oui. C'était l'été. Il faisait beau, presque chaud. On avait décidé de sortir le barback. J'aurais du me méfier en le voyant sortir de la bouffe pour une personne! Son inconscient a du le prévenir du risque! Mais non, je ne me méfie pas. On allume le barback, avec du mal et beaucoup d'essence. Je prépare mon pain. On discute. J'installe confortablement mes merguez sur le grill déjà brûlant. Je les pique pour éviter qu'elles n'explosent et pour que leur jus attisent un peu le brasier pas encore au top. J'attends. Je les taquine un peu, les tourne, les retourne, jamais content de leur position. Parfois je les sauve de la chute sur le brasier ou je les écarte d'une gerbe de flamme survenue comme par magie. Un barback quoi! Et puis je finis par juger qu'elles sont cuites. Je suis un gourmand. Je claque donc mes deux merguez dans mon pain. Un bout de baguette tout ce qu'il y a de plus normal, un peu dur peut-être, enfin pas trop cassant surtout, mais rien d'anormal. Et là je commence à bouffer. Je finis mon sandwich et les deux merguez suivantes sont déjà prêtes à enfourner mon deuxième sandwich qui ne demande que ça. Alors j'enfourne, langoureusement, avec une certaine volupté, voire de l'excitation! Et je commence à manger. Je mange. Je parle. Je mange. Je parle. Je mange… et là mon cerveau tilt de douleur! Mes muscles se raidissent un peu partout dans mon corps. Mon adorable petit visage se crispe de douleur, une douleur atroce, abominable, insoutenable. Je l'ai dit un peu plus haut: je suis gourmand. J'ai menti: je ne suis pas gourmand, je suis un crevard doublé d'un sacré couillon (pour pas dire autre chose qui serait de toute façon censuré par bloguez.com ^^) parce que j'ai continué à mâcher et à avaler la bouchée que j'avais. Pas moyen que je crache le morceau malgré la douleur, et vous apprendrez par la suite que c'était pas une fausse douleur.

Suite à ça, le lendemain, ma chérie me conseille vivement d'aller consulter mon médecin. Moi pas chochotte, je temporise: "On verra bien. Si ça tombe dans quelques jours ça sera passé…" Sur ces paroles emplies de sagesse, je me lève et je vais me chercher un sandwich. Pas un sandwich avec du pain d'y a deux jours hein? Du sandwich triangle, avec du pain de mie, acheté tout fait dans le commerce, le truc tout mou. J'ouvre ma bouche, avec difficulté, je la referme sur mon sandwich… "Bon ok, je vais chez le médecin!"

Là commence une longue série, complètement débile où je répète invariablement la même phrase, comme ça, juste pour voir la réaction des praticiens.

"- Alors, qu'est-ce qui vous amène?"

"- Un sandwich merguez…"

"- Plait-il?"

Les médecins n'ont vraiment aucun humour. La preuve est faite. Même pas un sourire! Un truc qui fait forcément rigoler tous mes potes, des gens affecté, qui m'aiment bien, conscients de la douleur que je dois ressentir et du handicap qu'est le mien, hé bien les médecins, que dalle! Pas un qui a souri! Quelle tristesse. Alors j'explique, prosaïquement qu'en mangeant le plus normalement du monde, un sandwich merguez le plus normal du monde, je me suis éclaté le plus anormalement du monde la machoire… Et là, pour le médecin généraliste: si ça dure, c'est une luxation, faut voir un stomatologue, si ça dure pas c'est pas grave. Comme ça a duré j'ai refait le même bide chez la stomato, qui confirme: luxation, en précisant quand même, du ménisque temporal je sais pas quoi.

A ce propos, petite parenthèse: remplacez le mot "ménisque" par le mot "ménix" auprès de vos amis. Vous verrez que même les praticiens de la santé finissent, à un moment ou à un autre, par s'emmêler les pinceaux et à dire "ménix", et donc à se taper franchement la honte parce que si vous c'était volontaire, eux c'est accidentel, et eux bossent dans la santé et ont tripatouillé du ménix à de nombreuses reprises. ^^

 

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 Et voilà… J'aurais pu me prendre une brique sur la tête, j'aurais pu me fracasser le crâne après avoir trébuché sur un câble, j'aurais pu me fracasser les doigts à coups de marteaux, me saigner avec une disqueuse, me cramer avec le barback même!! J'ai évité tous les dangers, sauf cette foutue merguez… Quoi de plus vicieux qu'une merguez? On se méfie pas de cette chose là. C'est là, tout mou, tout flasque, tout passif, tout gentil… Et puis d'un coup on en trouve une, le mouton noir, le Che Guevara de la bande, qui décide de venger toutes les autres!!! Ha ouais je l'ai vraiment pas vu venir celle-là! J'ai bien 27 ans d'expérience dans le bouffage de merguez et c'est bien la première fois que j'en vois une aussi sadique et douée tout en même temps!!! Ho bien sûr j'en avais déjà vu des chiantes, vous savez, celles qui se glissent sous la grille malgré tous vos efforts, une véritable bagarre pour la récupérer et au final vous la regardez, vaincu, crépiter de plaisir dans les braises, rétrécissant et noircissant comme un pénis par -15. (Qu'est-ce que je raconte moi? Ca rétrécit mais ça noircit pas un pénis à -15, ça bleuit, au pire…). Les pires que j'ai connu sont celles qui se barrent en dehors du barback et qu'on essaie de rattraper, ultime réflexe de crevard qui préfère laisser sa main plutôt que sa bouffe… On se retrouve généralement avec de belles ampoules après avoir poussé un hurlement bestial (et remis la rebelle avec ses consoeurs ^^), et après il faut encore essuyer les humiliations, les "Putain, mais t'es vraiment trop con! Pourquoi t'as fait ça?" Oui, jusque là, pour moi c'étaient les pires, celles-là. Jusqu'à cette rencontre avec la Ché… Une fois l'ampleur de son forfait connu d'ailleurs, je me suis félicité pour mon masochisme et ma crevardise: certes elle m'a bien eu, certes cette foutue merguez a creusé un peu plus le trou de la sécu (oui d'ailleurs! On accuse toujours les pauvres et les malades de creuser ce foutu trou, mais on en oublie les merguez!!!!!!!!! Toujours les mêmes qui prennent!!! Saleté de justice à deux vitesses!!!!!!) mais moi aussi je l'ai eu!!!!!! Je n'ai pas cédé et je l'ai terminé, avalé, digéré et… débarassé le monde de la Ché!!!

Alors évidemment, quand je raconte ça à mes potes compatissants mais hilares, ils font tous preuves d'une originalité extrême en remettant tous en cause l'explication que je viens de donner et en formulant une autre hypothèse… celle de l'abus de fellation!!! Oui mes potes sont de grands intellectuels… On voit bien mes références, n'est-ce pas? Mais cette thèse n'est pas crédible pour deux raisons:

- 1: C'est gentil un pénis. Les merguez, même les plus dociles, piquent! Si un pénis pique comme une merguez, c'est qu'il est très malade! Personnelement je ne me suis jamais brûlé avec un pénis et je ne me suis jamais fracturé ou luxé quoi que ce soit. Le pénis est altruiste, malgré ce que peuvent en dire quelques mauvaises langues. Si le pénis vous crache dessus, c'est que vous l'avez bien cherché!!!!! Bon après, c'est un peu comme les chiens, tout dépend du propriétaire… Mais même avec un propriétaire très con… Enfin bref!!

- 2: Je n'ai jamais connu de pénis suffisamment imposant pour me causer une blessure pareille. A la télé peut-être, mais chez mes potes, et mes fréquentations: que dalle!! Du Knacki ball, de la phallange de Ouistiti, du Twix mais rien de plus!!!

Donc cette théorie n'a absolument rien de crédible!!! Hein? Ha oui ma chérie veut rajouter un troisième point:

- 3: Je suis hétérosexuel. C'est vrai. C'est pas bète. J'avais pas pensé. Et pourtant ça décridibilise totalement cette grotesque théorie!!!!!!

 

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Mais tout ça nous éloigne du sujet principal de cet article: les IRM!

Retour donc à la chronologie: sorti de chez la stomato ketchup, j'avais en pogne une ordonnance pour faire un IRM. Je prends donc rendez-vous et le temps passe jusqu'à aujourd'hui (enfin hier puisqu'il est passé minuit là…). Je me prépare psychologiquement en me fumant une clope (ben oui je sais…) et je me lance. L'hôpital est en travaux et il est immense. Sur ma convocation c'était marqué qu'il fallait venir 20 minutes avant le rendez-vous et je comprends pourquoi. Je m'adresse à l'accueil où on m'indique que je dois suivre le long couloir, passer aux "formalités administratives" pour ensuite rejoindre l'ancien hôpital. Ok… A ce moment là j'étais pile à l'heure. Je me dirige donc vers la section "formalités administratives" et là ça se complique: deux possibilités, gauche ou droite. Evidemment je prends la gauche ^^ Mais pas très sûr de mon coup. Là, un bureau et une seule personne pour plusieurs qui attendent. Ca sent le coup fourré. Trop poli, j'attends mon tour, le quart d'heure passe allégrement. Et là le type me fait ma "feuille de soin". Je respire un peu, malgré une chaleur étouffante: apparemment je suis tombé au bon endroit. Sauf que! Sauf que le type m'explique que je ne serai pas remboursé directement, que je devrais avancer et ensuite être remboursé. Pas prévu dans le contrat de départ ça! Bref! Pas trop le choix. Une fois terminé je lui demande où ça se trouve et là il tique… Il se rend compte qu'il n'avait pas de feuille de soin à faire et que j'ai donc perdu mon temps ici et qu'en plus il ne savait pas exactement où je devais aller!!! Super… Là encore deux choix: l'étage ou l'ancien hôpital. Deux fois que j'entends parler de l'ancêtre, ça me semble louche, je décide donc de m'y rendre. Là bas, un autre bureau. Je regarde ma montre: je suis à la bourre. Un type devant moi, un peu bavard et la dame au téléphone. Je patiente donc. C'est marqué IRM un peu partout, logiquement mon périple se termine. Sauf que… Cette fois la dame de l'accueil a été plus vivace et après quelques minutes elle m'interpelle, me demande ce que je fais là et me dirige. Attendre là était donc aussi une perte de temps, encore fallait-il le savoir… J'arrive donc bien à la bourre à mon rendez-vous, je m'assieds, pas trop longtemps, on m'appele.

Là je me retrouve avec un infirmier en Crocs (mais si, les Crocs, ces espèces de sabots aux couleurs flashys absolument hideux mais qui sont à la mode suite à une technique marketing de pointe) de couleurs différentes. La fantaisie là, pour le coup, ça m'amusait moins. Autant je peux faire le mariole avec mon généraliste et la stomato, autant là, juste avant un examen que je ne connais pas… Bof! En plus il a un vague accent que je n'arrive pas à définir: roumain? italien? Ca me pose pas de problème mais vu qu'il a quelques difficultés avec la langue de Coluche (oui la langue de Molière on la parle plus depuis déjà un bon paquet d'années alors maintenant on dit la langue de Coluche et puis c'est tout!!!), je me dis que pour lire les notices explicatives avec plein de termes techniques que même moi je comprends pas et pour suivre les indications des médecins et chirurgiens ça doit pas être le top. Mais bon, admettons! Oui je suis stressé!!! J'ai la phobie de tout ce qui est médical et de ces ******ries de piquouzes!!!!!!! L'infirmier me mène donc jusqu'à une cabine, un mètre sur un mètre, où il me demande de virer ma montre, mon sac et… c'est tout. Heureusement que je lui demande si le portable dans la poche ça pose problème parce que suite à ça il m'explique que pour lui ça pose pas de problème mais que le portable serait complètement mort après l'IRM… J'oublie vite fait parce qu'après il me parle d'injection… Ha le sale mot que je déteste!!!!!!!! Il a l'air visiblement troublé qu'elle ne soit pas nécessaire pour mon cas à moi… Il insiste pas et il se barre. Je fais donc les 100 pas dans une cabine d'un mètre carré, ce qui n'est ni évident ni agréable en attendant son retour, et il revient… avec une seringue de la taille d'un pétard mamouth dans les mains!!!!! Le type totalement incompétent quoi! C'est un truc de base qu'on apprend à tous les infirmiers ici en France: ce genre de matos, on le planque jusqu'au dernier moment pour éviter au mieux de se prendre un coup de boule suivi d'un marathon pour rattraper le patient devenu hystérique dans les interminables couloirs de l'hôpital, soit au pire un attentat terroriste ou un meurtre sur la personne de l'infirmier… Tout le monde sait ça quoi! Enfin mon médecin traitant est au courant lui… Au courant, c'est le cas de le dire… Houlala comment je suis trop spirituel moi… Bref, là dessus il me demande si je sais ouvrir la bouche. Là je suis perturbé. A la prochaine étape il va me menacer de me faire une injonction avec sa seringue nazie si j'accepte pas de lui faire une gâterie? Non! Simplement qu'ils ont un engin à IRM qui coûte des centaines de milliers d'euros mais pas d'instrument pour me tenir la gueule ouverte et immobile, alors on fait avec ce qu'on trouve…

Suite à cet épisode d'un suspens insoutenable (pour moi), l'IRM commence, avec une seringue, mais sans injection. On m'installe donc sur un lit relativement confortable, on me claque un bazar autour de la tête, avec des cales, qui appuient bien là où j'ai mal bordel!!!!!!! Mais c'était obligé, histoire que je bouge pas. Ensuite l'infirmier me demande d'ouvrir la bouche et il me carre son énorme… seringue dans la bouche. Ensuite il me demande si ça va aller et sans attendre la réponse, il lance le manège…

Je m'enfonce donc dans un trou béant mais rigide. Une belle machine blanche, la même que dans Docteur House, le tout dans un bruitage de science fiction, à croire que je vais me retrouver téléporté sur l'Etoile de la mort… (oui je sais c'est dans Star trek qu'on se téléporte pas dans Star wars mais j'aime pas Star trek!!! Et puis c'est MON histoire!!!!!!). Et puis ça s'arrête. Et là faut rester dix minutes totalement immobile avec une seringue géante dans la gueule… Tout en subissant des attaques sonores très perturbantes. Ca oscille entre le jeu vidéo de la fin des années 80 piou piou piou game over aux bruits de perceuse… En entendant ça, j'ai repensé à l'affiche dans la cabine, qui expliquait qu'il y aurait un bruit tout à fait normal de tam tam… J'ai attendu le tam tam, mais ça a du m'échapper.

Et là faut trouver de quoi s'occuper le cerveau pendant les 10 minutes… Ben oui parce que je suis le garde national anglais qui bouge pas un cil même quand on a un Michaël Youn qui fait toutes les conneries du monde avec vous, moi!!! L'immobilité, comme la flotte, comme les légumes, comme l'homosexualité, comme plein d'autres choses encore, c'est pas mon truc! Alors je m'occupe, j'observe. Y a quoi à observer dans un IRM? Que dalle! Du blanc avec une bande bleue pâle. Et un truc avec lequel j'ai développé une certaine sympathie. Je l'ai appellé mon grain de sésame. Ca y ressemblait un peu à vrai dire mais c'était plus un grain de sable, enfin une aspérité, un faux défaut de construction bien minime quoi. Alors voilà, j'ai tapé un délire sur ça, je lui ai parlé, je lui ai demandé depuis combien de temps il était là, s'il avait vu des belles gueules passer, des anatomies féminines intéressantes, des cas psychiatriques, tout ça… Silencieusement bien sûr, par la pensée, parce qu'on parle pas dans une IRM de la mâchoire, surtout pas! Et puis je me suis souvenu que j'avais des tics. Emmerdant ça les tics quand on doit rester immobile… Et puis la seringue glissait, forcément, dans cette position et dans un endroit relativement humide et tenue par une machoire en mauvais état… Comment cette ******rie pouvait ne pas glisser? Et puis au bout d'un moment: la salive… Parce que la gueule ouverte avec ce machin dedans et sans bouger, ben on salive et si on trouve pas un moyen de l'avaler ben on s'étouffe; alors forcément…

"- Vous m'entendez?"

"- Mon Dieu! C'est vous?"

"- Non c'est l'infirmier qui te parle, *******!"

"- Ha? Dommage… J'aurais eu quelques réclamations à faire…"

"- Vous pouvez éviter de bouger? Les images sont un peu floues."

"- Déjà te répondre avec ça dans la gueule c'est pas évident, et pour ce qui est de pas bouger, j'te jure que je suis à fond dans l'immobilisme là!! Déjà que je suis de gauche…"

"- Ok, faites au mieux, on y retourne…"

C'était interminable… comme cet article, pire même! Après la seringue dans la bouche, il a fallu faire sans la seringue. Je me suis relevé avec la tête qui tournait et mal aux jambes, et surtout… à la machoire!!!!!!! Ben oui parce qu'avec leurs cales et leur seringue que je devais serrer pour pas qu'elle glisse et s'enfonce dans ma gorge, forcément… Ensuite j'ai vu le médecin, qui m'a mis ce que les jeunes comme moi appellent un space, ou un vent: il arrive, je lui tends la main, il regarde ma main, regarde mes yeux et enchaine. Je regarde ma main, fait une moue expressive du genre "ok, sympa, fais le cowboy avec moi je dirais rien…" Donc il confirme lui aussi la luxation mais rajoute une petite nuance: une fêlure. Evidemment en entendant ça je me dis: "ha la ****** de ****** de merguez de *****!!!!!!!!!!" Rendez-vous compte: une fêlure du ménix rien qu'en bouffant un sandwich merguez!!!!!! Mais dans quel monde on vit????? Ha non la France va pas mieux depuis que Sarko est au pouvoir!!!!! Sous Chirac une merguez aurait jamais osé, ça c'est clair!!!!!!

Et donc au final mes chances de me faire opérer sont plutôt faibles parce que ça se remet assez bien tout seul, du moment qu'on ne me fait plus d'IRM bien sûr… Tout ça pour une ****** de merguez, non mais franchement…

 

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Alors voilà: période troublée de mon existence littéraire, je me mets à lire des bouquins de drogués et d'alcoolique. Et maintenant je dois me dé*****r pour faire une critique…
Que dire sur un OVNI pareil? Qu'il a été écrit au début des années 70's par un américain au moment de la guerre du Vietnam, alors que les troupes américaines profitaient de l'enfer pour importer de l'héroïne au pays? Que c'est une histoire aussi vraie que possible? Que l'auteur est l'inventeur du style "Gonzo" (ne pas confondre avec le courant pornographique actuel (pour ceux qui l'ignorent: pas de scénario de toute façon inutile et ridicule dans les films pornos, on filme juste des "performances" (pffff petits joueurs Mort de rire ), le "Gonzo" de l'époque c'est une forme de journalisme où le reporter écrit à la première personne son vécu, avec sa subjectivité donc, enfin un truc comme ça quoi)? Dire que ce livre a été magistralement adapté au cinéma avec un Johnny Depp au mieux de sa forme et un Benicio Del Toro méconnaissable? Ouais on peut commencer par là.
Mais ça ne suffit pas.
L'histoire c'est celle de l'auteur, journaliste et romancier de son (sale) état de drogué, qui est envoyé à Las Vegas pour couvrir une course automobile importante par son canard, tous frais payés. Dès le départ, il part dans un trip, un délire, il va là-bas pour y chercher le "rêve américain"… Hé oui, Las Vegas, la ville des rêves, des vices, de l'argent, de la réussite et de l'échec. Donc il part dans un bolide loué aux frais du journal avec son accolyte qui est surtout son avocat (même si on en doute du début à la fin) et surtout avec une malette bourrée des pires drogues existantes, hormis l'héroïne, justement. Et ils en consomment du début à la fin!!!! Sur la route ils se font attaquer par des chauve souris fantôme, en arrivant ils transforment tout le monde en lézard tout en marchant sur une moquette sanglante… Bref on est dans le cerveau malade d'un drogué qui lutte contre la parano tout en commettant les pires crimes et absurdités dans un univers rempli de flics zélés à mort. Et ça passe, toujours, grâce à des mensonges énormes mais couillus proférés avec applomb. C'est la chronique lucide d'un type totalement barge qui annihile sa lucidité à longueur de journée, des journées qui peuvent durer 72 heures grâce aux amphètes… Halluciné et hallucinant.

Bref un livre à lire pour pas mourir *** et pour s'éviter d'avoir à consommer toutes ces drogues pour savoir quels effets elles peuvent avoir. CELA DIT ET EXCEPTIONNELLEMENT je conseillerai quand même de voir le film en priorité, qui est plus parlant parce que le sujet est très sensitif et que les images sont parfois plus parlantes que les mots. Les acteurs sont en pleine forme et inspirés et le réalisateur est génial.

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