Vie de merde, la critique
Divers avril 26th, 2009
On vit dans un monde de merde… Inconsciemment, on rêve tous de pouvoir se Photoshoper les défauts pour devenir comme toutes ces idôles. C’est la société de consommation et la frustration engendrée par toutes ces pubs de merde et tous ces magazines à la con…
Alors quel bonheur que d’aller sur ce site! Qu’est-ce que ça peut faire du bien de se dire qu’on n’est pas le seul ******* au monde à se payer la honte en public ou à faire des conneries pas possibles… Quel soulagement de se dire que sur Terre il existe des gens qui ont encore moins de bol que nous, ou qui sont encore plus tarés…
Franchement, on devrait prescrire ce site à tous les dépressifs (en plus de les priver de télé) et même nous faire rembourser une partie de notre abonnement Internet par la sécu chaque fois qu’on va en lire une page.
Perso, j’ai toujours un onglet sur mon navigateur Internet ouvert dessus et j’actualise la page plusieurs fois par jour pour voir les nouveaux ajouts (il y en a toujours une bonne page par jour) et m’esclaffer devant mon PC qui se demande ce qu’il m’arrive.
Pour ceux qui ne connaissent pas encore et qui seraient intrigués, je vous en sors un exemple, comme ça, pour le fun, cadeau:
»
Aujourd’hui,ou plutôt hier soir, j’étais au lit avec ma copine, nous étions enpleins ébats amoureux, et lors de sa jouissance ultime, elle a pousséce cri : « OH OUI PIERRE, CONTINUE !! »... Je m’appelle Kévin... VDM »
Un ptit deuxième pour la route, tiens:
« Aujourd’hui, j’ai reçu deux SMS de ma copine. Le premier pour me dire que tout était fini, le second pour me dire qu’elle s’était trompée de destinataire. VDM »
Voilà grosso modo à quoi ça ressemble, et il y en a des centaines… Il y a aussi les VDM illustrées, c’est à dire une planche de BD qui illustre une VDM en particulier et les VDM des stars. Un véritable phénomène de société ce site, j’vous l’dis moi!
Voici le lien tant attendu:
Vie de merde
Tags: comique, humour, merde, rire, site internet, tranches de vie quotidienne, vie, vie de merde
Forteresse digitale de Dan Brown
Thriller juillet 1st, 2008
Gnark gnark gnark… La critique de Forteresse digitale de Dan Brown… J’adore les bouquins de ce type. Ils incarnent tout ce que je déteste en littérature. Je les ai tous lu. Contradiction? Non: mon père est vraiment fan et donc il les achète
tous dès qu’ils sortent. Et moi comme je suis souvent en dèche de livres…
Et puis concrètement, du Dan Brown, ça se lit tout seul: pas de mot compliqué (ou alors dans les rares cas où ça arrive il consacre toujours un paragraphe ou deux pour l’expliquer), pas de style, sujet, verbe complément, des personnages sans aucune psychologie… C’est un peu comme bouffer des chips: la main fait des va et vient du paquet à la bouche sans qu’on s’en rende vraiment compte. En même temps c’est pour ça qu’il en vend autant, ça se vend comme des paquets de chips! Ben oui parce que grâce à lui n’importe quel décérébré peut donner l’impression d’être intelligent: il lit! Et il ne lit pas n’importe quoi en plus: du techno thriller… Ca en jette quand même!!
J’ai donc lu tout ses livres: le Da Vinci code, Anges et démons, Deception point et donc, forteresse digitale, dans l’ordre. Petit détail amusant: sur l’édition que se procure mon père, c’est toujours marqué derrière que c’est son premier roman, pour les 4!!! Mais bon, en même temps on sait tous que Brown est un mythomane patenté, c’est même son fond de commerce. Grâce à ça, le Da Vinci code est devenu un best seller mondial et lui une légende. Il suffisait de faire passer sa théorie sur le Graal pour véridique et paf on n’a plus parlé que de ça… Bref, si Brown est un érivain très médiocre il est en revanche un excellent marketeur. Réussir à vendre des romans comme ceux-là à des millions d’exemplaires, c’est franchement génial.
Enfin, je suis un peu dur: pour un premier roman, le Da Vinci code est sincèrement excellent. Même s’il fait passer pour vrais des éléments totalement faux, on se laisse prendre au jeu et il amène le lecteur à se poser des questions pertinentes. Et puis, concrêtement, tout écrivain est, par essence, un mythomane… On passe notre vie à mentir, à manipuler le lecteur, à inventer des histoires, des mythes et même, souvent, on s’invente une vie, on devient soi-même un personnage (comme Jean Ray ou Malraux). A la base, si on écrit, c’est qu’en général notre réalité ne nous plait pas, alors on se réfugie dans d’autres mondes inventés de toute pièce. Perso j’en suis pas au point de m’inventer une vie: la mienne est suffisamment « romanesque » pour m’en contenter.
Enfin bref! Ce qui me dérange plus c’est que normalement l’écrivain se bonnifie avec le temps. On s’améliore, découvre de nouvelles techniques, corrige ses erreurs, approfondit sa culture générale… Alors que lui c’est de pire en pire! Je pensais qu’il aurait du mal àtomber plus bas que Deception point, hé ben il a réussi le salaud!!! Franchement respect, robustesse…
Faire le catalogue de tout ce qui ne va pas me semble impossible. Du début à la fin j’ai eu le sentiment d’être pris pour un con. Non seulement ses personnages sont des caricatures et toujours les mêmes (le bel universitaire super intelligent (et blanc) et sa copine super belle et super intelligente qui le reprend chaque fois qu’il fait une boulette, le couple parfait quoi!!), non seulement la langue est digne de la bibliothèque verte (je suis gentil là encore…) mais en plus il se casse même pas le cul à changer la structure de son récit… C’est toujours rigoureusement le même schéma, la même happy end avec le couple qui se retrouve dans le même lit, les mêmes rebondissements aux mêmes moments… Résultat: au premier on se demande un peu qui est le méchant et comment ça va se finir, au quatrième c’est fini. Dès qu’on croise le méchant pour la première fois, on sait que c’est lui le méchant: il est toujours présenté comme un gentil qui peut pas être méchant. Il y a aussi le faux méchant, mais lui on sait tout de suite qu’il est pas méchant puisqu’il est présenté comme le méchant… C’est simple: c’est le premier bouquin que je lis où je sais tout ce qui va se passer au moins 4 chapitres avant que ça arrive!! Le pire c’est la scène finale avec le compte à rebours (le fameux compte à rebours si stressant et si pratique pour faire monter la tension du lecteur…) avec des types qui ont tous au moins bac +8, sans compter l’expérience et à qui on a envie de dire mais vous êtes complètement cons c’est pas possible… Il y a au moins 20 pages où on les voit s’agiter et paniquer pour trouver un code qu’on avait déjà trouvé avant qu’ils commencent à chercher… Et évidemment on sait qu’ils vont le trouver, mais pas trop tôt ni trop tard, juste à la dernière seconde…
Brown est passionné par les codes et les énigmes et donc il en truffe tous ses romans. Le problème c’est que là c’est niveau sixième, alors que ses personnages sont des cryptologues, professeurs d’université et informaticiens, et les meilleurs du monde en plus… Donc d’après Brown il faut croire que je suis plus intelligent que les plus brillants cerveaux du monde. Flatteur mais vraiment pas crédible. Je n’ai même pas espéré que le niveau remonterait à un moment ou à un autre. Avec Brown, plus on avance, plus le niveau baisse. Cette fois il a même été jusqu’à comettre des boulettes monumentales: un tueur sourd qui entend les pas de sa cible (…) et des personnages plongés dans les ténèbres complètes qui voient, d’un coup d’un seul, et puis qui voient plus, sans explication… Bref du travail bâclé du début à la fin. Consternant!
Bon, je vais quand même évoquer les côtés positifs. Si si! Il y en a… Déjà, les livres de Brown ont l’avantage d’amener à la lecture des gens qui ne lisent jamais et qui n’ont pas envie de se taper la honte à lire des Oui oui ou la Bibliothèque verte histoire de se cultiver un peu. Dans un monde où la vidéo prend de l’ampleur par rapport au livre, je trouve ça quand même intéressant.
L’autre avantage c’est que Brown se renseigne pas mal pour chaque bouquin. Donc lire du Dan Brown cultive… On y découvre des cathédrales, de la géographie, tout un tas de petits détails assez intéressants qui ne font de mal à personne. Le problème c’est que Brown est un mytho et qu’il mélange la réalité avec l’invention, donc tous ces petits détails sont à prendre avec des
pincettes…
Tags: copier coller, critique, dan brown, forteresse digitale, grosse merde, livre de gare, merde

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