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Encore un que je voulais me faire depuis bien longtemps: le divin marquis… Je ne le connaissais que de réputation, comme tout le monde et je m’attendais donc à un festival de fesses et de perversités sans nom… Hé ben que dalle!!!!

Le livre est court, très court. Et sur l’ensemble du livre il y a en tout et pour tout une et une seule relation sessouelle que je vais de ce pas vous recopier. Oui je suis un fou, je suis un dingue, j’ai pas peur de me faire censurer, virer de bloguez.com et trainer devant les tribunaux pour avoir mis des horreurs devant les yeux de chtis enfants! Attention, vous êtes prêts? « Tout précipite alors les perfides projets d’Oxtiern… il saisit cette malheureuse, et, sans effroi pour l’état où elle est, il ose consommer son crime, il ose faire servir à l’excès de sa rage la respectable créature que l’abandon du ciel soumet injustement au plus affreux délire. Ernestine est déshonorée sans avoir recouvré ses sens; » Voilà, je l’ai fait! Oui je sais, c’est abominable et je vais sans doute, comme le Marquis himself, me retrouver en prison pour ce geste totalement immoral, mais j’assume!

Blague à part, le petit pervers que je suis est déçu, déçu, déçu… Moi qui pensais trouver mon maître… ben j’ai pas encore choisi le bon bouquin!!!!!!! Faudrait pas que ça devienne une habitude non plus.

Sinon que dire de ce livre? C’est un mélange entre Manon Lescaut de l’Abbé Prévost et Les Egarements du coeur et de l’esprit de Crébillon, en plus court et en moins bien. Moins bien parce qu’il n’a pas la finesse de Crébillon, parce qu’il nous livre, finalement, une fable facile, manichéenne, avec des méchants très méchants, des gentils très gentils et avec une fin mitigée. Le style est bon, c’est du beau français de l’époque (XVIIIème) avec de belles tournures qui peuvent donner le vertige mais rien de renversant, de révolutionnaire, de profond.

Un livre à lire par pure curiosité et en sachant qu’on n’y trouvera pas ce qui a fait la célébrité de Sade.

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Passé 25 ans, le cerveau tend à se ramollir. C’est sans doute pour ça qu’il m’a fallu autant de temps pour percuter sur le jeu de mot. Betty Monde = bête immonde… Une évidence tellement évidente à l’Antéchrist que j’ai rien capté. Enfin l’honneur est sauf, je m’en suis rendu compte tout seul comme un grand.
J’étais tout de même curieux de le lire ce bouquin édité par le Diable Vauvert (qui d’autre?) et écrit par une ancienne actrice porno. Quand on ne connait quelqu’un qu’à travers une petite lucarne, déjà, ça limite la possibilité de jugement, mais quand en plus on ne la connait qu’à travers des films cochons (et j’en ai vu une bonne partie…), on ne peut pas plus limité je crois. Alors comme ça, ça peut aussi être cérébral une actrice porno? Hé bien oui, ça peut et d’ailleurs la pornographie en elle-même est un acte purement cérébral, une rébellion contre l’ordre établi, une invitation à remettre en question son existence, sa morale, ses principes, la société… Ultime résurgence du paganisme qu’ont écrasé nos cathédrales, sans les détruire, Aphrodite, la Grèce, Rome… Une époque où on vivait encore en harmonie avec la nature…

Et Betty Monde, c’est tout ça! Au premier abord, on pourrait le considérer comme un bouquin d’adolescente en pleine puberté, révoltée contre ses parents et surexcité par tout ce qui ressemble de près ou de loin à une bite, mais comme les films pornos, il faut voir plus loin et Coralie nous y invite par la parabole, démontant à longueur de pages l’absurdité judéo-chrétienne qui n’est finalement rien de plus qu’une perversion des polythéismes originels.
J’aurais adoré lire ce bouquin à 16 ans. Je suis sûr qu’en plus de m’exciter comme une puce il aurait fait de moi un ado meilleur. Il aurait fait pencher ma

Guerre sainte d’un autre côté (pour comprendre il faudra lire mes prochains bouquins).
Le problème de ce livre est qu’il est à l’image de son héroïne: sans un minimum de culture, de connaissances et d’ouverture d’esprit, on passe totalement à côté. C’est comme pour le jeu de mot: tellement énorme qu’on ne le voit pas. Si on le prend au premier degré, c’est un médiocre livre de rebelle de la life, l’histoire d’une ado déjantée et obsédée du cul qui n’arrive pas à mûrir et à s’adapter au monde. On pourra être charmé par les provocations répétées, les innombrables scènes de cul, le côté « sexe, drogue et rock n’roll », on pourra lui trouver autant d’intérêt qu’un film de cul ou un album de rap mais on passera totalement à côté de la substantifique moelle, de toutes les références, de tous les jeux de mots, de tout le second voire troisième degré. On ne percutera même pas que Gabriel est un ange…

Néanmoins, Betty Monde n’est pas non plus parfaite. Même si Coralie a, comme moi, décidé que La Fontaine avait raison mais qu’aujourd’hui il faut remplacer les animaux par du sexe et de la violence pour être écouté, il n’empêche que ce livre manque un peu d’ampleur à mon goût. La fin est brutale et un peu décevante, avec en plus un « cocktail Molotov ex machina » qui me dérange un tout petit peu. J’aurais aimé connaitre la suite. J’aurais aimé un peu plus de profondeur dans les réflexions, un shouïa plus de développement quoi. Il y a des bouquins comme

American Psycho qui devraient s’arrêter beaucoup plus tôt et d’autres qui devraient durer un peu plus longtemps.
Au niveau du style c’est djeune, frais, rythmé (avec quelques fautes qui ont échappé à la fois au Diable et à la diablesse) mais peut-être un peu trop « contemporain ». Aujourd’hui Tekken on connait, mais dans 50 ans? Betty Monde risque de se cantonner à une génération pour ensuite disparaitre dans l’oubli et c’est à mon goût dommage.

Pour résumer il s’agit d’un premier bouquin encourageant qui promet, avec un peu de recul, de bons conseils et beaucoup de travail, un avenir littéraire intéressant. A l’occasion, je lirai peut-être La Voie Humide, son deuxième bouquin, afin de confirmer ou d’infirmer mon point de vue.

Dans le même genre, si vous avez aimé

Les Bonbons chinois de Mian Mian, vous adorerez Betty Monde!

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Sexe, sexe, sexe!

Conneries avril 18th, 2009


subscribe par vous

Comment augmenter la fréquentation de son blog de façon significative ? En travaillant sur le design pour en faire un objet extrêmement agréable ? En y insérant des poèmes ou des photos de magnifiques paysages ? Grâce à des textes d’une grande subtilité et avec beaucoup d’humour ? Que nenni !

Bloguez.com dispose depuis quelques temps d’un outil statistique absolument génial puisqu’il permet de voir comment les visiteurs arrivent sur votre blog (ainsi que leur adresse IP, qui permet de savoir d’où ils viennent). Cet outil m’a ainsi permis de tirer des conclusions très précises et très pertinentes concernant la consommation qui est faite d’Internet, et qu’on pourrait synthétiser de cette façon : «On veut du cul !!!!!!!»

Hé oui. Il y a quand même pas mal de monde qui vient pour mes critiques de livres, mais le principal attrait de ce blog… ça reste le sexe. «Du sexe ? Où ça ? Où ça ?» me direz-vous. Ben justement, c’est toute la subtilité de la chose : il n’y a pas une seule image ou même un seul texte cochon sur ce blog !! En revanche, j’ai écrit une critique d’un excellent bouquin s’intitulant Porno, écrit par Irvine Welsh. J’ai également écrit un article sur un japonais complètement barge qui se fait appeler Hard gay, et comme son nom l’indique, il s’agit… d’un humoriste, ancien catcheur.


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En découvrant ce nouvel outil statistique, ma première réaction a été la stupéfaction. Je ne comprenais pas bien ce que toute cette bande de pervers, vicieux et j’en passe venaient faire sur mon modeste et chaste (lol) blog. Aujourd’hui, ça me fait bien marrer.

Donc, si on veut faire péter la fréquentation de son blog, il suffit de parler de cul, de sexe, de chatte et de gay… Hé bien allons-y gayment alors !

Vous voulez du Q, vous allez en avoir.

Alors déjà, le Q, c’est la 17ème lettre de notre bon alphabet. C’est dire son importance cul-turelle et sociale ! Que serait le monde sans Q ? Je vous le demande ! On ne pourrait même plus poser de question, il faudrait se passer des subordonnées relatives… Quelle horreur !

D’ailleurs, la meilleure illustration pour démontrer que sans le Q, le monde partirait en couille, c’est cette erreur de composition typographique appelée, non sans un humour auquel j’adhère totalement, une «coquille». Pourquoi appelle-t-on cela une coquille ? Simplement parce qu’un jour, dans un document officiel, quelqu’un avait écrit le mot «coquille»,en omettant le Q, et une coquille qui n’a pas de Q, ça s’appelle… une couille. CQFD.

Quoi ? Je vous sens profondément déçu… C’est pas ça que vous attendiez ? C’est pas pour ça que vous êtes venus sur mon blog ?

J’adore m’imaginer la tête des pauvres types en quête désespérée d’un bout de fesse, qui tapent sur Google «blog de gay très très hard» et qui arrivent ici, découvrant un article sur Razor Ramon dit Hard Gay…Ou encore ceux qui cherchent désespérément du porno, du XXX, du hard, du sex quoi !!!! Et qui retombe sur une critique littéraire parlant de l’œuvre d’un écrivain écossais… Rah cte frustration !!! On cherche du cul et on tombe sur… de la culture ! Berk berk berk !!! Ca me rappelle la fois où je suis tombé sur une vidéo scatophile dont le titre était «Bambi» (et on ne rigole pas, c’est vrai, je suis tombé dessus totalement par erreur !) Raaaaaaaaah ! Je me suis retrouvé totalement impuissant pendant au moins un bon mois. Pas la moindre petite érection matinale. Chaque fois j’avais cette ignoble image de cette charmante jeune femme qui bouffait de la… Haaaaa !Non. Ne plus y penser. Surtout ne plus y penser.

hentaï par vous

Hé ben là, ça doit leur faire à peu près la même chose à ces malheureux. Et en plus, je pousse le vice jusqu’à écrire ce long article illustré par des images trouvées sur l’excellent blog de Nioutaik et balisé par des tags totalement aguicheurs, et tout ça pour tomber sur une belle petite chatte exhibitionniste et sur un foutage de gueule en règle… Oui, je suis bien plus vicieux qu’eux.

Enfin, d’un autre côté, ils n’ont qu’à préciser un peu plus leur recherche aussi ! Parce que c’est pas de la publicité mensongère que je fais ! Depuis tout à l’heure je ne parle que de ça, de ce qu’ils sont venus chercher, ils ont même droit à une photo de chatte rasée… Enfin il faut savoir ce qu’on veut dans la vie les gars et les filles (et les aliens !!!) ! Moi je veux de la fréquentation sur mon blog, vous de la chatte rasée et du hentaï… Tout le monde devrait être content, non ?


Sexy par vous

N’empêche, c’est quand même marrant, l’évolution de la société. A une époque, il fallait inventer des petites histoires toutes gentilles avec des animaux pour intéresser les gens et ainsi faire passer des messages au plus grand nombre ; aujourd’hui, pour faire passer un message, il faut mettre en scène une actrice porno qui se fait prendre par un cheval. Certes, la dimension animalière et zoophile est toujours présente mais jeremarque quand même qu’on est passé de La Fontaine à la femme fontaine. C’est tout pareil avec juste un ptit bonus…

Je trouve ça absolument fascinant et j’adore en jouer, comme vous l’aurez remarqué… Allez, faites pas la gueule et retournez sur Google !

Un ptit message d’utilité publique aussi pour finir et m’excuser:

Durex par vous

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Deuxième bouquin de Bukowski que je m’enfile (le terme est bien choisi). Je risque d’en relire d’autres, mais pas tout de suite.

J’en garde une impression assez mitigée. Bien sûr ses nouvelles sont toujours aussi jouissives mais la surprise du premier a disparu; et puis il va nettement moins loin dans ses délires cradosexuels que dans ses Contes de la Folie ordinaire. Moins percutant donc; et un peu répétitif aussi. A force de tourner autour du trou ça finit par devenir lassant. C’est la raison pour laquelle je vais attendre un peu avant de m’y remettre. Comme après le sexe, une bonne clope, une bonne douche ou une bonne nuit et c’est reparti!!!!!

Restent malgré tout quelques coups de génie, éclairs de lucidité, périodes de sobriété ou au contraire ébriété précomatique, comme cette histoire d’un père, alcoolique, pur déchet de la société, qui adore son gamin, le gamin adore son père et lui apporte ses bières. Ils ont malgré tout une vraie relation père/fils, émouvante, extrêmement émouvante, comme une fleur en plein désert. Et puis le final terrible d’émotion, atroce et tellement beau que je préfère ne pas dévoiler.

Au final je préfère toujours Irvine Welsh à Bukowski dans des genres assez similaires, mais promis: encore deux comme ça et j’arrête la trash littérature.

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