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C’est incroyable le nombre de gens qui sont anarchistes… sans le savoir. A commencer par moi. La première leçon qu’on doit retenir de ce livre, c’est ça. On y apprend d’emblée que le pouvoir en place ne cesse de faire campagne, avec un énorme succès, pour que le peuple associe le mot « anarchie » au mot « chaos ». Et c’est vrai! Avant de lire ce livre je considérais l’anarchie comme une phase de transition difficile, chaotique voire souvent sanglante entre deux régimes. J’associais l’anarchie avec le punk, violent, alcoolique, drogué. J’associais l’anarchie avec une certaine forme de terrorisme, j’associais l’anarchie à la fainéantise. En bref, pour moi, être anarchiste supposait être terriblement con ou traumatisé.

Et puis je me suis intéressé à Noam Chomsky, et puis à Normand Baillargeon. Et j’ai été clairement interloqué. Plus je lisais, plus je m’intéressais à ces deux personnes et plus il m’apparaissait évident qu’ils étaient à des années lumières de tous ces clichés. Le Petit Cours d’autodéfense intellectuelle de Baillargeon, par exemple, démontre clairement que ce dernier est quelqu’un d’intelligent, de rationnel et forcément qui ne se laisse pas abuser. Donc quelque chose ne cadrait pas. J’étais manifestement dans l’erreur quelque part, et je devais savoir où.

C’est dans cette optique que je me suis acheté ce livre, et je ne suis pas déçu du voyage.

Que peut-on en retenir?

D’abord, comme je l’ai dit, qu’il ne faut pas se fier aux médias (ça je le savais depuis un moment) ni même aux dictionnaires… Hé oui, cette référence absolue qu’est le dictionnaire est contaminée par les clichés véhiculés par le pouvoir. Ce n’est probablement pas une volonté délibérée, c’est juste que pour le commun des mortels anarchie=chaos. C’est passé dans le langage courant et on a tous utilisé ce terme pour désigner un bordel, sans avoir conscience de l’erreur qu’on commettait. Hé oui car il est chargé, malgré lui, très, très négativement ce mot. Il est tellement chargé que les anarchistes d’aujourd’hui préfèrent utiliser le terme « libertaire » pour se désigner.

La conséquence de ça c’est qu’aujourd’hui, comme je l’ai dit au tout début, beaucoup de gens ignorent qu’ils sont anarchistes parce qu’ils ignorent ce que signifie réellement ce mot et qu’ils n’ont aucune envie de se coller une étiquette pareille. C’est un très joli coup de la part du pouvoir puisque cette ignorance nous empêche de nous rassembler, d’en discuter, de mener des actions conjointes. Mais ça ne va pas durer. Nous vivons une époque très particulière, une époque charnière dans laquelle je vois, tous les jours, des signes encourageants. D’un côté on a une perte de confiance manifeste envers le pouvoir qui a tout de même trouvé la parade en brandissant le fléau du Front National… Si vous ne votez pas, bande d’anarchistes!, vous allez vous retrouver avec Lepen comme président! C’est ça que vous voulez hein? Bah en même temps pourquoi pas? Ca nous donnerait une excellente excuse pour renverser un pouvoir devenu illégitime et immoral. M’enfin je préférerais largement que cela se passe autrement: beaucoup trop de sang versé dans cette perspective et j’aime pas trop ça, moi, le sang. Dans les signes encourageants, on peut aussi noter le courant alter-mondialiste qui prend de plus en plus d’ampleur, la nécessité écologique qui suppose de stopper net la « logique » de surconsommation et puis, plus largement, les innombrables contradictions et paradoxes que je ne cesse de montrer du doigt sur ce blog, les semblants de démocraties incarnés par le PS ici en France qui parle toujours de la beauté de la démocratie et qui élit son premier secrétaire en trichant en sachant que la gagnante a simplement mieux tricher que la seconde, qui du coup voulait refaire l’élection pour mieux tricher ce coup-ci ou par le traité de Lisbonne, magnifique celui-là: on nous le propose une première fois, on dit « non merci », on nous le repropose en version abrégée (mais c’est exactement le même avec juste moins de baratin), on est bien obligés de l’accepter vu qu’on nous a pas donné le choix, les irlandais le refusent, on attend un peu et on leur repropose, sous-entendant ainsi qu’ils avaient mal voté et qu’ils sont sans doute moins cons aujourd’hui qu’hier… La démocratie est un leurre et on s’en rend de plus en plus compte, on ne peut que s’en rendre compte…

L’anarchie apparait donc comme une alternative à ce capitalisme que même les plus convaincus ont bien du mal à défendre et à un pouvoir qui, finalement, revient toujours aux mêmes. Une alternative nettement plus convaincante que les autres: le totalitarisme, personne n’en veut plus et c’est pas dommage et le communisme ça n’a jamais été qu’une dictature dont on ne veut plus non plus.

Restent néanmoins des questions que je me posais d’emblée: comment un non-état pourrait-il survivre sans pouvoir? La réponse est donnée clairement dans ce livre: il ne le peut pas! L’anarchie n’est pas contre TOUS les pouvoirs, ce serait absurde, mais l’anarchie s’inscrit dans la logique des Lumières en s’interrogeant sur la légitimité des différents types de pouvoir. Il me semble évident qu’un enfant a besoin du pouvoir de ses parents pour grandir et simplement survivre, il semble évident qu’une police est nécessaire pour traquer et trouver les psychopathes et autres égoïstes, il semble évident que l’armée est nécessaire pour protéger des pouvoirs extérieurs…

Autre question: sans contrainte comment des travailleurs pourraient-ils être productifs? Hé bien en réalité, ils le sont bien plus quand ils ne sont pas contraints parce qu’ils savent pourquoi ils vont bosser: pour eux-même et pour leurs camarades. Dans une anarchie, on travaille parce qu’il faut bien se procurer de quoi vivre et aussi par solidarité.

La seule question qui demeure après avoir lu ce bouquin reste la question de la faisabilité et de la viabilité. Parce qu’effectivement les concepts de liberté, d’égalité et de fraternité propres à l’anarchie (et non pas à la démocratie: vous vous sentez vraiment libres, égaux et solidaires, vous?) ont de nombreux et puissants ennemis. Si jamais un pays devenait anarchiste, il se passerait la même chose qu’à la Révolution française: les Etats voisins auraient peur que l’anarchie ne vienne chez eux et viendraient donc en renfort, manu militari, pour remettre nos élites au pouvoir, les grands patrons, les actionnaires ne pourraient supporter ça non plus parce qu’on s’en prendrait à la fois à leur marché et à leurs privilèges, les religions s’enflammeraient de cette hérésie qui prône l’égalité et le rationalisme… D’un autre côté, la démocratie a fini par gagner, avec énormément de sang répandu sur son drapeau. Est-ce aussi l’avenir de l’anarchie?

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Je ne savais pas trop où classer ce bouquin, parce que je n’ai pas l’habitude de lire ce genre de littérature. Je suis plutôt dans la fiction comme mes lecteurs les plus acharnés l’auront remarqué. Je n’allais donc pas créer une catégorie pour un seul bouquin. Je le classe dans « aide aux écrivains » parce qu’après tout, posséder un bon sens critique me semble nécessaire dans cette discipline, ainsi que connaître le fonctionnement des médias et de nos institutions.

Comment j’ai connu ce livre? D’abord grâce à un pote, fan inconsidéré de Chomsky, qui m’a donc longuement parlé de celui-ci. Par la suite, j’ai pu visionner le documentaire Chomsky et Cie où il est beaucoup question du livre et de son auteur. J’étais intrigué, séduit par le personnage et ses révélations, et franchement favorable pour recevoir ce genre de cours. Et je ne regrette pas du tout mon investissement.

Le but de l’auteur est clairement de compenser un « oubli » dans les systèmes scolaires occidentaux: l’apprentissage de l’esprit critique. Autant que je me souvienne, pourtant, on m’a bassiné pendant une bonne partie de ma scolarité avec ce fameux esprit critique. Nous sommes quand même le pays des Lumières, Voltaire, Rousseau tout ça, ceux qui ont eu l’esprit suffisamment critique pour abattre un régime plus que millénaire et puis nous sommes en France quand même! On ne peut pas être perçus comme des râleurs dans le reste du monde et être dépourvus de ce fameux sens critique! Hé ben si, pourtant, parce qu’on râle, effectivement, on critique, beaucoup, sans doute, mais mal, pas les bonnes personnes, pas les bonnes choses. Notre sacro-saint système nous amène à nous critiquer entre nous, à râler de tout et en même temps à nous faire comprendre que c’est comme ça et qu’il n’y a pas d’alternative. Donc on râle comme ils veulent qu’on râle ( »ils » c’est l’intelligentia, la classe dominante, les gens qui ont l’argent et le pouvoir), nous baladant en permanence sur de fausses pistes, faisant ainsi de nous des spectateurs et non des acteurs de notre démocratie.

Bon, évidemment, là, en ce moment, ça commence à partir un ptit peu en couille tout ça. La crise on la digère pas, même à grands coups de grippe A et les boniments du gouvernement deviennent de plus en plus laborieux. On voit bien qu’il rame notre président à nous faire passer la pillule, à nous expliquer que chacun doit se prendre en charge tout seul, sans aide de l’Etat, sauf les entreprises, évidemment. Heureusement qu’il y a Carla! Dès que ça va mal ou qu’il n’a rien de particulier à dire, hop on nous fait de longues tartines dans les médias sur cette femme, on commente son élégance, on la compare aux autres first lady…

Il me semble tout de même évident que quand on a un président de la République qui est avocat de métier et donc de formation, ami intime des plus grands patrons des médias, en sachant que ces médias sont excessivement concentrés dans les mains d’une poignée d’hommes, politicien renommé et entouré d’un bon nombre de spécialistes des relations publiques et de la communication… si on veut pas se faire baiser par cet expert international en rhétorique et avalage de couleuvre, on a plutôt intérêt à être blindé niveau esprit critique et à connaître tous les ressorts, toutes les combines.

Ce livre, Petit Cours d’autodéfense intellectuelle, nous les présente, nous les explique, nous les illustre et nous donne même des exercices, le tout avec humour et matraques (faut le lire pour comprendre).

Sur un peu plus de 300 pages, j’ai appris énormément de choses passionnantes en plus d’affermir mon autodéfense: les techniques des mentalistes, des réactions humaines surprenantes, des scandales… Tout un tas de cas concrets, en somme. Je rajouterai également que la partie traitant de l’expérience personnelle a été limite une véritable psychanalyse pour moi.

Sinon, niveau résultats, avec une première lecture relativement rapide (en moins de 24h), je sens déjà une différence. J’ai pu tester ça avec mon article sur la propagande pseudo-musulmane (je l’avais commencé avant de lire le livre mais grâce à lui j’ai pu mettre un nom sur la pareidolia et simplifier un peu mon analyse en allant droit au but de façon claire au lieu de tourner autour du pot en cherchant mes mots) et dans d’autres situations.

Mais il y a quand même des remarques négatives. Ben oui, c’est l’inconvénient d’enseigner l’esprit critique, hein? Faut pas s’étonner que ça se retourne contre soi.

Déjà, un paradoxe: Normand Baillargeon critique notre système en citant certaines personnalités qui considèrent que le peuple n’est pas capable de se gouverner par lui-même. Déjà, ont-elles tort? Personnellement, je n’en sais rien et je reste sceptique sur la question. Ensuite, si ces personnalités ont tort, l’utilité de ce livre me semble réduit parce que ça voudrait dire que le peuple dispose déjà d’un esprit critique suffisamment développé pour faire ses choix. Si elles ont raison, ce livre ne sera qu’un coup d’épée dans l’eau… Paralogisme ou pas?

Il y a également un autre paradoxe, moins discutable: quand on écrit un livre sur l’autodéfense intellectuelle, on écrit en même temps un livre sur… l’art de la propagande, de la manipulation et de la rhétorique! Tout homme politique, tout avocat ambitieux se doit de lire ce livre pour apprendre concrètement comment baiser ses interlocuteurs. C’est là tout le problème. Quand les opprimés réussissent à prendre la place de leurs oppresseurs, l’histoire a démontré qu’ils deviennent eux-même des oppresseurs. Le parfait exemple en est le communisme. Pour que cet effet pervers soit neutralisé, il faudrait que tout le monde, sans exception, maitrise ces techniques de propagande, de manipulation et de contre-propagande. Et ça, malheureusement ça me fait arriver au troisième point négatif.

En effet, ce livre est agréable à lire et le langage est clair. Mais je suis un littéraire disposant d’une licence de lettres modernes! Je suis peut-être un vilain pessimiste mais je doute que ce livre soit si accessible que ça pour tout le monde. Déjà, le chapitre sur les maths, j’avoue avoir été largué une paire de fois. Normal, je suis mathophobe. C’est triste mais pas mortel. Donc, non, je ne pense pas que toute la population puisse s’approprier toutes ces techniques. Je suis sceptique.  D’autant qu’il faut déjà connaître l’existence du bouquin (j’y travaille), pouvoir se l’acheter (20€)… Maintenant, Baillargeon déplore avec Chomsky qu’on ne donne pas de cours d’autodéfense intellectuelle à l’école. Et il est sans doute là, le véritable problème à traiter, en sachant que ladite école est au service du système que ces cours entendraient combattre. Cela peut expliquer pourquoi les exigences scolaires sont sans cesse revues à la baisse d’ailleurs (causalité ou corrélation?): des cons incultes sont bien plus faciles à baiser (l’auteur répète sans arrêt le mot « matraque » dans son livre, vous remarquerez que moi c’est le mot « baiser » qui revient le plus souvent, chacun ses préoccupations, hein?).

En conclusion, j’aurais pu ne pas dire que je possède à la fois ce bouquin et une plus grande facilité pour manipuler mes lecteurs et interlocuteurs. J’aurais pu ne pas en faire la promotion mais je suis trop honnête pour ça; enfin j’essaie de l’être au maximum. Donc il faut acheter, lire et relire ce Petit Cours d’autodéfense intellectuelle parce que c’est un livre qui rend moins con, parce qu’il est efficace, parce qu’il est passionant, agréable à lire et que de toute façon il vaut mieux être avec les gens qu’on aime du côté des baiseurs plutôt que du côté des baisés.

CQFD

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Que les choses soient claires dès le départ: j’ai beaucoup de respect et même d’admiration pour les musulmans. Parce que ce n’est pas une religion facile, parce qu’on ne leur facilite pas du tout la vie dans le monde occidental et en particulier en France, parce qu’ils subissent une discrimination farouche, parce qu’ils subissent l’islamophobie notamment depuis les méfaits d’Al Quaïda. Bref, c’est extrêmement difficile d’être musulman ici ou ailleurs, qu’être musulman est un choix et qu’ils ont le courage d’assumer ce choix malgré tout ce qu’ils se prennent dans la tronche quotidiennement.

Je préfère commencer mon article par cette petite précision parce que le climat actuel reste tendu, que je n’ai envie de blesser personne, que je n’ai pas envie qu’on se trompe sur mes intentions.

Bien sûr, j’aurais aussi bien pu prendre comme exemple la propagande juive ou sionniste, voire chrétienne, ou simplement d’extrême droite mais le fait est que je n’en ai pas sous la main. Si vous en trouvez, donnez-moi le lien, je me ferai une joie de lui faire subir le même sort.

Le fait est, donc, qu’en suivant un lien posté dans les commentaires d’un article sur Agoravox, je suis tombé sur un article de propagande pseudo musulmane franchement flippant qui commençait par un petit encadré en rouge, bien visible dans lequel l’auteur de cet article, parodiant un célèbre tableau de Magritte, affirme que son article n’est absolument pas de la propagande et que chacun est libre de penser ce qu’il veut.

Vous savez pourquoi au début de chacun des 190 articles de ce blog je n’ai jamais précisé que ce n’était pas de la propagande et que chacun était libre de penser ce qu’il voulait? Tout simplement parce qu’aucun de ces 190 articles n’est de la propagande… Vous imaginez un peu si au début de chaque article on devait dire tout ce qu’il n’est pas? Cet article n’est pas une publicité, cet article n’est pas une nouvelle, cet article n’est pas une lettre, cet article n’est pas une poésie, cet article n’est pas un roman…  Ce serait un peu lourd et ridicule, non?

Alors pourquoi ce type prend le soin de préciser que son article n’est pas de la propagande? Ben ptête parce qu’il sait très bien que c’en est et qu’il veut couper l’herbe sous le pied de ses potentiels détracteurs en invalidant d’emblée leur argument. « Ben non tu sais pas lire? C’est marqué que c’est pas de la propagande et que tu peux penser ce que tu veux! ». Primo: encore heureux qu’on est libre de penser ce qu’on veut, je ne vois pas quel pouvoir il pourrait exercer pour nous forcer à penser ce que lui veut. Secundo: c’est pas parce que c’est marqué dessus que c’est vrai. Si je mets de la merde dans un embalage de Mars ça ne se transforme pas en Mars: ça reste de la merde!

Ce genre de précision, lorsqu’on la croise, devrait donc systématiquement allumer une petite loupiotte rouge dans notre tête et nous inviter à la plus grande prudence. Attention: je ne dis pas que chaque fois que vous voyez écrit « ceci n’est pas de la propagande », vous trouverez forcément de la propagande, je dis juste que si un jour vous recevez un colis à votre domicile sur lequel il est marqué « Ceci n’est pas une bombe, ouvrez-moi! » vous êtes en droit d’être sceptique et de confier le colis en question au service de déminage!

Donc ce fameux article commence par quelque chose de plutôt bizarre qui éveille en moi de sérieux soupçons. A ce moment, ce n’étaient que des soupçons qu’il me fallait donc confirmer ou infirmer grâce au contenu de l’article.

J’ai ainsi fait tourner la molette de ma souris pour voir défiler une longue série de vidéos ainsi qu’un long texte, tout au bout, qui parle de l’Islam. Mes soupçons se confirmaient.

Comment fonctionne la propagande? Prenons une version soft et légale (bien que contestable à mon sens) de propagande: la publicité. On sait tous et Beigbedder dans 99F l’explique très bien, que le but des publicitaires est de créer des besoins, des envies, des manques, des frustrations là où il n’y en a pas et d’ensuite proposer le remède à ces besoins, envies, manques, frustrations: le produit qu’il faut donc acheter. Pour cet article, le principe est le même: un internaute lambda débarque sur ce site Internet. Tout va bien dans sa vie, il se sent bien, pas de problème particulier. Intrigué, il regarde ces vidéos l’une après l’autre. Ces vidéos ont été choisies et classées pour faire naitre un sentiment de peur, d’angoisse, d’indignation. Ces sensations n’existaient pas chez l’internaute avant qu’il n’arrive sur cet article et plus il avance dans son visionnage plus ce sentiment grandit. Il finit les vidéos, il est remonté, ému, en un mot: il est mal! Qu’à cela ne tienne! L’auteur a la solution qui arrive comme la marque d’un produit de vaisselle à la fin d’une publicité: l’Islam! Il vous raconte comment l’Islam est merveilleuse et comment elle peut être la solution à cette souffrance que vous n’aviez pas avant de débarquer sur ce site.

Le marketing et les techniques de propagande (ou de relations publiques) mises au point en occident au début du XXème siècle au service de l’Islam! C’est pas beau, ça? Non. Je ne trouve pas ça beau, personnellement.

Lorsque j’ai laissé des commentaires pour expliquer que c’était bien de la propagande, l’auteur ne comprenait pas et, chose particulièrement étrange, un modérateur est même intervenu pour me dire que je confondais propagande, contre-propagande et vision personnelle, alors qu’il n’était pas intervenu sur des commentaires racistes (une personne avait traité l’auteur de « bikot ») et antisémites… Pour ma part, dans mes commentaires, je suis resté poli, je n’ai pas du tout été agressif. Après tout, peut-être que ces gens ne savaient pas ce que signifie le mot « propagande ». Lorsque je leur ai sorti la définition du mot, l’auteur a, difficilement, à demi-mot, reconnu sa défaite mais, en gros, il a voulu me convaincre que oui bon c’est de la propagande mais c’est pas important, l’important c’est le contenu.

Devant une telle mauvaise foi et de tels procédés rhétoriques, j’ai préféré laisser tomber les commentaires. Au passage, je précise que cet article, celui que vous êtes en train de lire, est de la contre-propagande. La différence est pourtant simple: quand on fait de la propagande, on « vend » quelque chose, quand on fait de la contre-propagande, on ne « vend » rien, on ne propose rien, on démonte juste un procédé.

En ce qui concerne le contenu, je vais juste vous proposer une vidéo sur toute la liste. Il serait trop long et trop fastidieux de s’attarder sur toutes les vidéos mais celle-ci devrait largement suffire à discréditer totalement l’article.

http://www.dailymotion.com/videox95r94

Vous comprenez maintenant tout le sérieux de cette réflexion et tout le crédit qu’on peut y apporter? Oui? Alors je vais vous expliquer.

Ce phénomène porte un joli nom: pareidolia. Cela désigne la capacité, humaine, à reconnaitre des images dans des formes aléatoires et des stimuli imprécis. Quand on était petit, on a tous regardé le ciel et vu des moutons, des lapins, des visages dans les nuages. On connait l’histoire du visage sur Mars ou de ce couple américain qui a vendu sur Ebay un sandwich au fromage grillé pour 28000$ parce qu’on pouvait y voir… le visage de la vierge Marie! Si notre cerveau est « programmé », disons plutôt conditionné pour voir des 666, on trouvera toujours des 666. C’est humain, c’est comme ça. Les paranoïaques subissent ce phénomène à l’extrême en voyant des ennemis et des signes de complot partout.

D’ailleurs, si on suit la logique de l’auteur de cette vidéo, mon ex et ma chérie ont toutes deux des prénoms qui comportent 3 « e », comme Heineken, elles sont donc des suppots de Satan… Les tétards et les spermatozoïdes ressemblent également à des 6 ou à des 9 ou à des e, tout dépend ce qu’on veut y voir. Pour moi, un e, c’est un e, pour lui, un e, c’est un 6, quand ça l’arrange… Parce que sinon ce serait pas du tout pratique pour écrire si on devait supprimer tous les e ou s’arranger pour qu’il n’y en ai jamais 3 au même endroit.

Vous m’objecterez, sans doute, que tous ces 666 n’ont pas été trouvés dans la nature mais qu’ils ont été écrits par des hommes. Soit. Donc des hommes auraient mis volontairement tous ces signes en s’arrangeant pour que ça fasse 666 de façon plus ou moins discrète? Pourquoi??? Pourquoi auraient-ils fait ça??? Parce qu’ils vouent un culte à Satan? C’est pas une raison et surtout c’est un peu léger comme preuve, non? En imaginant que le satanisme soit un crime, comment réagirait un tribunal sérieux devant ce genre de plaidoirie? Quand on accuse, il faut des preuves irréfutables. Ca ne suffit pas de faire une vidéo avec Windows Movie Maker et de retoucher ses images maladroitement avec Paint. Et c’est pas parce qu’on met une musique qui fait peur que ce sera plus convaincant. Quand on est sérieux et rigoureux, on met une musique neutre ou pas de musique du tout sinon ça veut dire qu’on cherche à jouer sur les sentiments, à manipuler, à faire peur artificiellement, à tenter de faire passer la légéreté de son raisonnement grâce à une petite musique destinée à endormir le cerveau grâce aux émotions qu’elle suscite.

Voilà donc pour la vidéo qui nous présente des signes de la présence de Satan dans les créations humaines mais il y a aussi la nature! Et là, c’est forcément Dieu qui s’exprime par cette nature qui lui appartient et certainement pas Satan! Je n’ai pas vu de ces images dans l’article qui fait l’objet de cette démonstration mais sur d’autres sites. J’en parle juste pour illustrer le phénomène du pareidolia et l’absurdité de le prendre comme argument ou comme preuve de telle ou telle chose. Voici donc les « preuves » de l’existence de Dieu, dans la nature:

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Sur la photo ci-dessus on voit donc le mot Allah écrit en arabe sur euh… une tomate un peu moisie? Vous remarquerez la forme simple du mot Allah en arabe. Si c’était Jéhova en français là ce serait nettement plus balaise à trouver dans la nature sans truquage.

Ici nous avons donc un arbre qui se prosterne un peu comme le musulman qui fait sa prière…

Su

Là donc c’est encore le nom d’Allah écrit en arabe toujours… Tiens c’est marrant d’ailleurs: l’aubergine on dirait une tête de profil! Hum hum pardon, j’ai rien dit.

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Là on voit le Ankh, la croix épyptienne qui nous prouve que la mythologie égyptienne est véridique…

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Là on voit clairement que c’est le dieu Thor et sa religion qui sont véridiques…

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Ha ben non le seul vrai Dieu c’est l’amour en fait… Je suis un peu paumé là…

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Euh…

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Houla!

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Ho ben non alors!

Attention derrière !

Mais ça va pas???

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Mouais bon bref… Vous avez compris le message: on ne peut pas se servir des pareidolia comme argument ou comme preuve.

Au final, on peut donc dire que ce genre de procédé ne rend pas du tout mais alors pas du tout service ni à l’Islam ni à Dieu qui n’a absolument pas besoin de ça de toute façon. Je dirai même que ces procédés tendent à décridibiliser l’Islam et les musulmans. Heureusement, je sais faire la part des choses. Je sais parfaitement que l’article cité a été réalisé par UN musulman qui n’est pas représentatif DES musulmans et que la vidéo a été réalisée par UN musulman qui n’est pas plus représentatif DES musulmans. D’ailleurs, ces musulmans-là ne pensaient peut-être pas à mal, ils ne se rendaient peut-être pas compte de ce qu’ils faisaient, ils pensaient sans aucun doute faire une bonne action. Et puis, à leur décharge, leur religion est attaquée, alors ils contre-attaquent, c’est compréhensible même si là pour le coup c’est quand même particulièrement maladroit.

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Suite à diverses découvertes sur Internet et à la lecture d’un livre intitulé « Petit cours d’auto défense intellectuelle » de Normand Baillargeon, j’envisage d’écrire plusieurs articles sur les manipulations, la propagande et autres joyeusetés qu’on nous fait bouffer à longueur de journée, tous les jours, plus ou moins incidieusement. Je commence avec cet article édifiant sur lequel j’attend avec impatience vos réactions pour savoir s’il faut ou pas désespérer de l’humanité…

Qu’est-ce que le monoxyde de dihydrogène?

Le monoxyde de dihydrogène (en anglais «Dihydrogen Monoxide» – DHMO) est un composé chimique incolore et inodore, également dénommé par certains oxyde de dihydrogène, hydroxyde d’hydrogène, hydroxyde d’hydronium, ou simplement acide hydrique. Son constituant de base est le radical instable hydroxyl, qu’on retrouve dans de nombreux composés caustiques, explosifs et toxiques tels que l’acide sulfurique, la nitroglycérine et l’alcool éthylique.

Pour une information plus détaillée, comprenant des indications sur les précautions à prendre, les règles d’emploi et de stockage, veuillez vous reporter à la Material Safety Data Sheet (MSDS) (en anglais) sur le monoxyde de dihydrogène.

Dois-je me sentir concerné par le monoxyde de dihydrogène?

Oui, vous devez l’être! Bien que le gouvernement des États-Unis et les «Centers for Disease Control» (CDC) n’imposent pas de restrictions sur le monoxyde de dihydrogène (alors qu’ils en ont imposées à des substances plus familières telles que l’acide chlorhydrique et la saccharine), le monoxyde de dihydrogène est un constituant de substances toxiques, d’agents provoquant ou favorisant des maladies et de menaces pour l’environnement aussi nombreux que connus, et peut même être léthal à un être humain à des doses aussi faibles que quelques gouttes.
Des recherches entreprises par un scientifique américain renommé, Nathan Zohner, ont conclu qu’environ 86 pour cent de la population des États-Unis est favorable à une interdiction du monoxyde de dihydrogène. Bien que ses résultats soient préliminaires, Zohner pense que la population doit accorder plus d’attention aux informations qui lui sont données concernant le monoxyde de dihydrogène. Il ajoute que si davantage de personnes connaissait la vérité sur le monoxyde de dihydrogène, des études telles que celle qu’il a menée ne seraient pas nécessaires.

Une enquête similaire dirigée par les chercheurs américains Patrick K. McCluskey et Matthew Kulick ont également découvert que près de 90 pour cent des sujets interrogés étaient prêts à signer une pétition en faveur d’une interdiction complète de l’usage du monoxyde de dihydrogène aux États-Unis.

Pourquoi n’ai-je pas été informé plus tôt sur le monoxyde de dihydrogène?

C’est une question importante. Historiquement, les dangers du monoxyde de dihydrogène ont été, pour la plupart, considérés comme mineurs et ne nécessitant pas de mesures particulières. Alors que les dangers plus graves du monoxyde de dihydrogène sont maintenant pris en compte par plusieurs institutions dont la Food and Drug Administration, la FEMA et les CDC, la conscience qu’a le public des dangers réels et quotidiens du monoxyde de dihydrogène est inférieure à ce que d’aucuns estiment nécessaire.

Des opposants au gouvernement des États-Unis rappellent fréquemment que de nombreuses personnalités politiques et autres personnes ayant un rôle dans la vie publique ne considèrent pas le monoxyde de dihydrogène comme un sujet «politiquement profitable» à soutenir, et que le public souffre alors d’un défaut de données fiables sur ce qu’est au juste le monoxyde de dihydrogène et en quoi il devrait s’en inquiéter. La responsabilité en incombe en partie au public et à la société en général. Nombreux sont ceux qui ne prennent pas le temps de comprendre ce qu’est le monoxyde de dihydrogène, et ce qu’il signifie dans leur vie et celle de leur famille.

Malheureusement, les dangers du monoxyde de dihydrogène se sont accrus avec le nombre de la population mondiale, chose que montrent aussi bien les chiffres bruts que des études attentives. Plus que jamais, il importe d’être conscient des dangers du monoxyde de dihydrogène et des moyens par lesquels nous pouvons tous réduire les risques qui pèsent sur nous et nos familles.

Quels sont les dangers du monoxyde de dihydrogène?

Chaque année, le monoxyde de dihydrogène est connu pour être une des causes de milliers de morts et contribuer au premier chef à des millions et des millions de Dollars de dégâts aux constructions et à l’environnement. Parmi les périls du monoxyde de dihydrogène on peut citer:

  • des décès dûs à l’inhalation accidentelle, même en faibles quantités.
  • L’exposition prolongée à sa forme solide entraîne des dommages graves des tissus.
  • L’ingestion en quantités excessives donne lieu à un certain nombre d’effets secondaires désagréables, bien que ne mettant pas habituellement en cause le pronostic vital.
  • Le monoxyde de dihydrogène est un constituant majeur des pluies acides.
  • Sous forme gazeuse, il peut causer des brûlures graves.
  • Il contribue à l’érosion des sols.
  • Il entraîne la corrosion et l’oxydation de nombreux métaux.
  • La contamination de dispositifs électriques entraîne souvent des court-circuits.
  • Son exposition diminution l’efficacité des freins automobiles.
  • A été trouvé dans des biopsies de tumeurs et lésions pré-cancéreuses.
  • Est souvent associé aux cyclones mortels survenant notamment dans le centre des États-Unis.
  • Des variations de température du monoxyde de dihydrogène sont soupçonnées de contribuer au phénomène climatique El Niño.

Quels sont les utilisations du monoxyde de dihydrogène?

Malgré les dangers connus du monoxyde de dihydrogène, il continue à être utilisé quotidiennement par l’industrie, le gouvernement, et même dans les foyers aux États-Unis et de par le monde. Parmi les usages bien connus du monoxyde de dihydrogène on le trouve:

  • comme solvant et réfrigérant industriel,
  • dans les centre nucléaires de production d’électricité,
  • dans les systèmes de propulsion de navires anciens de la Marine des États-Unis,
  • chez les sportifs de haut niveau pour améliorer leurs performances,
  • dans la production du polystyrène expansé,
  • dans la fabrication d’armes biologiques et chimiques,
  • comme produit inhibant et retardant à pulvériser sur les incendies,
  • dans les cliniques d’avortement,
  • comme ingrédient majeur de nombreuses bombes artisanales,
  • comme sous-produit de la combustion des hydrocarbures dans les chaudières et du fonctionnement des compresseurs de climatisation,
  • dans les rituels de certains cultes,
  • utilisé par l’Église de Scientologie sur ses membres et leur famille,
  • utilisé aussi bien par le Ku Klux Klan que par la NAACP («National Association for the Advancement of Colored People» : association nationale pour l’avancement des gens de couleurs) lors de leurs rassemblements et défilés,
  • utilisé par les pédophiles et pornographes (pour des usages que nous préférons taire),
  • utilisé par la clientèle de plusieurs «bath houses» homosexuelles de New York et San Francisco,
  • présent, historiquement dans les camps de la mort de l’Allemagne nazie, et dans des prisons en Turquie, Serbie, Croatie, Libye, Iraq et Iran,
  • dans des camps japonais de prisonniers pendant la Seconde Guerre mondiale, et dans des prisons chinoises, en diverses formes de tortures,
  • dans l’armée serbe, avec l’autorisation de Slobodan Milosevic, lors de leur récente campagne de purification ethnique,
  • dans des laboratoires de recherche sur des animaux, et
  • dans la production et la diffusion de pesticides.

Vous serez peut-être surpris de découvrir dans quels produits le monoxyde de dihydrogène est utilisé, sans qu’il en soit fait mention, pour une raison ou une autre, dans les exposés publics sur les dangers encourus par nos familles et amis. Parmi ces emplois alarmants on le trouve:

  • comme additif à certains produit alimentaires, dont les repas en pot et les préparations pour bébés, et même dans de nombreux potages, boissons sucrées et jus de fruits prétendument «entièrement naturels»
  • dans des médicaments contre la toux et d’autres produits pharmaceutiques liquides,
  • dans des bombes de décapage de fours,
  • dans des shampoings, crèmes à raser, déodorants, et bien d’autres produits d’hygiène,
  • dans des produits de bain moussants destinés aux enfants,
  • en tant que conservateur dans les rayons de fruits et légumes frais des surfaces alimentaires,
  • dans la production de bières de toutes les grandes marques,
  • dans le café vendu dans les principaux «coffee-shops» des États-Unis et d’autres pays,
  • dans les véhicules de Formule 1, son usage étant cependant réglementé par la Commission des courses de Formule 1, et
  • comme objectif de recherches planétaires et stellaires en cours à la NASA.

L’un des faits les plus surprenants, récemment dévoilé, à propos de la contamination par le monoxyde de dihydrogène est son usage comme «décontaminant» des produits alimentaires et industriels. Des études ont montré que même après un lavage soigneux, les aliments et produits manufacturés préalablement contaminés demeurent pollués par le monoxyde de dihydrogène.

Quel est le lien entre le monoxyde de dihydrogène et la violence à l’école?

Une stupéfiante révélation a récemment indiqué que dans la moindre manifestation de violence dans les milieux scolaires des États-Unis, y compris les massacres infâmes dans des lycées de Denver et de l’Arkansas, le monoxyde de dihydrogène était concerné. Il s’avère que le monoxyde de dihydrogène est ouvertement accessible aux élèves de tous âges à l’intérieur des locaux d’enseignement, supposés à l’abri des influences extérieures. Pas un seul des responsables que nous avons interrogés n’a pu dire avec certitude la proportion de cette substance en circulation dans leur propre établissement.

Comment le monoxyde de dihydrogène affecte-t-il les patients sous dialyse rénale?

Malheureusement, les patients subissant des dialyses en traitement d’insuffisances rénales ne sont pas à l’abri d’un excès léthal de monoxyde de dihydrogène. De tels accidents peuvent entraîner chez ces patients une défaillance congestive du coeur, un oedème du poumon ou une attaque d’hypertension. En dépit du danger de surdosage accidentel et de la toxicité inhérente aux quantitétés importantes de monoxyde de dihydrogène administrées à ces populations, une partie d’entre elles utilise toujours régulièrement le monoxyde de dihydrogène.

Existe-t-il des groupements qui s’opposent à l’interdiction du monoxyde de dihydrogène?

Malgré l’évidence des faits, un groupuscule californien s’oppose à l’interdiction du monoxyde de dihydrogène. Les amis de l’hydroxyde d’hydrogène («friends of Hydrogen Hydroxide») sont persuadés que les dangers du monoxyde de dihydrogène ont été exagérés. Ses membres prétendent que le monoxyde de dihydrogène, ou «hydroxyde d’hydrogène» pour user du terme qu’ils plaident être moins chargé d’émotion et plus précis chimiquement, est bénéfique, respectueux de l’environnement, inoffensif et naturel. Ils soutiennent que les efforts visant à bannir le monoxyde de dihydrogène sont malavisés.

Le groupement «Friends of Hydrogen Hydroxide» est soutenu par le «Scorched Earth Party», un mouvement radical et peu organisé basé en Californie. Des sources proches du «Scorched Earth Party» nient recevoir des fonds du gouvernement des États-Unis ou de industry or pro-industry PACs.

La Presse a-t-elle ignoré ce site Web et le problème du monoxyde de dihydrogène?

En majorité, la Presse n’a pas traité des dangers du monoxyde de dihydrogène autant que certains auraient souhaité. Bien que de nombreuses personnes aient créé des sites Web dans un effort de masse vers la diffusion de cette notion, les principales publications n’ont rien fait de tel.

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Une exception notable est U.S. News & World Report qui a inclus un lien vers DHMO.org dans un reportage sur les «sciences étranges» (en anglais: « Weird Science« ) dans leur édition du 11 octobre 1999. Malheureusement cet article ignore les dangers du monoxyde de dihydrogène, traitant avec légèreté de divers projets de recherche en les qualifiant de «satire scientifique».

Les chercheurs de DHMO.org regrettent qu’aucune allusion n’ait été faite aux risques du monoxyde de dihydrogène, mais sont reconnaissants de la révélation à un niveau national faite dans cette publication très respectable.

Est-il vrai que l’usage du monoxyde de dihydrogène améliore les performances sportives?

Absolument! Au milieu des nombreuses allégations de sportifs amateurs et professionnels sur leur utilisation de stéroïdes anabolisants et/ou dopants sanguins pour améliorer leurs performances, pratiquement aucune attention n’a été accordée aux propriétés d’accroissement des performances du monoxyde de dihydrogène. Parmi les petits secrets sordides du monde du sport, le champion du monde est probablement le fait que les athlètes ingèrent d’importantes quantités de monoxyde de dihydrogène dans leurs efforts pour acquérir un avantage compétitive sur leurs adversaires.

L’une des techniques couramment employée par les athlètes d’endurance dans des disciplines telles que la course de fond ou le cyclisme consiste à prendre une grande quantité de monoxyde de dihydrogène immédiatement avant une épreuve. Elle est connue dans les cercles de coureurs pour améliorer considérablement les performances.

Les médecins du Sport avertissent qu’une ingestion trop importante de monoxyde de dihydrogène peut occasionner des complications et des effets secondaires indésirables, mais reconnaissent effectivement le lien à la performance. Le monoxyde de dihydrogène n’étant présentement pas considéré comme une substance interdite, les tests d’urine d’après effort ne détectent pas les niveaux élevés ou anormaux de monoxyde de dihydrogène.

Le monoxyde de dihydrogène peut-il améliorer ma vie sexuelle?

Il s’agit d’un mythe populaire, mais celui-ci est en fait appuyé par un certain nombre de faits scientifiques. Le monoxyde de dihydrogène joue un rôle contributif dans les centres nerveux associés à l’intensification de la libido et de l’orgasme. Ainsi, de même que pour les athlètes d’endurance, la prise de quantités modérées de monoxyde de dihydrogène préalablement à l’exercice d’une acivité sexuelle est susceptible d’améliorer les performances, cependant les mêmes réserves s’appliquent.

Quels sont les symptômes d’une ingestion accidentelle massive de monoxyde de dihydrogène?

Vous ne pouvez pas toujours reconnaître que vous avez été victime d’une ingestion accidentelle massive de monoxyde de dihydrogène, voici donc quelques signes et symptômes à rechercher. Si vous soupçonnez une intoxication au monoxyde de dihydrogène, ou si vous présentez l’un de ces symptômes, vous devez consulter votre médecin. Les données ici présentées sont fournies uniquement à titre d’information, et ne doivent en aucun cas être interprétées comme des avis médicaux de quelque sorte que ce soit.

Surveillez ces symptômes:

  • Sudation excessive
  • Miction excessive
  • Sensation de ballonnement
  • Nausée
  • Vomissements
  • Déséquilibre électrostatique
  • Hyponatrémie (hypotonicité du sérum)
  • Taux d’ECF et d’ICF sanguins dangereusement déséquilibrés
  • Perte de l’homéostasie du sodium

Un phénomène médical récemment observé concerne des petites quantités de monoxyde de dihydrogène suintant ou exsudant des bords oculaires en conséquence directe de causes telles qu’irritation par une particule étrangère, réactions allergiques voire un choc anaphylactique, et parfois severe chemical depression.

Quelle est l’analyse chimique du monoxyde de dihydrogène?

Récemment, le chimiste analytique allemand Christoph von Bültzingslöwen, de l’Université de Regensburg, a identifié ce qui pourrait être l’explication-clef de l’universalité des dangers du monoxyde de dihydrogène. D’après von Bültzingslöwen, la séparation chimique du dihydrogénoxyde du puissant oxygènedihydride est extrêmement difficile. Les deux composés similaires apparaissent curieusement dans des proportion quasiment équimolaires partout où ils sont rencontrés. La manière dont ces deux composés contribuent directement aux dangers inhérents au monoxyde de dihydrogène n’est pas clarifiée, mais von Bültzingslöwen pense qu’un mécanisme synergétique, catalysé par des traces d’hydrogènehydroxyde, joue un rôle majeur.

Que puis-je faire pour minimiser les risques?

Heureusement, beaucoup peut être fait pour minimiser les dangers dûs à une exposition au monoxyde de dihydrogène.

Primo, faites appel au bon sens. Chaque fois que vous utilisez un produit ou un aliment que vous estimez pouvoir être contaminé par le monoxyde de dihydrogène, estimez le risque relatif pour vous et vos proches, et agissez en conséquence. Gardez à l’esprit que dans bien des cas une contamination à faible dose n’est pas dangereuse et, en fait, ne peut quasiment pas être évitée. Souvenez-vous que c’est à vous de prendre vos responsabilités pour vous protéger et protéger vos proches.

Secundo, restez sur vos gardes lorsqu’il existe une possibilité d’inhalation ou d’ingestion accidentelle de monoxyde de dihydrogène. Si vous n’êtes pas sûr de vous, tenez-vous à l’écart des situations de danger. Mieux vaut prévenir que guérir.

Tertio, ne cédez pas à la panique. Bien que les dangers du monoxyde de dihydrogène soient très réels, par la prudence et le bon sens vous pouvez être assuré que vous faites tout ce qu’il est possible pour la sécurité de vous et vos proches.

Comment puis-je en savoir plus sur le monoxyde de dihydrogène?

Nous serons heureux de vous en dire plus sur le monoxyde de dihydrogène! Écrivez-nous, nous nous ferons un plaisir de vous tenir informé des récents développements dans l’étude du monoxyde de dihydrogène, ses usages et ses abus.

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