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Philosophie mai 13th, 2009
Je m’intéresse assez peu aux bouquins philosophiques mais vous pouvez toujours m’en conseiller, je suis open:
- L’ordre moins le pouvoir, de Normand Baillargeon
- La Nausée, de Jean-Paul Sartre
La Nausée, Jean-Paul Sartre, la critique
Philosophie février 1st, 2009
Ben je vais me gêner, tiens!
Déjà, le contexte. Je venais de finir Une Ordure, de Welsh. Ca faisait plusieurs mois que j’étais dans la littérature provoc, prolo, engagée, populaire. Autrement dit: j’étais à fond dans le keupon littéraire (punk en verlan, hein?), et d’un coup, ptite touche de nostalgie, j’avais besoin d’un retour aux sources, de me remettre un peu à la musique classique, celle qui a, justement, été éprouvée par le temps, les critiques, tout ça…
J’ai, évidemment, été inspiré par le titre, qui reste dans la tonalité des prédécesseurs. J’avais aussi un bon souvenir de Sartre, grâce à une pièce de théâtre qui m’a marqué: Le Diable et le bon Dieu. J’avais aussi lu un extrait de son autobiographie: Les Mots. Ca m’avait pas suffisamment motivé pour poursuivre l’aventure, mais ça ne m’avait pas non plus laissé un souvenir désagréable. Alors là, entre Huis clos et La Nausée, j’ai choisi La Nausée, peut-être à cause d’une claustrophobie embryonaire, qui sait?
Et c’est ainsi que je m’y suis lancé à corps perdu…
Seulement, après une quarantaine de pages, j’ai éprouvé le besoin de consulter Wikipédia. J’arrivais pas à comprendre où il voulait en venir avec sa fausse histoire. Alors j’ai cherché du côté de l’existentialisme, et puis également ce qu’ils disaient du bouquin en lui-même. Ca m’a pas franchement rassuré. J’avais acheté un bouquin de philo sans trop m’en rendre compte. Bon, je suis pas complètement con non plus, je me doutais bien que ce serait empreint de philo quand même! Mais je m’attendais à une histoire intéressante…
Au lieu de ça, on a bien une histoire, celle d’un type qui n’a rien de mieux à foutre de sa vie que de se prendre la tête sur le concept d’existence. Est-ce que vivre a un sens? Un intérêt? Qu’est-ce qui existe? Est-ce que cette pierre existe? Pourquoi? Que dois-je faire de mon existence? Et paradoxe du paradoxe, psychoter ainsi sur la notion d’existence… donne la nausée! Autrement dit, monsieur Sartre, l’illustre monsieur Sartre, découvre et fait découvrir à ses lecteurs que se prendre la tête comme il le fait, et comme il nous amène à le faire, n’amène à rien de bon hormis à se donner envie de gerber!
Le concept n’est pas inintéressant, mais dans le même genre, je préfère quand même La Chute de Camus (qui se défendra toujours d’être existentialiste d’ailleurs), mieux écrit, mieux tourné, plus poussé.
Parce que là, l’oeuvre est courte et heureusement, c’est non seulement pessimiste (mais Camus l’est d’autant plus) mais surtout lourd et pédant (mais ça, c’est peut-être le contraste avec Welsh qui fait).
A sa décharge, il s’agit de son premier roman et il se laisse, malgré tout, lire. La Nausée me fera au final le même effet qu’un lendemain de cuite: sur le coup on est mal, on se dit « plus jamais » et puis le lendemain c’est oublié…
Un livre à lire, par pure curiosité, dont il ne faut rien attendre pour éviter la déception, à moins d’être passionné par l’existentialisme…
A suivre: la critique de Fight Club, de Chuck Norris, nan
(mais ç’aurait pu!), Chuck Palachuk, nan, enfin Chuck Machintruk quoi!
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